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220 TROISIÈME OATÉQORIE
céron justifie Milon du meurtre de Clodius (1).
Critique.—Les harangues de Cicéron réunissent au plus haut degré toutes les grandes parties oratoires, Ja justesse et la vigueur du raisonnement, le nsturel el la vivacité des mouvements, l’art des bienséances, le don du psthétique, la gaieté mordante de l'ironie, ct toujours la perfection et la convenance du style, H est vrai toutefois que la richesse, l'élégance et l'harmonie dominent plus particulièrement dans l’élocution oratoire de Cicéron, que même il s'en occupe quelquefois avec un soin minutieux, mais les beautés de cette harmonie savante ne servent jamais à dissimuler le vide des pensées, (Villemain).
2 Lettres—Dans le trésor des œuvres de Ci-
céron, le recueil de ses Leëtres est peut-être ce qui intéresse le plus la postérité, quoiqu'il n'ait pas été fait pour elle. Aucun ouvrage ne donne une idée plus juste et plus vive de la situation de la république à cette époque importante de son histoire.
Analyse.—La collection des lettres de Cicéron se divise en quatre catégories : 10 Les Lettres familières ou ad diversos, comprenant en seize livres les lettres de Cicéron et les réponses qu’on lui faisait ; 20 Les Lettres à Atticus (1), divisées aussi en seize livres ;
elles comprennent les lettres écrites par Cicéron à
(1) On peut encore citer parmi les discours célèbres de Cicéron celui qu'il prononga devant le peuple après son retour de l'exil, le plaidoyer pro domo sua et celui en faveur du roi Déjotarus d'Arménie.
(1) Le manuscrit de ces denx catégories de lettres a été découvert à Verceil ou à Vérone par Pétarque au XIVe siècle.
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CIUÉRON 221
son ami Atticus, depuis “>n consulat jusqu'à la fin de ses jours ; 3° Les Lettres à Quintus, comprenant en trois livres, les conseils et les règles que Cicéron donne à Quintus, son frère, pour le diriger dans son gouvernement d'Asie ; 40 Les Lettres à Brutus, au nombre de vingt-cinq, dont quelques-unes ne sont probablement pas authentiques. Toutes ces lettres contiennent les détails les plus curieux et les plus intéressants sur la vie intérieure des Romains, sur les mœurs et les habitudes des citoyens, et sur les formes de l'administration. Elles sont üne mine inépuisable pour les érudits.
Cr'''que.—C'est un nouveau langage qne parle l'or: :r romain dans ses ZLeltres. (Continuel acteur de la scène qu'il écrit, ses propres passions, toujours intéressées à ce qu’il raconte, augmentent encore son éloquence ; mais cette éloquence est rapide, simple, négligée ; elle peint d’un trait ; elle jette, sans s’arrêter, des réflexions profondes ; souvent ses idées sont à peine développées. Ce que l'on voit surtout, c'est l’âme de Cicéron, ses joies, ses craintes, ses vertus, ses faiblesses. Il respire dans ces lettres une inimitable naïveté de sentiments et de style ; mais on y retrouve cette continuelle union du génie et du goût qui n'appartient qu'à peu de siècles et à peu d'écrivains, et que personne n’a porté plus loin que Cicéron (Villemain).
JUGEMENTS DIVERS. — Un reproche génénéralement à Cicé-
ron son excessive vanité et sa faiblesse de caractère qui le
rendait incapable de supporter le poids de l’adversité : mais
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l'histoire peut graver sur son tombeau les paroles d'Auguste : ‘ C'était un bou citoyen et qui aima (et sa sa patrie
Un jour que Cicéron déclamait en grec dans l’école de !'illustre rhéteur Molon de Rhodes, il emporta les applaudissements de tout l'auditoire. Questionné par le jeune orateur : ‘Et moi aussi, répondit-il, je te loue, Cicéron, et je t'admire ; mais j'ai pitié de la Grèce, quand je songe que le savoir et l'éloquence, les deux seuls biens qui nous étaient demeurés, sont par toi conquis sur nous et transportés aux Romains. ”
Fénelon, l'élégant et harmonieux écrivain, préfère Démosthène à Cicéron ; il accorde cependant à Cicéron toutes les qualités de l’éloquence, même celles qui distinguent le plus l'orateur grec, la véhémence et la brièveté.
