REPTILES. — CHÉLONIENS
marginales parallèles. Les pattes ont cinq doigts; les postérieures n’ont que quatre ongles. Le plastron est mobile en arrière. C’est la plus grande des Tortues d’Europe, son maximum de longueur est 50 centimètres.
J La Tortue moresque ( Testudo mauritanica, Dum.),ou Tortue de terre d'Afrique, qui est commune aux environs d’Alger. C’est elle qu’on expédie à Paris en grande quantité. Elle a presque tous les caractères de l’espèce précédente, mais elle porte un gros tubercule conique à chaque cuisse; sa carapace est moins oblongue, d’un vert-olive mêlé de brun, ou jaune brun avec des taches noires brunâtres. Elle atteint la taille de 25 centimètres.
ILa Tortue grecque ( Testudo grœca, L.) , qui se trouve dans l’Europe méridionale et sur les cotes de la Méditerranée. Elle diffère des précédentes par son plastron immobile, par sa carapace ovale, entière, plus large en arrière qu’en avant, sa queue longue. Les écailles de sa carapace sont marbrées de jaune et de noir. Sa chair donne un bouillon rafraîchissant. Les plus longues ont 28 centimètres de long. On connaît un grand nombre d’autres Tortues de terre; toutes habitent hors de l’Europe. Un des indi-
Svidus qui offrent la plus grande taille est la Tortue éléphantine, qu’on pouvait voir vivante, au mois de janvier 1865, au parc d’acclimatation ; sa longueur atteint l,n,qo cent.
Les Élodites, ou Tortues lacustres, diffèrent des Tortues terrestres par leurs doigts, qui sont longs, légèrement palmés, avec des ongles moins forts. Leur carapace est moins bombée, elles peuvent y rentrer la tête et les membres. Elles habitent de préférence les marécages, se nourrissent de poissons et d’animaux aquatiques. Ce groupe est formé en grande partie par :
Les Emydes ( Emys , Dum.), qui se reconnaissent it leur plastron large, immobile, comme celui des vraies Tortues, à leur queue allongée. Leurs pattes ont cinq doigts, les postérieures n’ont que quatre ongles. On n’en trouve en Europe que deux espèces : I’Emyde Caspienne ( Emys ôaspica, Dum.), qui habite les bords de la mer Caspienne et la Morée, et I’Emydede Sigriz (Emys Sigriz, Dum.), qui vil en Espagne.
Et parles Cistudes {Cistudo, Flem.), qui diffèrent des précédentes par leur plastron qui est très-mobile, s’applique sur la carapace comme un couvercle, et n’y est uni que par un simple
VEUTÉBltÉS.
cartilage: le corps est placé dans une véritable boîte. Toutes les pattes ont cinq doigts; les antérieures portent cinq ongles, les postérieures n’en ont que quatre. L’espèce la plus connue est la Cistude européenne ( Cùtudo curupœa, Gray). Elle habile le sud et l’ouest de l’Europe. Sa carapace est ovale déprimée, de couleur générale noire, marquée de taches jaunes rayonnantes. On l’employait de préférence pour la fabrication des bouillons de Tortue; on mange sa chair, qui est peu appétissante. De toutes les espèces de Cisludes, celle qui ressemble le mieux à une boîte est la Cistude de la Caroline : sa carapace est ovale globuleuse, noirâtre ou brunâtre, tachetée de jaune, etc. On la trouve en Amérique, depuis la baie d’Iludson jusqu’aux Florides.
La famille des Tortues paludinesest très- riche en espèces.
Les Potamites, ou Tortues fluyiatiles, diffèrent des Tortues précédentes par leurs pattes, qui sont aplaties, à doigts réunis jusqu’aux ongles par une membrane, et qui deviennent de véritables rames. Trois de ces doigts sont munis d’ongles, les deux autres soutiennent les membranes natatoires. La carapace est molle, très-déprimée, couverte d’une peau flexible. Le cou est allongé; les mâchoires osseuses, ouvertes d’une peau en forme de lèvres. Les narines sont prolongées en tube court, les yeux sont saillants. Les représentants de celle famille ne sont pas européens, ils vivent dans les rivières, les fleuves et les grands lacs des pays chauds; ils sont très-voraces, très-agiles; on redoute leurs morsures. Leur chair est estimée.
Les Tiialassitesou Tortues marines, ont une carapace large, déprimée, cordiforme ; les pattes inégales, aplaties; les doigts réunis et conformés en rames ou en nageoires ; les mâchoires sont revêtues d’un étui corné. Elles se subdivisent en Ciiélonées, qui ont la carapace couverte d’écailles cornées, et un ou deux ongles â chaque patte, et en Spiiargis, dont la carapace est couverte d’une peau coriace, et qui n'ont pas d’ongles aux pattes.
La Ciiélonée franche ( Chelunia Midas, Sehw.), ou Torlue franche, se reconnaît aux plaques de sa carapace, qui ne sont pas imbriquées et dont le nombre est de treize seulement. Le premier doigt de chaque patte porte seul un ongle. La carapace est ordinairement jaune brun, marquée détaches marron. Elle