I. es deux espèces les mieux connues sont
Le Naja vulgaire ( Naja vulgaris, Durn.), plus connu sous le nom de Serpent à lunettes, à coiffe, Cobra dicapello, qui atteint jusqu’il l'",30 de long. 11 habite la côte de Coromandel et quelques partie de l’Inde. Il doit son nom vulgaire ;i des raies noires situées au-dessus des yeux, et qui représentent un pincenez. Il est jaune en dessus, à reliefs bleuâtres, et blanc sous le ventre.
Le Naja iiaje, Dum., ou Aspic, commun en Egypte. 11 n’a que 60 à 65 centimètres de long; il est de couleur verdâtre ta- !
REPTILES
COELOPELTIS.
cheté de brun. Il a la singulière propriété de se roidir comme un bâton lorsqu’on le serre au cou. C’est, dit-on, un Serpent de cette espèce qui causa la mort de Cléopâtre.
C’est encore au groupe des Serpents protéroglyphes qu’il faut rapporter I’Elaps, ou Serpent corail, recherché comme panacée dans quelques contrées; les Hydropiiis, etc., dont la queue est comprimée et qui vivent dans les mers de l’Inde et de l’Australie; leur venin ne le cède en rien à celui de la Vipère.
COELOPEL'I 1S.
Les Coelopeltis ( Cœlopeltis , Wagl.) (de x.oTXoç, creusé, et 7TÉX-n, bouclier) sont des Serpents opisthoglyphes qui ont presque tous les caractères des Couleuvres proprement dites ; leur vertex est concave, garni de grandes plaques.Chez les adultes, les écailles du dos sont ovalaires, concaves, celles des cotés sont grandes, lisses, planes, presque carrées.
Il existe en France une espèce de ce genre, le Coelopeltis i maillé (Cœlopeltis insignitus, Wagl.), nommé aussi Couleuvre maillée, Couleuvre de Montpellier. On le trouve aux environs de Montpellier, dans le sud de l’Europe et le nord de l’Afrique. Les morsures de ce Reptile n’ont, jusqu’à présent, déterminé aucun accident; elles n’étaient faites qu’avecles dents antérieures, car les crochets postérieurs, recevant un venin assez actif, auraient déterminé des accidents, s’ils avaient entamé les chairs.
Aucun des autres Serpents opisthoglyphes n’habite l’Europe.
Serpents non venimeux.
Quelques Serpents opisthoglyphes peuvent, nous venons de le voir, ne pas déterminer d’accidents, malgré la présence de crochets a venin ; ceux dont la description suit ne peuvent pas être venimeux. Ils diffèrent des précédents par l’absence des crochets; les écailles sont le plus souvent lisses ou faiblement carénées. Les espèces et les genres sont excessivement nombreux; nous n’en citerons que quelques-uns.