‘ Quant à moi, dit La Harpe, Cicéron me paraît l’homme le plus naturellement éloquent qui ait existé ; n'eut-il laissé
- que ses harangues, je le préférerais à Démosthène... Ce n'est
pas qu’il me paraisse non plus sans défauts : il abuse quelquefois de la facilité qu'il a d’être abondant ; il lui arrive de se répéter, il affectionne certaines formes de construction ou d'harmonie qui reviennent souvent ; il excelle dans la plaisanterie, mais la pousse parfois jusqu'au jeu de mots. Ces légères imperfections disparaissent dans la multitude des benutés ; et à tout prendre Cicéron est à mes yeux le plus Leau génie dont l’ancienne Rome puisse se glorifier. ”
*# Ce grand homme, dit M. Villemain, n’a rien perdu de sa gloire en traversant ies siècles ; il reste au premier rang comme orateur et comme écrivain, Peut-être même, si on le considère dans l'ensemble et dans la variété de ses ouvrages, est-il permis de voir en lui le premier écrivain du monde ; et gros les créations les plus sublimes et les plus originales
e l’art d'écrire appartiennent à Bossuet et à Pascal, Cicéron est peut-être l’homme qui s’est servi de la parole avec le plus de science et de génie, et qui, dans la perfection habituelle de son éloyuence de style, a mis le plus de beautés et a laissé le moins de fautes ” (1).
Horace.
Norice. — Horace naquit à Venusia, dans l’Apulie, (1) Les éditions des œuvres de Cicéron sont tellement nombreuses
ue les philologues les ont divisées en sept âges ou époques principales. Ôn peut lire, sur Cicéron, le Cours de littérature de La Harpe.
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l'an 65 av. J.-C. Il étudia les belles-lettres à Rome, puis à Athènes, C'est dans cette dernière ville qu'il s’enrôla dans l’armée de Brutus, où il fut tribun militaire. Il convient lui-même qu'il prit la fuite à la bataille de Philippes. Il profita d’une amnistie proclaméé par les trinmvirs pour rentrer à Rome, où il obtint une charge de scribe dans les bureaux des questeurs. Les poésies qu'il composait attirèrent l'attention de Virgile et de Varius qui l'introduisirent auprès de Mécène et lui procurèrent la faveur d’Auguste, Il se livra dès lors entièrement à la poésie dans sa villa de Tibur qu'il devait à la munificence de Mécène. Il mourut l’an 8 av. J.-C.
PRINOIPAUX OUVRAGES. — Les œuvres d'Horace nous sont parvenues en entier. Elles comprennent : 1v des poésies lyriques en vers mêlés : quatre livr5s d’Odes, suivies d'un livre d’ÆEpodes (odes ajoutées) et d’un Poème séculaire, hymne composé à la demande d’Auguste pour être chanté aux jeux séculaires célébrés sous son règne ; 2° des poésies didactiques, en vers hexamètres : deux livres d’ÆEpiîtres, deux de Satires et l'Art poétique.
APPRÉCIATION GÉNÉRALE.—Horace résume avec Virgile la grande poésie du siècle d’'Auguste ; il est, après Pindare, le plus grand poète lyrique de lantiquité profane, il est l'inventeur de l’épître et l’un des premiers représentants de la satire chez les Romains. Ce qui caractérise Horace, c’est le charme avec lequel la poésie légère et frivole coule de source chez
lui, c’est l’art de dire les choses en termes pleins de grâce, avec une rare finesse et un choix parfait d’expressions. Toutes ses œuvres réunies composent un petit volume contenant à peine dix mille vers. C’est avec ce bagage, bien léger en apparence, mais d’un | haut prix littéraire, qu’il est parvenu à la postérité, et qu'il a mérité d’être placé au rang des plus beaux esprits et des plus grand poètes.
