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de la cour, les vaines pensées et les trompeuses promesses des politiques. 4° L’Oraison funèbre de Michel Le Tellier. Le panégyriste y montre le ministre exerçant les saintes et paisibles fonctions de la justice au milieu des orages civils, il déplore les vains calculs des ambitieux et le vide de: cette réputation à laquelle ils aspirent et par laquelle ils veulent tromper leur néant. 50 L'Oraison funèbre de Marie-Thérèse, infante d’Espagne, reine de France. Bossuet y fait un tableau plein de charme et de grâce des vertus modestes de la compagne de Louis XIV. On remarque particulièrement dans’ ce discours le morceau relatif au bombardement d’Alger par Duquesne. L'Oraison funèbre du prince de Condé. Le génie de Bossuet s’y déploie dans une foule de magnifiques parrations où sont racontés les exploits du vainqueur de Rocroy et de Lens, et dans une admirable péroraison où toutes les conditions et tous les âges, en proie aux terreurs de l’éternité, sont cités devant le tribunal de Dieu. On remarque surtout le récit de la bataille de Rocroy, le parallèle de Condé et de Turenne, etc.
Critique.—Les Oraisons funèbres de Bossuet sont les plus beaux monuments de l’éloquence humaine. Dans ce genre il est sans rival ; il ne l’a pas créé, mais il a mis une distance immense entre lui et tous ceux qui ont tenté la même carrière, L’oraison funèbre pour iui n'est pas une espèce de panégyrique. La vie de la personne dont on entend l'éloge n’est
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qu'un point de départ, d’où l’orateur s'élève d'un vol hardi et puissant. Les réflexions qui naissent du sujet, il les enchaîne, il les condense, il en déduit urs leçon qui domine tout le discours. Dès lors il n it pas reculer devant la partie profane de son sujet, il peut célébrer les qualités mondaines de son héros : il y puisera une nouvelle force pou: courber tous les fronts sous la main de Dieu. Mais pour réaliser cette conception, il fallait être plus qu'orateur, il fallait être grand philosophe et grand poète. Bossuet est tout cela dans ses oraisons funèbres ; il est, là surtout, le vrai représentant du grand siècle (R. P. Broeckaert),
? Discours sur l’histoire universelle.
— Duvrage, écrit pour l'instruction du Dauphin, est, suivant le sentiment des critiques, supérieur sous plusieurs rapports à la Cité de Dieu de saint Augustin.
Analyse.—Ce magnifique monument d’histoire et de philosophie chrétienne comprend trois parties distinctes : 10 Za suite des temps, 2° la suite de la religion, 3° la suite des empires. (Ces trois parties embrassent tous les faits qui manifestent, depuis la création du monde jusqu’à Charlemagne, les desseins de Dieu sur l'humanité (1). Dans la première partie, Bossuet divise toute cette suite de siècles en douze époques comprenant les sept âges du monde
(1) On a publié en 1806 la continuation de l’ouvrage de Bossuet par l’auteur lui-même depuis 810 jusqu’à 1661. On ne doit la regarder que comme des matériaux rassemblés et non rédigés.
(2). Dans la seconde, il expose et discute les titres de la tradition religieuse, et, comme il veut asseoir sur un fondement inébranlable la vérité de la religion chrétienne, il ne laisse dans l'ombre aucun fait ni debout aucune objection. (Cette démonstration forme plus de la moitié de l'ouvrage. Dans la troisième partie, il fait la revue des empires qui se sont succédés, il se livre aux plus hautes considérations et caractérise les grandes nations et les grands hommes qui ont joué le principal rôle dans l’histoire de l’humanité avant l’ère moderne. Cette suite des empires semble la plus belle partie de l’imposant chef-d'œuvre qu’elle termine.
