ÉLOQUENCE DE LA TRIBUNE
TuaémisTooce leur persuadait d'abandonner leurs
gi “ biens et leurs foyers pour construire cette flotte qui, à Salamine, sauva la Grèce.
Je8 du, à \ hi ARISTIDE rivalésait avec Thémistocle d'influence à ls la tribune comme de valeur au combat.
ix- PéRioLès s'éleva au-dessus de tous. Son éloquence était irrésistible ; suivant Aristophane, elle ébran- NT, lait la Grèce et produisait les effets de la foudre. à ALotBIADE, Nictas, et, après eux, deux des trente tyrans, CRiTIAS et THÉRAMÈNE, mêlèrent l’éloquence à l'administration des affaires publiques. 11 ne nous reste à peu près rien de ces premiers orateurs ponent litiques. Nous les connaissons surtout par les harangues que ” SUP Thucydide fait prononcer à la plupart d’entre eux. Ces discours jeux sont plutôt l’œuvre de l'historien, mais il est incontestable que la parole de ces orateurs dominait le peuple d'Athènes. Après ces grands orateurs vinrent les Sophistes qui tinrent école et furent professeurs d’éloquence : on cultiva en même temps le genre judiciaire et le genre politique, et l’élope quence conserva longtemps ce caractère complexe. PL Les DIX ORATEURS ATTIQUES (V. p. 8) doiwnt être ient cités dans l’éloquence politique comme dans l'éloquence judiciaire, bien que nous n’ayons par conservé, pour plusieurs d’entre eux, que des ons œuvres qui se rapportent à ce dernier genre. sé DÉMOSTHÈNE, le plus illustre de ces orateurs, et qui mérite une place à part dans l’éloquence politique, a laissé dix-sept discours qui se rattachent Fe É à ce genre. Les plus célèbres sont : les Olyn-
thiennes, les Philippiques proprement dites et
le Discours pour la Couronne, qui appartient également à l’éloquence du barreau.
Aux noms des orateurs attiques il faudrait ajouter ceux d’un grand nombre d’orateurs secondaires dqpt les discours ne nous sont point parvenus :
CALLISTRATE, par ses succès à la tribune de l’Agora, détermina la vocation oratoire de Démosthène.
DÉMADE est le type de l’orateur démagogue ; de matelot et de marchand de poisson, il devint orateur politique aux gages de Philippe de Macédoine.
Puocion était appelé par Démosthène “ la hache de ses discours,” tant le laconisme de son langage et la simplicité de ses arguments avaient de puissance.
Démérrius de Phalère termina Îa série des orateurs politiques grecs. Avec lui l’éloquence de la tribune brilla encore un instant après la chute de la liberté.
Littérature latine.
Des causes puissantes et fécondes favorisèrent à Rome le développement de l’éloquence politique : 1o la conquête, par les p'ébéiens sur les patriciens, de la triple égalité civile, politique et religieuse ; 20 la succession des guerres qui valurent au peuple romain la domination du monde ; 80 la lutte de la liberté contre le despotisme militaire, de la République contre l'Empire. On peut citer, sur la foi de la renommée, quelques orateurs qui se sont spécialement distingués dans Î’éloquence politique avant le siècle d'Auguste (1).
(1) Très peu de monuments originaux de Léloquence politique de
cette Re nous sont parvenus. On A la trouver avec quelque . vraisemblance dans les harangues que Tite-Live prête aux personnages de son histoire.