‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 74 sur 205 · SANCTIONS ET PÉNITENCE ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

SANCTIONS ET PÉNITENCE ECCLÉSIASTIQUES

S 49. — Sanctions et pénitence ecclésiastiques ^ .

1** Le droit criminel de TÉglise se développa grâce aux décisions des conciles, des papes et des évêques, La peine la plus rigoureuse fut toujours rexcommunication, par laquelle on était exclu de TÉglise pour un temps déterminé ou indéfini. Ensuite venait la privation de la sainte communion ou de Tassistance à la messe. Le concile d'Ancyre (can. 22) n'admit le meurtrier à la communion qu'à l'article de la mort, saint Basile l'admettait après une pénitence de vingt années. Le clerc était frappé de la déposition, et en plus de l'excommunication s'il s'agissait d'une faute particulièrement grave. La première de ces peines chassait de l'état ecclésiastique et réduisait à la communion laïque. La suspense d'un ordre majeur avait souvent comme conséquence la perte des droits et revenus. En Gaule, en Espagne et en Afrique, on punissait souvent les évêques en leur retirant la communio fraterna ou en les privant du droit d'assister aux conciles. L'apostasie, l'impudicité et le meurtre recevaient encore généralement comme sanction l'excommunication avec une pénitence volontaire, mais chaque cas était examiné avec plus de soin que précédemment, et la durée de la peine était fixée d'après la culpabilité. En quelques endroits on punissait d'excommunication l'usure, la simonie et le faux témoignage.

Le droit de sévir contre les laïques et les clercs inférieurs appartenait à l'évêque; on pouvait en appeler au concile provincial qui, précisément dans ce but, avait été

1. HufscHius, Katholisches Kirchenrechtj IV, 698-797. — Fonk, Zur aitchristl, Bussdisciplin, AbhandU und Unters,^ I» 155 ss. Die Bussslationen im Christl. Altertwnt ibid,, i82 ss. — Koch, Die Bûsserentlassung in der alten abendU Kirche, Tûb, QuartaUch,, 4900, 481 ss. — Adhémar d'Alès, Limen Ecclesiae, Revue d'hist, ecclés.y 1906, p. 16 ss. — Batiffol, Etudes d*Hist. et de théol, positive, l'« série» p. 145-195. — Schmitz. Die Bussbûcher und die Bussdiciplin der Kirche, U I, Mayence, 1883. — Turmel, Histoire de la théologie positive depuis Vorigine jusqu'au concile de Trente, 2« éd., Paris, 1904.

recpmmandé par le concile de Nicée (can. 5). Les conciles, ainsi que les Papes, jugeaient les causes des évoques. Les Papes naturellement le faisaient davantage en Occident qu'en Orient.

2^ La pénitence publique subsista, sauf une plus grande indulgence à Tégard des grands crimes; elle fut même réglementée d'une manière plus précise Ml en fut ainsi en Orient, tout le iv^ siècle. Vers 391 il y eut un scandale à Constantinople à Foccasion de la confession publique d'une matrone, et le patriarche Nectaire, sur le conseil du prêtre Eudémon, abolit la pénitence publique 2, exemple qui fut bientôt suivi pçir les autres Églises d'Orient.

Le plus grand changement en Occident paraît bien être la suppression de la confession publique par Léon P' (440- 461). Alors comme précédemment, on n'était admis qu une seule fois à la pénitence publique ^, on obtenait cependant l'absolution après une pénitence sérieuse. Ton pouvait assister à la messe et recevoir à la mort la sainte communion. La pratique de la pénitence publique était réglée par un prêtre spécial^; elle persista encore bien longtemps dans le moyen âge. Elle commençait d'ordinaire le mercredi des cendres par l'imposition des mains et la présentation d'un habit de pénitent. Le pénitent était obligé d'interrompre le service militaire, ou les charges publiques ; il ne lui était pas permis de se marier ou d'user du mariage. C'est pourquoi, il demandait à son conjoint la permission de se soumettre à la pénitence. A cela s'ajoutaient de nombreuses rigueurs relatives au boire et au manger, au vêtement, à l'usage des bains et

