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ÉLOQUÉNCE DE LA CHAIRE

sante de la raillerie dans sa Dérision des philo-

| sophes païens.

Ciémexr d'Alexandrie, chef de l’école chrétienne d'Alexandrie, a laissé de nombreux ouvrages, entre autres : une Ærhortation aux Gentils, où il démontre, avec l'autorité de la science, l’absurdité du paganisme ; les trois livres du Pé-

; dagogue qui sont un abrégé substantiel de

morale chrétienne ; le livre des Séromales, c'està-dire #/langes, où il a rassemblé des trésors

= ra » d’érudition.

ORIGÈNE, qui succéda à C'ément d'Alexandrie, son ” maître, est un des plus beaux génies du chris- Le É tianisme naissant. Parmi les ouvrages qui sont

FE L restés d'Origène, il faut citer d'abord son Traité 4 contre Celse, magnifique apologie de la religion chrétienne en même temps que chef-d'œuvre

ui î d’éloquence et de dialectique. On doit citer es É aussi ses Æormnélies.

! Voir les Pères de l'Eglise grecque, p. 17.

de :

F4 1 Littérature latine.

>s- É TARTULLIEN écrivit divers traités de morale avec et 3 l'énergie et la hauteur de vue qui lui sont pro- )r- | pres ; mais il révéla surtout le grandeur de son k talent par deux ouvrages : l’Apologétique et les is- 1 Prescriplions.

8. CYPRIEN, évêque de Carthage, a laissé de nombreux écrits parmi lesquels il faut citer le ma-

gnifique traité de l'unité de l'Eglise. et une excellente Explication de l’'Oraison dominicale.

ARNOBE écrivit contre le paganisme un ouvrage in. titulé Adversus gentes, que saint Jérôme trouve inégal et sans méthode.

Minurius FéLcix est auteur d’un dialogue intitulé Octavius publié pour la défense de la religion chrétienne.

Voir les Pères de l'Eglise latine, p. 20.

Au sortir du quatrième siècle, tandis que les Grecs s’engageaient dans les subtilités métaphysiques qui devaient amener le schisme et corrompre le goût, l'Eglise latine soutint longtemps encore l'éclat répandu par ses premiers docteurs.

S. Vincent de Lérins a composé contre le Nestorianisme un ouvrage intitulé Commonitoire qui peut être comparé au livre des Prescriptions de Tertullien.

SALVIEN, prêtre de Marseille, a écrit un remarquable ouvrage sur la Providence.

S. LÉON LE GRAND, pape et docteur de l'Eglise, a laissé un recueil de Sermons parmi lesquels on remarque ceux sur la Nativité de Notre Seigneur.

S. GRÉGOIRE LE GRAND, pape et docteur de l'Eglise, a laissé des Æomélies où éclataient le zèle et la charité qui lui ont fait entreprendre tant de grandes œuvres pour la gloire de Dieu.

S. BerNarp, abbé de Clairvaux et docteur de l'Eglise, fut l'âme de toutes les grandes entreprises du

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ÉLOQUENOE DE LA OHAIRE 85

douzième siècle. Il a laissé, outre plusieurs autres ouvrages, un recueil de quatre-vingt-six sermons écrits en latin. Oncite surtout ses sermons sur la Naissance de Jésus-Christ et sur le Nom dé Marie, ainsi que l’oraison funèbre de son frère Gérard.

Littéraiure française.

L’éloquence de la chaire n'offre en France que fort peu ce monuments avant le seizième siècle. Il y eut parmi les contemporains et les successeurs de saint Bernard des prédicateurs de mérite: Au quinzième siècle GERSON, Pierre d’AILLY et CLÉMENGIS peuvent être cités pour leur éloquence et leur zèle à défendre la morale et la religion. Dans la seconde moitié de ce siècle on cite MAILLARD, MÉNOT et RAULIN, prédicateurs populaires qui ne manausient pas de talent, mais étaient dépourvus de goût.

S. FRANÇoIS DE SALES est le premier prédicateur français qui ait su prendre conseii de la charité évangélique et s'éloigner de l'affection pédantesque si opposée au vrai bvi et eu véritable caractère de la prédication. (1) Il a laissé des Sermons et plusieurs ouvrages qui le placent

au premier rang des écrivains de son siècle.

S. VINCENT DE Pauz, l’apôtre de la charité, s'est élevé à la plus haute éloquence en appelant la compassion des riches sur le sort des enfants trouvés.

Le P. Luweune, de l'Oratoire, a composé des Sermoñs qui ont servi à plusieurs des grands orateurs du dix-septième siècle.

() Drioux. Histoire de la littérature française.

A ge,

Voir Les orateurs sacrés du siècle de Louis XIV, p. 26. Après les grands orateurs du dix-septième siècle, il était difficile que l’éloquence de la chaire se maintînt à la même hauteur : elle nous offre toutefois quelques noms recom-

mandables.

Le P. Séaaup, imitateur de Massillon,- fit entendre des accents véritablement apostoliques dans

les villes et dans les campagnes.

Le P. Neuviee, jésuite, fut pendant plus de trente ans, un des prédicateurs les plus éloquents de son siècle. Ses Sermons ont un style trop académique.

L'abbé Pouce s’açquit une renommée que ne justifient guère que ses deux ÆExhortations de charité, l’une, en faveur des prisonniers, l’autre en faveur des enfants trouvés.

Le P. BRIDAINE évangélisa le midi de la France avec un zèle et une éloquence naturelle qui produisirent les fruits les plus abondants. Ila laissé sept volumes de Sermons.

L'abbé BouLLanGer et le P. Dupcessis étaient des prédicateurs aussi populaires que le P. Bridaine.

L'abbé de BouLoene, devenu plus tard évêque de Troyes, a laissé des Sermons qui lui assurent un rang distingué parmi les prédicateurs de son temps.

L'abbé BolsMONT a laissé quelques Oraisons funèbres.

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