Critique. —Bossuet est supérieur à lui-même dans cet ouvrage ; il y plane au-dessus de l’univers entier ; tous les âges, tous les pays, tous les personnages fameux sont devant lui; les événements divers s’assemblent et s’ordonnent sous son regard ; il en voit les causes et les effets. Les nations naissent et meurent ; il les marque avec leur caractères particuliers et signale la source de leur prospérité comme de leur décadence ; il domine tout cet ensemble et toute cette suite immense ; il semble être Moïse qui proclame les décrets, les jugements et les œuvres de Dieu. On a dit que Bossuet, dans discours, rap-
(2) Ces douze époques sont : 1 Adam ou la création; 2 Noé ou le déluge ; 3 la vocation d'Abraham ; 4 Moïse ou la loi écrite; 6 la prise de Troie ; 6 Salomon ou la fondation du temple ; 7 Romulus ou Rome bâtie ; 8 Cyrus ou le pouple de Dieu délivré ; 9 Scinpion ou Carthage vainoue ; 10 la naissance de Jésus-Christ; 11 Constantin ou la paix de . l'église ; 12 Uharlemagne ou l’établissement du nouvel empire.
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portait tout à la religion : c'est que la religion étant la cause de Dieu, c’est pour elle que tout a été fait et que tout subsiste. (L'abbé Deguerry).
8° Sermons.—Lorsque Bossuet, au sortir de sa retraite, se. fit entendre d’abord à Metz, puis à Paris, il subjugua la ville et la cour par l’ascendant de son génie. On l’appelait partout et il suffisait à tout. Cette prédiction incessante n'épuisait pas sa fécondité, mais elle explique la forme sous laquelle nous sont parvenus la plupart de ses sermons, dont il ne reste guère que des canevas. Dans les circonstances ordinaires, le grand orateur se contentait de fixer le plan du discours, de coordonner les idées et de préparer le développement des passages les plus importants, ceux surtout qu’il tirait des saintes Ecritures. Il excellait à s'approprier ces sublimes inspirations et à répandre une teinte biblique sur tout son langage. Tel nous apparaît Bossuet jusque dans ses ébauches les plus incomplètes, Mais quand le sujet ou la circonstance commande plus de soin, quand il s’agit, par exemple, de célébrer la Royauté de Jésus- Christ, ou son Sacerdoce éternel, ou le Triomphe de la croix, ou l'unité de l'Eglise, il s'élève d’un vol hardi et aisé, et l’on reconnaît l’Aigle de Meaux à la hauteur. de ses vues comme à la puissance de ses mouvements (1).
JUGEMENTS DIVERS. — La Harpe dit des Oraisons funèbres :
(1) Le sermon sur l'unité de ag a été prononcé dans la célèbre assemblée du Fe « en 1682.-—-Cette appréciation des sermons de Bossuet est du B. P. Broeckaert.
— “ à RSS n SET =
REP PEER A SRE PR u ane
“Ce sont des chefs-d’œuvre d'une éloquence qui ne ponvait avoir de modèle dans l'antiquité, et que personne n’a égalée
* depuis. Bossuet ne s’y sert pas de la langue des autres hom-
mes ; il fait la sienne ; il la fait telle qu'il la lui faut pour lu manière de parler et de sentir qui est à lui.”
Massillon a dit de Bossuet, du haut de la chaire, dans l’éloge du Dauphin, ‘ qu’il ne lui manque que d’être né dans les premiers temps pour avoir été la lumière des conciles, l'âme des Pères assemblés, dicté des canons, et présidé à Nicée et à Ephèse.”
… ** Bossuet, dit M. de Chateaubriand, est plus qu’un historien, c'est un Père de l'Eglise, c'est un prêtre inspiré, qui a
res le rayon de feu sur le front, comme le législateur des
ébreux.
En parlant du Discours sur l’Æistoire universelle, M, Saint- Marc Girardin dit dans ses Æssais de littérature et de morale : ‘« Quelle admirable revue de tous les peuples ! comme ils viennent tour à tour devant Bossuet témoigner de leur fai-
‘blesse et avouer que Dieu seul est grand !... Dieu est par-
out, il change et renouvelle à son gré la figure du monde : et à la voix de Bossuet, l'antiquité semble se réveiller du tombeau pour s’entendre révéler ce Dieu inconnu qui présidait à ses destinées, et qui eot le seul qu’elle n'ait point adoré.’’