1. s. Grég. de Nysse, Epist. canon. — S. Basile, Epistolae canonicae 488, 199, 217. — S. Ambroîse, De poeniL, II, 2. — S. Auc, Enchyr., c. 64-6^, 82-83; et de nombreux synodes. — 2. Socrate, H, E., V, 19. — Sozom., R\ F.,. VII, 17. — G. Radschen va trop loin quand il prétend que tout aveu des péchés fut aboli {Jahrbücher des christl, Kirche unter dem Kaiser Theodosius, p. 537 88.). ~ 3. IIP de Tolède (589), can. Il; Hefele, III, 51. — 4. Batif- FOL, Uorigine des prêtres pénitenciers, Rev. du Clergé français, t. XLII, 1905. — E. VACANDARD, L'oriçinc des prêtres pénitenciers, Rev. du Clergé français, t. XHI, 1905.

de fréquentes visites d'églises. La réconciliation solennelle avait lieu le jeudi saint à Rome, ou ailleurs un des jours suivants ^ . Au vi^ et au vu© siècle et plus tard encore on enferma quelquefois à Rome les pénitents dans un monastère.

§ 50. — Jours de jeûne et Fêtes s.

1<» Il n'existe au sujet du Carême aucun témoignage certain antérieur au v" canon du concile de Nicée, le carême ne commença pas partout à la même époque, et il n'était pas non plus le môme partout. Ce temps de pénitence servait de préparation à la fête de Pâques et il rappelait également les quarante jours de jeûne de Notre-Seigneur. En Occident, on jeûnait six semaines, et en Orient, sept. Cependant les jours de jeûne étaient partout au nombre de 36, car en Occident on exceptait du jeûne seulement les dimanches , et en Orient, les dimanches et les samedis, sauf le samedi saint. Au vu'' siècle, les quatre jours qui précèdent le dimanche Ins^ocabit furent ajoutés. A peu près en même temps prirent origine les Stationes in Septuagesima, in Sexagesima et in Quinquagesima.

A mesure que l'usage du Carême s'étendait, les jeûnes des nombreuses Stations disparaissaient. D'autre part on rencontre sous Léon I" la première mention des Quatre-Témps : les mercredi, vendredi et samedi avant la Pentecôte, pendant une semaine de septembre et de décembre. Peu après une semaine y fut ajoutée en mars ^.

1. Pour la réconciliation suivant le Sacramen taire de Gélase ou d'autres d'Espagne et de Gaule, cf. Duchesme, Origines du culte chrétien, 3® éd., p. 435. — 2. E. Vacandard, art. Carême {Jeûne rfu), dans le Dict, de ThéoU cath, — FuNK, AhhandU und Unters., I, 241278 : Die Entwicklung des Osterfatteni, — Kellner, Beortologie oder das Kirchenjahr und die jFTetZigenfe8t€,FTib.-en-Br,y 1901. — Realencyclopaedie der christL Alterthümery I, 486-502. — N. NiLLES, Kalendarium Manuale utriusque ecclesiae orientalis et occidentalis, 2« éd., 2 vol., Inspruck, 1896-1897. — Duchesne, Ortgines du culte chrétien, 3« éd., Paris, 1903. — ^. Ce jeûne tire son origine de la coutume païenne de fêter les feriae messis (juin), les feriae vindemiales (septembre) et les feriae sementinae (décembre). — Cf. Grisar, Ciü. ca«., 1900, ser. XVII, t. 12, p. 450 ss.

