TRUFFES
Les Truffes (Tuber, Midi.) sont des Champignons qui vivent sons terre, hors de l’infiuence de la lumière ; dont le mycélium, à peine reconnaissable, n’a quelquefois qu’une très-courte durée et consiste en filaments byssoïdes d’une extrême ténuité. Elles forment des masses de couleur plus ou moins foncée, sont lisses, ou présentent à leur surface des verrues, des pyramides surbaissées trèsrégulières. Lorsque l’on coupe une Truffe (fig. 168), la section montre des lignes blanches formant une sorte de marbrure. Ces lij gnes indiquent la présence île canaux qui sont gorgés d’air, et lorsque par pression sous l’eau on a chassé cet air, la coupe apparaît d’une teinte uniforme. Tous les petits canaux d’aspect blanc débouchent au dehors par un orifice dont ,1a si- BOCQUILT.ON. 20.
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tualion est variable; dans la Truffe violette, ils occupent le sommet des verrues. Ainsi une Truffe se compose de deux tissus : l’un de couleur plus ou moins foncée, transparent, dense, humide, parenchymateux ; l’autre blanc, opaque, filamenteux, qui limite les
cavités ou canaux. Le premier engendre les sporanges, conceptacles ou thèques, le second reste stérile. C’est dans le tissu qui avoisine les parois des canaux blancs que se développent les thèques. Elles consistent en cellules terminales occupant l’extrémité d’un filament du tissu fertile; sont obovales; contiennent un liquide avec granulations que l’iode colore en brun rouge foncé, et qui foi ment un nombre plus ou moins considérable despotes (fig. 169 . Ces spores sont tantôt unies, tantôt garnies d éminences pointues selon les espèces qu'on examine. Les thèques, comme les spores, ont une double membrane.
On regarde les Truffes comme aphrodisiaques.
a, tlièque contenant deux spores; 6, spore avec rupture de lu membrane externe (fui. ).
Fig. 170.— Morille commune.