CICÉRON
l’art oratoire, la jurisprudence et la philosophie. Il porta les armes dans la guerre des alliés et voyagea ensuite en Orient. Rentré à Rome, il occupa successivement plusieurs magistratures. Nommé consul, il sauva Rome de la conjuration de Catilina et reçut le titre de Père de la Patrie. Ses ennemis l'ayant fait bannir de Rome, il se réfugia à Thessalonique, mais, au bout de deux ans et demi, il fut rappelé de son exil aux acclamations de toute l'Italie. . Envoyé plus plus tard comme proconsul en Cilicie, il y fit preuve de valeur militaire. Il revint à Rome au milieu de la guerre civile et se déclara pour Pompée. César, vainqueur, lui pardonna ; mais, après la mort du dictateur, il combattit vivement Antoine et fut assassiné par les soldats du triumvir à Tusculum l’an 43 av. J.-C. (1).
PRiNoIPAUX OUVRAGES.—Les œuvres de Cicéron peuvent se diviser en quatre classes : 10 traités sur l'art oratoire, au nombre de huit, parmi lesquels il faut citer le Brufus, l'Orateur, les trois dialogues sur l'Orateur, les Topiques et le traité de l’Znvention ; 20 traités de philosophie, au nombre de douze ; les principaux sont : de la République, des Lois, des Devoirs, de la Vieillesse, de l'Amitié, des vrais Biens et des vrais Maux, les Tusculanes, ete. ; 3° discours et 40 lettres (voir plus loin). Un certain nombre d’autres ouvrages de Cicéron ne sont pas venus jus-
(1) Sa tête et ses mains furent portées à Antoine qui les fit attacher à la tribune aux harangues, du haut de laquelle l'orateur, suivant l’exae ression de han ie « avait fa fait endendre une éloquence que u'égala
te CIE
s RCE
DR IS REG RE ae ,
Re BLOC Ée r ” Le. 22 ie «
SRE TER
RÉRSNRS NE
qu’à nous. On peut citer dans cette dernière classe : plusieurs poèmes, entre autres celui sur son Consulat ; le traité de la Consolation ; l'Eloge de Caton ; des traductions des principaux auteurs grecs, etc. (1).
APPRÉCIATION GÉNÉRALE.—Cicéron est le grand orateur de Rome, l'écrivain le plus parfait de sa nation, le savant et ingénieux maître de l’éloquence et
‘du style chez ses concitoyens et même, en partie,
chez les modernes. L’essence de la philosophie et du | savoir antiques, les résultats les plus exquis et les plus complets de ia civilisation grecque et latine se trouvent réunis et concentrés dans ses œuvres. Philosophe, il expose les idées de toutes les sectes ;
. moraliste, il disserte éloquermmment sur les vertus ;
rhéteur, il n'oublie aucun des principes didactiques de son art ; jurisconsulte, il développe avec clarté les origines des lois ; orateur, il déroule avec une abondance réglée et cependant intarissable ses moyens de dérense ou d'attaque. Possédant tous les secrets de l’art oratoire, il parvint à égaler peut-être Démosthène à la tribune, et à le surpasser au barreau.
APPRÉCIATION PARTIOULIÈRE DE QUELQUES OUVRAGES
le Discours.—Les discours de Cicéron, au nombre de cinquante-six, appartiennent à l’éloquence politique et à l’éloquence judiciaire.
. «-@) Les discours politiques empruntent
h:° * sutres ouvrages, qu'il oët impossible d'énumérer toi, . Oùt 616 «5:11 ou contestés à Cicéron
> 8a Naence et partie, e et du . is et les atine 8e s, Phisectes ; vertus ; actiques clarté yec une ble ses tous les eut-être barreau.
JVRAGES.
au n0om- 0 quence
bruntent
rici, |