‹ Manuel d'histoire littéraire [microforme]Chapitre 91 sur 95 · AGES · texte numérisé non relu

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cessifs, dont le premier portait ce titre modeste : Fables mises en vers, par M. de La Fontaine.

Analyse.—Le chef-d'œuvre du premier livre et l’une des plus belles fables de tout le recueil, est le Chêne et le Roseau, où l’on admire la vérité des mœurs à propos d’un arbre et d’une plante. Dans le second livre, on distingue le Lion et le Moucheron, dont le début est si martial et qui offre une description de combat digne de l'épopée. Le troisième commcnce par le Meunier, son Fils et l'Ane, et finit par le Chat et le vieux Rat, deux chefs-d'œuvre. Les plus belles fables du quatrième livre sont : /e Jardinier et son Seigneur, scène comique et morale supérieurement tracée, et l'Alouette et ses petits, tableau plein de mouvement et de vérité, où tout est action et image. Le cinquième livre contient Ze Renard ayant la queue coupée, qui est une piquante satire. Dans le sixième, on remarque surtout Phébus et Borée, qui offre un contraste poétique entre l’impuissante fureur du vent et la douceur victorieuse du soleil. Le septième livre s'ouvre par es Animaux malades de la peste, qui passe à juste titre pour un des chefs-d’œuvre de la iangue française, et contient deux autres fables célèbres : Ze Coche et la Mouche, la Laitière et le Pot au lait, qui se distinguent par la vérité des mœurs, l’habile peinture des caractères et les effets d'harmonie. Dans le huitième livre, il faut citer : Za Mort et le Mourant, la plus pathétique de toutes les faules ; le Savetier et le Financier, scène

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