APPRÉCIATION PARTIOULIÈRE DE QUELQUES OUVRAGES
1° Odes.—La poésie lyrique latine, à part quelques essais de Catuile, est tout entière dans les odes d’Horace, divisées en quatre livres.
Analyse.—Ces odes représentent la poésie lyrique sous toutes ses faces, depuis le dithyrambe et l'ode morale ou philosophique, jusqu’à la chanson et au simple billet. Elles embrassent les sujets les plus variés. L'amitié, la reconnaissance, le patriotisme, les délices de la vie, le spectacle de la nature, les triomphes ou les malheurs de la patrie portent tour à tour le poète à prendre sa lyre et deviennent le sujet de ses chants. (1).
Critique.—Tantôt enjoué comme Anacréoz, tantôt élevé comme Pindare, dont il n'atteini cependant pas la sublimité, parce que la conviction religieuse
(1) Les odes les plus remarquables sont: dans le premier livre l’ode I, à Mécène ; l’ode II, à Auguste ; l’ode III, au vaisseau qui empordeuxième livres Vode IT, à Sallustius Orispus ; l'ode VI, à Valgius : Pode VII, à Licinius. — Dans le troisième livre : l'ode I et l'ode VI,
‘aux Romains. — Dans le quatrième livre : l'ode I, à Jules Antoine ; l’ode III et l'ode VIII, à Lollius.
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lui manquait, il trouve cependant de magnifiques accents, il est élégant et richs en images quand il célèbre la gloire d’Auguste, ou qu'il flétrit les vices de son siècle. Il n’est pas toujours original ; il ne fait souvent que reproduire les inspirations des poètes grecs, dont il emprunte également les mètres lyriques ; mais il imite en homme de génie, comme Virgile imitait Homère, sans presque rien perdre de son originalité. Il mérite de graves reproches sous le rapport moral. :
2° Epitres.--Horace est considéré comme l’inventeur de ce genre. Ses épîtres sont comprises en deux livres,
Analyse.—Les épiîtres s’occupent des sujets les plus variés, depuis la philosophie, l’histoire et la critique littéraire, jusqu'aux simples lettres de recommandation, d'amitié et de politesse. (1).
Critique. —Dans ses épiîtres, Horace prend le ton familier d'une conversation avec ses amis ; il raille quelquefois, il est plus souvent grave et sévère, et ne se permet pas les personnalités qui lui avaient fait beaucoup d’ennemis. Sa morale est celle de l’honnête homme qui cherche à avoir une vie paisible et douce ; elle ne s'élève jamais aux hauteurs où se rencontre la véritable vertu (Chantrel).
(1) Les principales épîtres sont : dans le premier livre : la première et la septième adressées à Mécène ; la dixième, sur le bonheur de la vie champêtre; la quatorsième, à son fermier. Dans le second livre il Fa fe qe deux épiîtres, celle adressée à Auguste et celle qu’il écrivit à us Florus.
8° Satires.—Imitateur des Grecs dans ses odes, Horace est plus original et véritablement romain dans ses épêtres et dans ses satires. Il leur donnait lui-même le nom de sermones, c'est-à-dire conversations, causeries familières. Les safires sont également distribuées en deux livres.
Analyse. —Les satires embrassent les sujets variés. Le poète considère en général les vices de la société et les flétrit sans reculer toujours devant les personnalités, ridivulisant ou flagellant quelquefois d'un mot certains personnages de son temps. (1).
Critique.—La versification des safires est moins soignée ‘ue celle des épifres ; mais on y reconnaît encore la supériorité du talent d'Horace ; le style est simple, coulant, plein de grâce, d'esprit et de finesse, Au point de vue moral, c’est l'œuvre la plus licencieuse du poète. (2).
2 Art poétique.—On désigne sous ce nom l'épître qu'Horace a adressée à Lucilius Pison et à ses fils, aussi l’appelle-t-on souvent Æpütre aux Pisons. (3).