M. Patin, dans ses Mélanges de littérature ancienne et mo-
derne, dit des Oraïsons funèbres : ‘Ce genre d’éloquence, que
dut ignorer l'antiquité païenne et qui naquit sur les tombes des premiers chrétiens, Bossuet semble l'avoir créé, tant il se l'est rendu propre. Ce n’est pas à tort que l'admiration publi. que, parmi ses chefs-d’œuvre oratoires, a particulièrement adopté ses Oraisons funèbres. Il y a rassemblé et reproduit en traits plus sublimes encore, et sous une forme plus correcte et plus pure, tout ce qu'il avait répandu ailleurs de pensées fortes et profondes sur la vie et la mort, le temps et l'éternité. ” (1).
Fénelon.
1081. ins Norios.—Fénelon naquit en 1615 au château de Fénelon en Périgord, d’une ancienne et illustre famille. Il fit ses études théologiques au séminaire de
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(1) On peut lire les Lettres eur Bossuet par M. Poujoulat.
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Saint-Sulpice à Paris (2). Envoyé, quelques années
plus tard, comme missionnaire dans le Poitou, l’Aunis et la Saintonge pour travailler à la conversion
des protestants, il exerça avec succès ce ministère de
paix et de charité. Il fut-ensuite nommé précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Le
grand roi, qui n'avait jamais manifesté de bienveil-
lance à l'égard de Fénelon, le récompensa cependant de ses services en le nommant archevêque de Cambrai. Il fut sacré par Bossuet avec lequel il avait été lié d’une étroite amitié jusqu’au jour où la question du quiétisme, envenimée par le jansénisme, mit la division entre eux. Fénelon, en disgrâce à la cour, ne cessa d'illustrer le siège de Cambrai par ses talents et par ses vertus. Il mourut saintement en 1715. PRINOIPAUX OUVRAGES. — Le Traité de l'éducation des filles, excellent ouvrage composé par Fénelon après avoir été pendant dix ans supérieur de la maison des Nouvelles-Catholiques (1) ; le Traité du
ministère des pasteurs, où il prouve contre Îles
réformés la perpétuité de la prédication et de l’autorité dans l'Eglise catholique ; l’Explication des maximes des scints qui se rattache à sa lutte contre
(2) Fénelon, dans sa retraite, aimait, à projeter de lointaines entreprises. La ferveur de son zèle lui inspira d'abord le dessein de se consacrer aux missions du Canada. Il tourna ensuite ses regards vers le Levant, vers la Grèce où l’appelait son imagination poétique et relipo il désirait saluer à la fois ie ter et l'Eglise de Corinthe,
cap Sunium, témoin des ts de Platon et l’île de ge toute pleine des visions de saint Jean. pr craintes de sa famille et 1 faiblesse de son tempérament firent ces projets et il dus toute sa vie à l'Eglise de France.
Etablissement où les tes nouvellement () : D re pos nou converties
244 TROISIÈME OATÉGORIE
Bossuet en faveur du quiétisme (1) ; les Dialogues des morts ; les Fables en prose, l'Examen de la conscience d'un roi et les Aventures de Télémaque, (ces quatre ouvrages ont été écrits pour l'instruction du duc de Bourgogne) ; les Aventures d'Aristonoüs ; les Dialogues sur l'éloquence et une Lettre à l'Académie ; le Traité sur l'existence de Dieu ; une foule d’opuscules réunis sous le titre d'Œuvres spirituelles ; des Lettres sur la religion qui sont des modèles de discussion et de style ; enfin des Sermons sur différents sujets.