270 PRExMIÈRE ÉPOQUE. — DEUXIÈME PÉRIODE.

2^ Rares aux temps des persécutions, les fêtes ecclésiastiques se multiplièrent ensuite rapidement. A Tépoque où nous sommes, leur solennité ne reste plus confinée dans les lieux de culte ou dans les catacombes, elles sont rendues obligatoires par les lois de FÉtat. Noël existait déjà probablement à Rome en 336 : VIIl kal. Janu. natus Christus in Betleem Judée*. Selon quelquesuns, on choisit le 25 décembre, pour remplacer la fête païenne delà naissance de l'invincible dieu-soleil, Mithra {natalis inçicti), par une fête chrétienne qui rappelait le souvenir de la naissance de la vraie « Lumière du monde » 2. II semble plus probable que le point de départ de cette chronologie fut le 25 mars, date que Rome attribuait à la mort de Notre-Seigneur. On croyait alors que le Christ avait passé sur la terre un nombre entier d'années ; par conséquent il aurait été conçu le 25 mars et serait né le 25 décembre. Cette fête se répandit rapidement en Occident, passa dès 375 en Orient et parut d'abord à Antioche. En Arménie et Mésopotamie seulement, on continua de célébrer la naissance de Notre-Seigneur au jour de l'Epiphanie ^.

Nous trouvons l'A vent, comme préparation à Noël, pour la première fois en Gaule à la fm du v® siècle; à Rome environ un siècle plus tard, cependant avant Grégoire P*" (590-604). Dans cette ville, on jeûnait durant quatre semaines les mercredi, vendredi et samedi; en Gaule durant six semaines, les mêmes jours. La fête des Rois ou Epiphanie, le 6 janvier, pénétra en Occident pendant la seconde moitié du iv® siècle et rappelait l'adoration des mages, le baptême et le premier miracle du Christ. Les deux dernières significations passèrent plus tard au second plan. La fête de la Circoncision, le

1. Depositio Martyrum^ Lib. Pontif.^ éd. Düchesne, I, p. 11. — 2. Cf. DucHESNE, Origines du culte chrétien, 3* éd., p. 261 ss. — Hippolyte De- LEHAYE, Légendes hagiographiques, Bruxelles, 1905, p. 204. •— 3. S. ChiiysosT., Homil. de beato Philogonio ; De Nativitate Domini, éd. Montfaocon, I, 608; IT, 41Ö, 418. — Bonaccorsi, Noél. Notes d'exégèse et d'histoire, Paris, 1903.

1«' janvier, est mentionnée la première fois en Gaule (567) \ Elle clôturait le temps de Noël.

Le temps pascal reçut une fête de plus : l'Ascension de Notre-Seigneur, fête qui s'étendit rapidement et qui était à peu près universelle dans la seconde moitié du IV® siècle. Ordinairement on la célébrait par une procession, en souvenir de la marche vers le mont des Oliviers. Comme préparation, S. Mamert de Vienne (vers 470) introduisit les Rogations. Le concile d'Orléans (511) étendit cet usage à toute la Gaule (can. 27) ^. Rome avait quelque chose d'analogue dans la procession de S. Marc, qui fut établie probablement sous Grégoire P' pour remplacer la fête païenne des Robigalia ^. Cependant Rome adopta aussi plus tard Tusage des Rogations. La semaine sainte, surtout le jeudi saint et le vendredi saint, ainsi que la semaine de Pâques étaient célébrées avec une solennité spéciale. Durant les cinquante jours compris entre Pâques et la Pentecôte, il était défendu de s'agenouiller et de jeûner, les jours des Rogations exceptés.

La fête de l'Exaltation de la sainte croix fut d'abord célébrée à Jérusalem (14 sept.), peu après la découverte de la vraie croix en 329. La fête s'étendit rapidement en Orient, mais ne pénétra que tard en Occident. Il y existait déjà vers 650 la fête de l'Invention de la sainte croix (3 mai) qui rappelait le retour de la sainte croix à Jérusalem sous l'empereur Héraclius (629) ^.