(1) Les principales satires sont, dans le premier livre: la première, adressée à Mécène ; la quatrième, adressée à ses détractours ; la neuvième, où il raconte les importunités d’un fAcheux ; la dixième qui est purement Jitté ire. Dans le second livre: la première, qui contient son apolog.:, la troisième, contre les stoïciens ; la sixième, où #0 trouve la fable au rat de ville et du rat des champs ; la huitième, qui offre la description d'un mauvais repas.
(2; Horace ne peut être lu que dans les éditions purgées des outrages à ia morale qui entachent ses œuvres. Il avoue du reste lui-même qu’il était un ‘‘pourcéau du troupeau d'Epicure. ”
(3) Boileau, n'a guère fait qu'en reproduire la substance avec 108 développements propres à la littérature française.
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HORAOE 227
Analyse.—L'Art poétique se divise en trois parties : dans la première, Horace donne des préceptes généraux de composition, c’est une espèce d'introduction ; la deuxième, qui fait le fond de l'ouvrage, traite de la poésie dramatique ; la troisième se com-
pose de préceptes adressés aux poètes sur les études
qu'ils doivent faire.
Critique.—L'Art poétique ne paraît pas avoir été, duns l’idée d'Horace, un traité méthodique, mais une épitre plus longue et plus soignée que les autres, à cause de l'importance du sujet: Il y a bien aussi quelques inexactitudes, mais en somme, ce poème est une œuvre éminente de critique, où le lecteur instruit reconnaît avec piaisir les qualités qui caractérisent Horace : le bon sens servi par une heureuse élocution (R. P. Broeckaert). (1).
JUGEMENTS DIVERS, — ‘ Horace, dit Quintilien, est presque le seul de nos lyriques qui mérite d’être lu ; car il s'élève quelques fois, il est plein d'agrément et de grâce, et son audace est très heureuse dans les figures et dans les mots. ”
En parlant des Satires, Perse s'exprime de la sozta : “ L'adroit Horace touche légèrement tous les défauts de l’ami qu'il fait rire, et-s’insinue, eu se jouant, jusque dans son cœur. ”
M. Vanderburg, l’un des meilleurs traducteurs d’Horace, dit : ‘ Les contemporains d'Horace ne lui auraient pas prédit son succès devant la postérité. Auguste, Mécène et quel-
ues autres reconnurent tout ce qu'il valait ; mais il eut plus ‘ennemis que d’admirateurs pendant sa vie. On trouve aussi peu d'éloges de sa muse chez les premiers poètes qui vinrent après lui. En revanche, l'admiration qu’'inspirent ses écrits
ne fit que s’accroître de siècle en siècle. De tous les poètes latins on ne peut lui opposer que Virgile. Il laisse bien loin tous les autres par le mérite de ses compositions poétiques et par leur variété. ”
‘6 On trouve, dit M.Patin, trois caractères distincts dans les Odes d'Horace ; dans les unes, et ce sont les plus magnifige il célèbre les vieilles vertus et l’antique religion de
me républicaine ; dans les autres, odes pour ainsi dire officielles, il chante les gloires récentes et la politique réparatrice de l'empire ; dans d’autres enfin, il chante pour son propre compte, et sa muse prenant des accents lyriques tourne en sentiments et en images ce qui est idée dans les Satires et les Epitres ” (1).
St-Augustin.
Norice.—Saint Augustin naquit à Tagaste, près d'Hippone, en Numidie, l’an 354. A 28 ans, il avait parcouru tout le cercle des connaissances humaines, enseignées à cette époque, aux applaudissements de tous ses maîtres. De Carthage, où il professait la rhétorique, sa renommée s'étendant au loin, le fit appeler à Milan pour remplir les mêmes fonctions. C'est là que les prières de sa pieuse mère, sainte Monique, et de fréquents rapports avec saint Ambroise le décidèrent à quitter la vie de désordres qu’il avait menée et à se convertir entièrement à Dieu. Après avoir recu le baptême de la main de saint Ambroise, il reprit la route de l'Afrique. Or-
(1) Aucun écrivain de l'antiquité, depuis la renaissance des lettres, n’a été aussi souvent réimprimé. On a évalué à près de mille le nombre des éditions qui en ont été faites depuis trois siècles en Europe. Cet auteur a été traduit dans toutes les langues, les traductions françaises se comptent par centaines.—On pout lire sur Horace l'excellente appréciation de M, Laurentie dans son livre de l'Ætudeet de: l'Ænseignement des lettres.