APPRÉCIATION GÉNÉRALE.— ‘“ Prononcer le nom de Fénelon, dit M. Chantrel, c’est rappeler ce qu'il y a de plus suave et de plus harmonieux dans l’éloquence, de plus aimable dans la vertu, de plus persuasif même dans le raisonnement.” Fénelon est de tous les contemporains de Bossuet, le seul qu’on puisse mettre en parallèle avec lui. Génie précoce, souple et fécond comme lui, également versé dans l'étude de l'antiquité, il suivit la même carrière avec le plus grand succès. Le titre de Cygne de Cambrai, qui lui a été décerné, caractérise Fénelon et indique le contraste entre lui et l’Aigle de Meaux, Ce n'est pas a dire qu'il manque d'énergie et d’élévation, mais son principal attrait procède de la douceur de son âme, de l'harmonie da ses facultés, de son goût pur et délicat. ‘ Son style, dit M. Villemain, n'est jamais celui d'un homme qui veut briller ; c’est celui d’un
: (2) Ce livre fat condamné en cour de Rome. :Fénelon s'honora par sa soumission immédiate et complète à la sentence du saint-siège.
alogues a consie, (ces on du
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homme possédé de la vérité et qui l’exprime comme il la sent, du fond de l'âme.” Par ses travaux sur l’éloquence et sur l'antiquité, Fénelon s’est placé au premier rang parmi les critiques,
APPRÉCIATION PARTIOULIÈRE DB QUELQUES OUVRAGES
1° Télémaque.—Les Aventures de Télémaque constituent un magnifique poème en prose qui tient de l'épopée et du roman, qui exprime tout ce que l’antiquité a produit de plus parfait, relevé et spiritualisé par les idées et les sentiments du christianisme, et où l’auteur lutte avantageusement avec Homère, avec Sophocle et avec Virgile.
Analyse.—Les voyages de Télémaque, à la recherche d'Ulysse, son père, qui tardait à revenir du siège de Troie, forment le sujet du livre. Le jeune héros, conduit par la déesse Minerve, sous la figure du . sage Mentor, parcourt divers pays où se succèdent pour lui les aventures les plus merveilleuses Il revient enfin à Ithaque où il reconnaît son père chez le fidèle Eumée.
Critique.—Ce charmant récit renferme le résumé des leçons du Mentor chrétien à son royal élève : tout y est dirigé vers ce but, et cependant tout y est si bien varié, si bien conduit, que la lecture en est Ë
aussi agréable qu’utile. Le style est pour beaucoup if dans ce résultat. (C’est une prose poétique, aux l
images gracieuses, aux contours harmonieux : c'est
une Odyssée; perfoctionnée par un goût exquis :eb une pensée plus haute (R. P. Broeckaert). (1) |
2 Discours.--Le prémier soin de Fénelôn était d’instruire les clercs d’un séminaire qu'il avait fondé ; comme Bossuet, il ne dédaignait pas de faire le catéchieme aûx enfants de son divoëse. ‘Il montait souvent dans la chaire de son. Eglise, et, se livrant à son cœur et à sa foi, il parlait sans préparation et répandait tous les trésors de son facile génie.
Analyse. —Les sermons de l’Archevêque de Cambrai, la plupart improvisés, n'ont pas été. recueillis. Il n’en a écrit que fort peu. Les plus célèbres sont : le sermon sur le Sacre de l'évêque de Cologne, prononcé à Lille et celui sur l’Epiphanie, prononcé à Paris, dans lequel il décrit les motifs de joie et les motifs de crainte que doit inspirer aux chrétiens la vocation des gentils. Il faut citer également l’admi- “rable discours sur lés Missions étrangères, et celui que prononça Fénelon por ad il fut reçu à l’Académie française.