Les quatre plus anciennes fêtes de la sainte Vierge ont pris naissance dans l'Église grecque. Nous y trouvons la Purification pour la première fois à Jérusalem vers la fin du IV® siècle, et sous le nom de quadragesima de Epiphania ^. Sous Justinien elle fut transférée du 14 au 2 février. Le nom grec6wa7rotvTr^(occarsM5) exprime surtout la part de Notre-Seigneur dans cette fête, tandis que la Puriflcatio des latins rappelle avant tout la vierge Marie. L'Annon-

1. Conc. deTours, can. 47; Hefele, m, 25. — 2. Hefele, II, 665. — 3. Gri- SAR, Civ, cattol., 4900, ser. XVII, t. 12, p. 440 ss. — 4. Ces deux fêtes ont échangé, depuis, leur sign ification.— 5. Pere^rtna^'o Silviae^éd, Gamurini, p. K3 : « Quadragesimae de Epiphania... ubi... tulerunt Dominum in templo. >

ciation est attestée pour la première fois par Proclus de Constantinople (vers 440). L'Assomption (en grecxotVr,(Ti(;) commença probablement en Palestine au début du vi® siècle, elle devint universelle sous l'empereur Maurice. Au VII® siècle s'introduisit la fête de la Nativité de la sainte Vierge. Sous le pape Sergius (687-701) nous trouvons ces quatre fêtes établies à Rome ^ ; c'est de là qu'elles se propagèrent dans les contrées de l'ouest où elles n'étaient pas encore connues 2.

Les fêtes de martyrs ont existé de bonne heure, elles avaient d'ordinaire une vigile. Durant la période précédente, chaque Église célébrait uniquement ses propres martyrs, tandis que maintenant l'on rencontre déjà quelques fêtes générales : d'abord au v® siècle la Nativité et la Décollation de saint Jean-Baptiste (24 juin et 29 août). La fête de S. Etienne (26 déc.) fut introduite dans toute l'Église après 415, à l'occasion de la découverte de ses reliques. Rome célébrait au iv® siècle la fête des saints apôtres Pierre et Paul avec vigile et octave. Bientôt on la trouve dans tout l'Occident, et au v® siècle en Orient. En Gaule existait un jour de fête en Thonneur de S. Martin de Tours, et dans l'Église grecque, la solennité de tous les martyrs (octave de la Pentecôte).

3*^ La célébration de ces fêtes et surtout du dimanche consistait à visiter les églises et à s'abstenir des œuvres serviles. Plusieurs conciles eurent des prescriptions en ce sens ^. Constantin avait déjà réglé que l'armée, les tribunaux et les ouvriers adonnés aux travaux manuels devaient observer le repos ^. Plus tard furent interdits les jeux de'théâtres et les autres réjouissances publiques, non seulement les dimanches et jours de fêtes, mais même pendant le temps compris entre Pâques et la Pentecôte ^. Dans une ordonnance de Sonnatius, évêque de Reims (614-631), on trouve mentionnées toutes ces fêtes

1. DüCHESNE, Lib, Pontif,, l, 376 et38i, note 43. — 2. Cf. Grég. de Tours, De gloria Mart., c. 9; Conc. de Toi. (636), can. I. — 3. Laodicée (4« siècle), can. 29; Orléans (638), can. 28; Ohâlons (644), can. 18. — 4. Eüsèoe, Vita ConsL, IV, 8; SozoM., I, 8. — Ö. Cod, Théod., XV, v, 2.

comme des jours de repos * . En Orient on sanctifiait le samedi par la visite de l'église et le repos; il était même interdit très sévèrement de jeûner ce jour-là ^,

^ 51. — Culte des Saints, des Reliques et des Images, Pèleriiiages ^.