poètes donné prêtre malgré lui par Valère, évêque d’Hipmd pone, il devint son coadjuteur en 395, puis son successeur, Après une longue et brillante carrière s dans ? | épiscopale, il mourut en +30, pendant l'invasion des de Vandales, au bruit de l'incendie qui dévorait la ville si dire d’Hippone. “ Avec lui, dit l’abbé Durras, mourait bis gg l'Afrique chrétienne et civilisée.” tt PRINCIPAUX OUVRAGES.— Suivant le témoignage de Possidius, son ”’biographe et son contemporain, saint Augustin a composé au delà de mille ouvrages, compositions savantes qui comprennent toutes les matières de religion, de morale, de philosophie, le, près d'histoire, de discipline, de science et d'art, l'interil avait prétation des livres saints, la réfutation des hérésies, naines, surtout de celles des manichéens, des donatistes et ents de des pélagiens, enfin un grand nombre de discours, ssait la Parmi cet immense recueil (1), qui constitue un p, le fit monument immortel élevé à la gloire de la religion, actions. il faut citer en premier lieu les admirables livres des | sainte Confessions et de la Cité de Dieu ; les traités du t Am- Libre arbitre, de la Nature et de la Grâce, de la sordres vraie Religion, de la Trinité, de la Doctrine chrément à tienne, de la Manière d'instruire les ignorants, de la nain de Grâce du Nouveau-Testament, le livre des Rétrac- Or- tations, ete. Il faut y joindre une volumineuse correspondance qu'il entretint avec les papes, les empepres reurs et tous les grands hommes de son temps. onn fret re | er (1) Le meilleure édition des œuvres complètes de saint Augustin
comprend onse volumes in-folio.
APPRÉCIATION GÉNÉRALE.—Saint Augustin, docteur de l’Eglise, par la profondeur de son génie et par l’importance de ses travaux, domine non-seulement son époque, mais tous les siècles chrétiens. Il a été le maître de saint Thomas d'Aquin et de toute la scolastique. Bossuet l'appelle l'Aige des docteurs. Il fut aussi l’un des principaux législateurs monastiques. Etant lui-même l’une des plus précieuses conquêtes de la grâce divine, il mérita d'être surnommé. le Docteur de la grâce par sa longue et victorieuse lutte contre le pélagianisme. Toute sa carrière épiscopale n’a été qu'une suite non-interrompue de triomphes pour l'Eglise catholique. L'étendue de son génie et la profondeur de ses connaissances 86 révèlent dans ses œuvres, qui forment un cours complet de théologie, mais dont le style porte la rude empreinte d’un siècle de décadence et du génie africain (1).
APPRÉCIATION PARTIOULIÈRE DE QUELQUES OUVRAGES
le Discours.—Saint Augustin exerça, avec le plus éclatant succès, le ministère de la parole dans les discussions publiques ou privées avec les hérétiques, dans les conciles et dans la chaire sacrée.
(1) On a reproché à saint Augustin quelques inexactitudes dans ses discussions sur la grâce, mais cette remarque ne peut porter que sur la forme et se sur {a doctrine. L' romaine a élevé à sa mé- Eng le rare us glorieux monument : la statue dant
mbroisé, de saint Athanase et de sain saint Chrysostôme, soutient, os. Vatican, la chaire de saint Pierre.—Les protestants et 10e jansônis ntte LD in Aueuetn sous ND ne a prédestina- vd e pour 6 na- 2. et sur la grâce. Er ge pire ne À intitulé son livre Aug nus.
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Monases CONommé orieuse e épisde trile son e révèomplet e emie afri-