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COMÉDIE

Unénier (Marie-Joseph) s’est mis au rang des poètes tragiques par Charles IX, Fénelun et surtout Tibère.

Comédie.

SON ORIGINE CHEZ LES GRECS.—La comédie, qui se rattache aux courses du cortège de Bacchus à travers la campague, ne se fixa sur le théâtre qu'après la tragédie, quoique ses premiers: essais fussent antérieurs à ceux de la tragédie. Longtemps elle promena sur un chariot à travers les champs sa licence, sa gaieté insolente et ses acteurs barbouillés de lie. Etablie à la vill;, elle y porta ses habitudes de liberté cynique ; elle attaqua sans détour, comme sans mesure, les magistrats, les généraux, les philosophes, le peuple lui-même, qui, en bon prince, riait à ses dépens. La comédie fut forcée de déguiser ses atta-

ues, qui furent moins vives et moins piquantes sous le voile

e l’allégorie. Cet adoucissement ne suffit pas aux nriîtres ombrageux qui gouvernaient Athènes : la loi intervint de nouveau, et la muse comique, exclue de la politique, fut réduite à censurer les mœurs et à railler les ridicules. Ces transformations successives marquent trois époques distinctes : la comédie ancienne, la comédie moyenne et la comédie + représentées par Aristophane, Antiphane et Ménan-

re.

Poëtes comiques antérieurs à Aristophane :

SuZARION (VIe siècle) à qui l’on fait remonter les premiers essais de la comédie grecque ne nous est

connu que par quelques vers.

Cratrës perfectionna les farces burlesques de son prédécesseur et introduisit la comédie à Athènes.

EPricHarMn, qui fleurit en Sicile, établit une action, en lia toutes les parties, la traita dans une juste étendue et sans écart jusqu’à la fin. On ne possède que quelques fragments de ses pièces.

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Crarinus et Eurozts constituèrent véritablement la comédie ancienne et furent les précurseurs d’Aristophane. Ils composèrent de nombreuses comédies et remportèrent plusieurs fois le prix. Leurs œuvres ne nous sont point parvenues,

Voir la suite au siècle de Périclès, p. 6.

Pendant l’époque alexandrine, la comédie ne fut pas mieux inspirée que la tragédie. Son histoire est tout entière dans les œuvres des poètes du siècle de Périclès. La comédie cependant ne périt pas complètement, elle changea de caractère et parut plus tard dans la satire philosophique de Lucien (Ile siècle de J.-C.)

Littérature Latine.

Poètes comiques de la première époque : à Laivius ANDRONIOUS, qui avait déjà introduit à Rome la tragédie, inaugura également la comédie ; il se contenta de traduire quelques comédies grecques.

Nevius écrivit quelques pièces comiques dans le genre de la comédie ancienne d’Athènes.

PLAUTE a composé uu grand nombre de comédies ; les plus remarquables, parmi celles qui nous sont parvenues, ont pour titre : l'Aululaire, l'Amphitryon imités par Molière ; les Ménechmes traduits ou imités par Rotrou et Regnard.

TÉRENCE a laissé six comédies, entre autres l’Axdrienne, le Phormion, et les Adelphes. Molière s’est servi de ces deux dernières pièces.

Immédiatement après Térence, la comédie prit un caractère plus national, en recherchant ses modèles dans la société

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