lu Le culte des saints est à peu près aussi ancien que rtglise. Le plus grand honneur revint à la Vierge Marie. Les saints Pères la louèrent dans d'innombrables traités et homélies; l'art la célébra par ses inscriptions, ses images et ses temples. Le culte de Marie parut surtout lorsque Nestorius osa lui refuser l'honneur de la maternité divine ''. Le culte rendu aux martyrs s'accrut au iv^ siècle, mais demeura encore limité à l'endroit où ils avaient souffert ou à leur tombeau. On rendit également de grands honneurs à ceux qui avaient confessé leur foi devant les juges, et qui avaient survécu à leurs souffrances. Ruiîn rapporte que Constantin témoigna un grand respect envers ces confesseurs de la foi, qu'il manda à plusieurs reprises dans son palais l'évêque Paphnuce et vénéra l'orbite de l'œil qui lui avait été arraché *. Lorsque la persécution eut cessé, on rendit honneur à ceux qui avaient brillé par leurs vertus héroïques, comme S. Antoine, S. Hilarion et d'autres, surtout les ermites, les moines, les évêques. Us reçurent le nom de saints et de Seigneurs [Domnus], On vénérait aussi les anges, particulièrement S. Michel *.

2® Le culte des reliques était déjà en usage durant

1. P, L., LXXX, 416. — 2. Const. -Ap., c. 64. — 3. Lehrer, Die Marienvershrung in den er sien Jahrhunderten^ ««éd., Stuttgart, 1887. — Neubert, "Marie dans l'Église anténicéenne, Paris, 1908. — Kraus, Realencyclop. der christL AUert., art. Heilige^ Heiligenbilder, Reliquien, Confessor. -^Hïs- TERiM, Denkwûrdigkeiten, IV, p. Ö5ö ss., p. 606 ss. — St. Beissel, Die Verehrung der Heiligen und ihrer Reliquien in Deuischland bis zum Beginn des i3 Jahrhunderts, Frib.-en-Br., 1890. — H. Delehaye, Les Légendes hagiographiques, Bruxelles, 190Ö. — Gunter, LegendenSludien^Cologne, 1906. — 4. Mansi, IV, 1842 s. Cf. Hefele, II, 189.— 6. Hist. eccl., 1, 4. — Befele, I, 305.-- 6. Stublfautu, Die Engel in der altchrislL Kunst, Frib.-en-Br., 1897.

la période précédente. On choisissait comme lieu de sépulture la proximité des saints corps, ainsi que le démontrent un grand nombre d'inscriptions *. Après l'édit de Milan, cette vénération ne fit qu'augmenter, mais avec une différence notable entre les deux JtLglises, latine et grecque. Tandis que dans cette dernière on partageait le plus possible les restes des martyrs pour favoriser le plus grand nombre, dans l'autre au contraire on considéra comme un sacrilège jusqu'au viii® siècle de déplacer et de morceler les corps. On consentait simplement à partager et à envoyer les objets qui avaient été à l'usage du saint durant sa vie, ou qui avaient reposé sur son tombeau [Brandea] ^. Il est malheureusement trop naturel que le désir de s'enrichir ait conduit parfois dans ces choses saintes à des abus, que l'on ait livré de fausses reliques pour des vraies, des douteuses pour des certaines : aussi fut-on obligé de défendre le commerce des reliques -^

3*" On s'explique facilement que le culte des Imagées n'ait pas fait beaucoup de progrès au temps où l'on vivait au milieu des païens. Cet obstacle disparut au IV® siècle ; l'on vit bientôt les églises s'orner de riches représentations : fresques, mosaïques, sculpture. Des tableaux représentant des scènes tirées de la sainte Écriture ou de la vie des saints favorisaient la dévotion des fidèles ou leur enseignaient la religion ; des inscriptions en expliquaient souvent le sens.

On affectionnait surtout les représentations d'origine réputée miraculeuse (eixoveç àj^etpoirotyiToi), qui se multiplièrent surtout au vi® siècle. Le culte des images consistait à fléchir le genou, à les baiser, à faire brûler des lampes et de l'encens. En ceci l'Orient l'emportait en ardeur Buv l'Occident. Saint Grégoire le Grand enseignait déjà de quelle manière l'Église vénérait les images. Il loue Sérénus de Marseille d'avoir empêché de les adorer,

1. RealenycLy I, 19 ss. ~ 2. Mansi, VUI, 482, 485.— Jaffé, 2« éd., 1302. • OuÉc. DE Tours., Deglor, MarU, c.20, ÖÖ. — 3. Cod, Theod,, VII, ix, 17,

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