‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 112 sur 155 · BOAS · texte numérisé non relu

BOAS

Les Boas (Boa, Wagl.) diffèrent des Pythons en ce qu’ils n’ont point de fossettes aux lèvres, que les écailles du dessus de la tête sont de plus en plus petites d’avant en arrière, que les plaques > sous-caudales ne sont pas divisées en deux pièces. Ils vivent dans les forêts, sur les arbres, et jamais dans les eaux. Ils ne se trouvent qu’en Amérique. Les espèces connues sont le Boa ! constricteur, qui atteint une longueur de plus de h mètres; il vit dans les parties orientales de l’Amérique du Sud.

Le Boa diviniloque, qui habite les Antilles; il a de 2 à 3 mètres de long.

Le Boa empereur, moins grand que le précédent. Il vil au Mexique.

REPTILES. — TROPIDONOTES. 331

Le Boa chevalier, qui n’atteint même pas 2 mètres. On lp trouve au Pérou.

TROPIDONOTES.

Les Tropidonotes ( Tropidonotus , Kuhl.) (derpo-mç, carène, et de v5>to«, dos) sont désignés dans notre pays sous le nom de Couleuvres. Ils se distinguent des Vipères par leur al> sence de crochets à venin ; par les plaques, ordinairement au nombre de neuf, qui garnissent leur vertex; les mâchoires sont allongées et permettent une forte dilatation de la bouche. La queue est, !i la hase, du même diamètre que le tronc. Les écailles de la queue sont sur deux rangs. Ces Serpents vivent le plus souvent dans le voisinage des eaux et nagent avec facilité. Ils se nourrissent de souris, de rais, de mulots, de grenouilles, do crapauds, etc.

Ce sont des animaux timides qui fuient h l’approche de l’homme; ils ne mordent que lorsqu’on les saisit ou les blesse. Leur morsure est bien différente de celle des Vipères comme aspect, et n’est pas venimeuse. Elle présente deux séries courbes de plaies qui se regardent par leur face concave ; la série supérieure se compose de quatre rangs ; deux à droite, deux à gauche, tandis que l’inférieure n’en présente qu’un seul; toutes les plaies sont à peu près égales en étendue.

Les espèces les plus connues sont :

•Le Tropidonote a collier (2’ropidonotus natrix, Dum.), ou Couleuvre à collier, commune en France.

On ne peut la confondre avec les Vipères. Elle n’a pas de crochets h venin. Le sommet de sa tète porte neuf grandes plaques. Il n’y a pas de distinction très-marquée entre le Fig corps et la queue. La carène des écailles est peu prononcée. La couleur du corps est cendrée, mais il existe sur le cou des écailles blanches qui forment un demi-

colliercompris, au-dessus et au-dessous, entre des taches triangulaires noirâtres. Sa longueur varie de 0,n,G0 à lu,,âO. Elle habite les prairies, les bords des fossés et des bois, se nourrit d’insectes, de vers, de grenouilles, de crapauds, etc., qu’elle prend vivants. Elle est ovipare ; ses œufs sont nombreux et éclosent vers le mois de juin. On la mange dans cerlains pays; on en a fait des bouillons vantés autrefois contre les rhumatismes.

Le Tropidonote vipérin ( Tropido notus viperinus, Schl.), ou Couleuvre vipérine, qui, au premier abord, offre la plus grande ressemblance avec la Péliade. Elle s’en distingue par l’absence de crochets ii venin, par 1rs grandes plaques et surtout pas l’écusson qui garnissent son vertex. La carène des écailles est peu prononcée. Elle est d’un gris verdâtre ou d’un jaunesale, et n’atteint guère que 60 centimètres de long. On la trouve dans les environs de Paris, dans le midi de la France.

Le Serpent d’Esculape ( Coluber Esculapii, Sh.) est plus grand que les Couleuvres de notre pays. 11 habite l’Italie, a Hongrie, l’illyrie, est brun sur le dos, jaune-paille sous le ventre et sur les côtés.

Fig. 114. — Serpent d’Escu lape.

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