‹ Manuel d'histoire littéraire [microforme]Chapitre 25 sur 95 · ÉLOQUENCE DE LA CHAIRE · texte numérisé non relu

ÉLOQUENCE DE LA CHAIRE

MiRABEAU s’éleva par son génie au-dessus de tous les rvateurs de l’Assemblée constituante, sa parole violente et passionnée bouleversait tous ceux qui l’entendaient.

L'abbé Maury soutint avec esprit et vigueur la cause du clergé ; sa parole éloquente sut toujours captiver l'attention de l'assemblée et mériter son admiration.

CazaLès, tout en conservant pour l’ancien ordre social l'affection d’un gentilhomme, manifesta, en défendant le passé, la liberté et l'énergie d’un esprit novateur.

BARNAVE parut également avec un certain éclat dans l’Assemblée constituante. Il osa combattre uno fois Mirabeau.

VERGNIAUD, qui parut successivement dans la Législative et dans la Convention, se distingua surtout par l'élégance et la pureté de son langage:

LouverT, GUADET et LANJUINAIS, qui, comme le précédent, appartenaient au parti deg Girondins, étaient des orateurs de mérite.

Eloquence de la Chaire.

L'éloquence sacrée a commencé àävec le monde ; elle est née ie jour où le père de famille instruisit ses enfants sur leurs devoirs envers Dieu ; elle s’est développée aver l’institution du sacerdoce, et, chez les Hébreux, elle atteignit les plus sublimes hauteurs dans la bouche des prophètes inspirés.

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Chez les païens, en Grèce et à Rome, elle resta presque nulle : les poètes paiens s’inquiétaient peu d’iustruire les hommes de leurs devoirs, et ce n'était pas la vérité qu'ils pouvaient leur faire connaître.

Avec le christianisme, l’éloquence sacrée prit aussitôt les pe merveilleux développements. Docele omnes gentes, dit e Sauveur à ses apôtres, et cette divine parole produisit des apôtres, des missionnaires, des prédicateurs dont la voix retentira jusqu’à la fin du morde (1).

Littérature grecque.

S. CLÉMENT, pape, qui fut, croit-on, le troisième successeur de saint Pierre, s’est élevé à la vérita- | ble éloquence dans une épître adressée aux | fidèles de l'Eglise de Corinthe.

1 1 S. IGNAoE, évêque d’Antioche, qui subit le martyre sous Trajan, a laissé sept Lettres d'un style

noble et pur et d’une éloquence inspirée. La plüs belle est la Lettre aux Romains.

L’éloquence sacrée a laissé peu de monuments au premier

siècle, mais nous possédons les ouvrages des apologistes qui

parurent ‘lès le commencement du deuxième siècle. Les

preiniers apologistes écrivirent en grec.

S. Justin raconte sa conversion avec beaucoup de

charme dans son Dialogue avec Tryphon. Ses

deux Apologies de la religion chrétienne, adres-

sées à Marc-Aurèle, sont d’un style noble et vigoureux. On a également de lui une Æ£rhor- : | tation aux Gentils. | | Hersias, tourna contre les philosophes l'arme puis- | |

(1) CHanress, Rhétorique, Kloquence sacrée.

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