CICÉRON
une grande importance des évènements auxquels ils se rapportent. Les principaux sont : celui sur la loi Manilia, qui fit donner à Pompée la conduite de la guerre contre Mithridate avec un pouvoir dictatorial en Asie ; les trois discours sur la loi agraire proposée par le tribun Servilius Rullus, et que Cicéron eut le talent de faire rejeter par le peuple luimême, dont cependant elle flattait les convoitises ; les quatre Catilinaires, harangues foudroyantes prononcées par Cicéron pendant son consulat contre Catilina et contre ses partisans ; les quatorze Philippiques, discours inspirés par le plus ardent patriotisme, que Cicéron prononça contre /.aitoine en faveur de la république et qui furent la cause de sa mort.—) Les discours judiciaires de Cicéron sont les plus beaux modèles en ce genre. Les plus célèbres sont : le plaidoyer pour Rocius, le grand comédien, qui sa trouvait sous le coup d’une accusation de patricide ; les Verrines, sept discours contre Verrès, préteur de Sicile, qui s'était signalé dans sa charge par les plus iniques et les plus odieuses exections ; le plaidoyer pour Murena, où Cicéron
défend ce citoyen d’avoir obtenu par brigue le cons'alat ; celui pour Archias, qui maintint à ce poète
grec les droits de citoyen romain ; celui pour Marcellus, qui arracha à César la grâce de ce sénateur, partisan opiniâtre de Pompée ; celui pour Ligarius, qui fit tomber des mains de César la condamnation de cet ennemi du dictateur ; enfin celui pour Milon, le chef-d'œuvre du barreau romain, dans léquel Ci-