MASSILLON
rofonde de la religion et l'usage admirable qu'il a fait de "Ecriture et des Pères.’
‘6 Bourdaloue, dit M. Géruzez, succéda à Bossuet conime sermonnaire, et ses succès dépassèrent peut-être ceux de son illustre devancier. La sévérité de son style égale la rigueur de ses raisonnements, La puissance de cet oratéur est dans l'autorité de la vérité et de la logique.”
Massillon.
Norioe —Massillon naquit en 1663 dans la petite ville d'Hyères, en Provence ; il entra, jeune encore, dans la congrégation de l’Oratoire et y professa la théologie pendant quelques années. Sa vocation pour la chaire se fit bientôt connaître, mais ses pre- ‘miers succès l’effrayèrent et il alla s’enfermer dans l’abbaye de Sept-Fonts. Obligé, malgré lui, de quitter cette retraite, il fut envoyé, par le supérieur général de l'Oratoire, à Paris, où il se plaça bientôt au premier rang des orateurs sacrés tant à la cour qu’à la ville. Après plus de vingt années de prédication, il fut promu à l'évêché de Clermont. Il mourut dans cette ville en 1742, au milieu des nombreux travaux que lui faisait entreprendre son zèle pastoral.
PRINCIPAUX OUVRAGES.—Les œuvres de Massillon comprennent des sermons, des conférences, des oraisons funèbres, des panégyriques et quelques écrits composés pendant son épiscopat.
APPRÉCIATION GÉNÉRALE.—Massillon est le digne continuateur des maîtres du grand siècle. Elevé au milieu des splendeurs de l'éloquence sacrée, il en
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prolongea l'éclat jusqu'au milieu du dix-huitième siècle. De tous les orateurs chrétiens, il est peut-être celui qui a touché les passions avec le plus de vérité et de puissance.
Analyse.—19 OEuvres oratoires. Les sermons de Massillon sont ses meilleurs titres à la gloire qui environnent son nom. On doit distinguer parmi eux l'Avent et le Grand Carême, comprenant une série de discours sacrés prononcés devant la cour de France ; le Petit Carême, recueil de dix instructions composées pour le jeune roi Louis XV ; dans le Petit Carême-le prédicateur enseigne à son royal disciple, le respect de ses devoirs d'homme et de prince, l'amour de la justice, la charité pour ses semblables : les sermons sur la Mort du juste et du péchèur, sur la Vérité d'un avenir, sur l'Aumône, et le discours sur le Petit nombre des élus, dont la péroraison est célèbre dans les fastes de l’éloquence. Les Conférences ecclésiastiques, aussi remarquables par la forme que par le fond, contribuèrent largement à faire connaître l'illustre orateur (1). Ses oraisons funèbres sont inférieures aux œuvres précédentes ; il faut citer parmi les principales : celle du prince de Conti et celle de Louis XIV qui débute par cette parole sublime : Dieu seul est grand !/ Ses panégyriques des säints sont plus estimés, on distingue surtout son Panégyrique de saint Bernard et celui de saint Louis.
(1) Il s’agit ici des Conférences prononcées au séminaire de St-Mape à’Patis. Massillon en prononca plus tard de fort remarquables ermont. M
St-Maquables