‹ Manuel d'histoire littéraire [microforme]Chapitre 22 sur 95 · ÉLOQUENCE DU BARREAU · texte numérisé non relu

ÉLOQUENCE DU BARREAU

l'abbé pe CÉRisy, renferme quelques beaux | mouvements d’éloquence Au seizième siècle, la Renaissance introduisit au barreau la manie de l’érudition, qui fut, après la prolixité, le second fléau de l’éloquence judiciaire en France.

| PASQUIER, rangé par la plupart des critiques au | nombre des orateurs du barreau au seizième siècle, ne s’est fait connaître, sous ce rapport, | que par un plaidoyer déclamatoire dicté par la haine dans la cause de l’Université contre les Jésuites, ! Expizzy, Servin et GAUTIER étaient les coryphées À de l’éloquence judiciaire au commencement du dix-septième siècle.

OMER TALON, contemporain des précédents, offre dans ses discours des pages d’un goût pur et d’une noble éloquence.

Voir la suile au siècle de Louis XIV, p. 27.

D'AGuesseau (XVIIIe siècle) contribua puissamment aux progrès de l’éloquence judiciaire ; il s’est illustré par ses Plaidoyers et ses Mercuriales où la force de la pensée s'unit à l’élégance du langage.

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( Coouin fut le plus brillant des avocats de son temps. | Il a laissé de remarquables Plaidoyers, des Mémoires, des Consultations, etc.

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bilitation de son père, déploie une éloquence

| Lazy-ToLLENDAL, dans ses Mémoires pour la réha- LL

châtiée, élégante et noble. Il est aussi auteur d’un Plaidoyer pour Louis XVI.

BEAUMAROHAIS acquit sa première célébrité par ses Mémoires judiciaires, qui sont l’un des plus curieux documents de la littérature et de l’esprit public dans la dernière période du dixhuitième siècle,

On peut citer encore LA CHALOTAIS, ÉLIE DE BOURMONT, LINGUET, SERVAN, TARGET et TRONCHET, qui se firent un nom au barreau dans l'époque précédant immédiatement la Révolution.

Eloquence de la Tribune.

L'origine de l’éloquence politique remonte, à proprement

rler, à l’époque où les hommes commencèrent à délibérer sur Les intérêts publics. Elle a eu, dans tous les âges, de glorieux représentants.

Littérature grecque.

Dans Athènes, à l’époque la plus brillante de la démocra-

tie, on voit les premiers citoyens unir le talent oratoire au .

génie de la guerre et de la politique. L’éloquence avait

alors une grande importance, parce que c'était tout le peuple

qui composait l’auditoire et que c'était de lui que dépendaient les plus graves décisions.

SoLon guérissait par son éloquence autant que par ses poésies et ses lois, les plaies des divisions intestines,

PisiSTRATE, par l’art de ses discours, savait faire ac-

cepter sa tyrannie.

Mivriane déterminait ses concitoyens à repousser les injonctions insolentes du roi des Perses, et à livrer la bataille de Marathon.

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