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194 TROISIÈMB CATÉGORIE
Critique. —La Divine comédie, qui marque la naissance de la langue italienne, en est le plus magnifique monument. L'auteur y a résumé et même devancé toutes les connaissances de son temps ; il s’y montre en même temps théologien, philosophe, historien, physicien, astronome et très grand poète. Unique dans son genre, ce poème ne peut être compris, dans son ensemble et dans ses détails, que par une étude approfondie, Quoique la Divine comédie soit un des chefs-d'œuvre de l'esprit humain, elle pèche par certains défauts de style, par des trivialités de langage et par des écarts d'imagination. Ce qu'on doit surtout reprocher à l’auteur, c’est d'avoir donné à son œuvre, si essentiellement catholique d’ailleurs, la dure empreinte du caractère gibelin, qu'avait subie soù génie, aigri parle malheur. (1)
JUGEMENTS DIVERS, — ‘ Dante, dit M. Philarète Chasles, est l’expression la plus complète de son temps. La source du reparer qu’il emploie est la religion. Ouvrant aux regards
tonnés des ses contemporains son immense et triple scène, il y a jeté l’histoire entière # son mad 4 Gigantesque par l'ensemble de ls conception, il ls pensée par la précision de détails ; actions et bildtlons sont caractérisées avec une admirable profondeur. I] lui suffit d’un mot ache-, ver l'analyse, d’un trait pour peindre un homme, d'une couleur pour rappeler un fait ; le sublime, chez Dante, illumine comme l'éclair. ”
M. Villemain, dans son Tableau de la littérature au moyen âge, s'exprime comme suit : ‘ Ce fut, errant et malheureux, que Dante acheva son sublime ouvrage. Ce travail n'était pas
seulement une préoccupation poétique ; c'était sa vengeance, c'était son nrme, Maître de ter du purgatoire et du para-
(1) Il est certainement inexousable d’avoir parlé de D lusieurs papes en termes peuvespoectueux, et d’avoir voulu, en eu de u 2. temporel de. le papauté, soumeître l'Italie à la puissance im
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