Critique.--Dans la chaire chrétienne, comme ailleurs, Fénelon consacre ses efforts à convaincre et à émouvoir. Ila l’onction, l'abondance, le. naturel des Pères de l'Eglise ; rien n’est comparable à la majestueuse. simplicité, à la noble aisance de son langage. Les sermons que nous possédons de lui,
ai pr avait diviss lui-même son ou en 18 Livres, mais il en 14 livres. à puisse , Qui croyait voir une sais dans le T ma, en D ge bo mais il s’imprima ane nact dans plusieurs lan-
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attestent lé génie le plus aimable, le plus facile et le plus heureusement doué qui se. soit produit daus cette brillante époque : ce n’est pas la sublimité de Bossuet, et moins encore la vigueur de Bourdaloue, mais quelque chose d’élevé et d'insinuant qui remue les âmes, qui les échauffe et les pénètre comme ue pure lumière.
8° Dialogues des morts.—Cet ouvrage, que Fénelon ne destinait pas à la publicité, a été composé pour l'instruction du duc de Bourgogne.
Analyse. —Ces dialogues, au nombre de soixantedouze, sont divisés en deux parties : ceux entre les anciens et ceux entre les modernes. On peut citer parmi les principaux : Achille et Homère, ou moyen de faire naître dans le cœur d’un jeune prince l'amour des belles-lettres et de la gloire ; Solon et J'ustinien, ou idée juste des lois propres à rendre un peuple heureux ; Louis XI et le cardinal de la Balue, ou un prince mécliant rend ses sujets ‘traîtres et
infidèles ; Charles-Quint et François 1er, ou la jus-
tice et le bonheur ne se trouvent que dans la bonne foi, la droiture et le courage ; etc.
Critique.—Les Dialogues des morts sont des leçons d'histoire et de morale. Fénelon présente à son élève les tableaux les plus philosophiques de l’histoire, il veut fixer son opinion sur le mérite réel des
. hommes célèbres. Il les évoque de leurs tombeaux et leur fait dire la vérité sur eux-mêmes. Le style de
cet ouvrage affecte les tons les plus variés ; la sagesse
248 TROISIÈME OATÉGORIE
prend ici toutes les formes, mais elle est toujours accompagnée de grâces insinuantes. .
& Dialogues sur l’éloquence.—Ces dialogues sont au nombre de trois ; on y joint ordinairement la Lettre à l'Académie. Les Dialogues sur J'éoquence embrassent les principales parties de l’art oratoire et surtout de l’éloquence sacrée : ils forment un excellent traité de rhétorique et de style et ont assuré à Fénelon une place éminente parmi les critiques. “ Nous n'avons dans notre langue, dit M. Villemain, aucun traité de l’art oratoire qui renferme plus d'idées saines, ingénieuses et neuves, une impartialité plus sévère et plus hardie dans les jugements. Le style en est simple, agréable, varié, éloquent à propos, et mêlé de cet enjouement délicat dont les
anciens savaient tempérer la sévérité. didactique. Cette production appartient à la jeunesse de Fénelon ; et l’on y sent partout ce goût exquis de simplicité, cet amour pour le beau simple qui fait le caractère inimitable de ses écrits.”
JUGEMENTS DIVERS. — ‘On sent, dit La Bruyère, la force et l’ascendant de ce rure esprit, soit qu’il prêche de génie, soit qu'il prononce un discours étudié et oratoire, soit qu'il explique ses pensées dans la conversation ; toujours maître de l'oreille et du cœur de ceux qui l’écouteut, il ne leur permet pas d’envier ni tant d’élévation, ni tant de facilité, de délicatesse, de politesse.”’
‘6 À la vue des tableaux si riches et si variés que nous présente Fénelon dans son sermon sur l’ÆEpiphanie, s’écrie le cardinal Maury, hésiterons-nous un seul instant d'appeler par acclamation l’immortel archevêque de Cambrai au premi-r rang de nos orateurs ? Ce n’est pas la multitude, c'est l’importance des titres qui fixe les places dans le temple de la
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s dialolinairelues sur de l’art orment x et ont les cridit M.
enferme > imparrements.
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génie, oit qu'il y maître eur perité, de
pus prée le careler par premi-r gt l’im.le de la