ORONGES
dont la base reste attachée au pied et forme une sorte de gaine. Le chapeau est d’un beau rouge; d’abord convexe, il devient plus tard à peu près plan. Le pédicule est plein, jaune, lisse, muni d’une collerette. Les lames sont épaisses, larges, sinueuses(fig. 176).
Fig. 176. — Oronge vraie.
Ce Champignon est blanc intérieurement. 11 se montre vers la fin de l’été, particulièrement dans les bois de Châtaigniers ; on le trouve dans l’ouest et le sud de la France. 11 est comestible, passe pour très-fin et très-délicat.
Amanite rougissante. — L’Amanite rougissante (. Amanita rubescens, Pers.), ou Galmotte, Golbelle, diffère peu de l’Oronge. Son chapeau est rouge, légèrement écailleux, à peu près plan à 1 âge adulte, et a de 10 à 12 centimètres de diamètre. Le stipe est renflé â la base, et conserve les traces de la volve. Les lames sont larges, inégales, blanches. Ce Champignon est comestible et commun dans les clairières de l’est de la France.
Fausse Oronge. — La Fausse Oronge (Amanita muscaria, Pers. ) ou Agaric mouche, est un des Champignons les plus vénéneux,
CHAMPIGNONS
celui qui produit le plus souvent des accidents, à cause de sa ressemblance avec l’Oronge vraie. Ce n’est qu’en comparant un à un les caractères de ces deux Champignons qu’on pourra les distinguer l’un de l’autre. L’Oronge vraie est complètement enveloppée par la volve; l’Oronge fausse n’est enveloppée qu’en partie. La surface du chapeau de l’Oronge vraie est sèche; celle du chapeau de la Fausse Oronge est visqueuse : c’est pourquoi elle conserve souvent surdon chapeau des parcelles de la volve qui apparaissent comme autant de taches blanches. Les lamelles et le slipe de l’Oronge vraie sont jaunes; les lamelles et le slipe de la Fausse Oronge sont blanches. On rencontre ce Champignon dans les bois, pendant l’automne.
Amanite a verrues. — L’Amanite a verrues ( Amanita verrucosa, Bull.), ou Fausse Galmotte, ne diffère de l’Amanite rougissante que parles verrues terminées en pointe de la face supérieure du chapeau. C’est un Champignon vénéneux qu’on trouve dans les mêmes endroits que la vraie Galmotte.
Amanite dulbeuse. — L’Amanite bulbeuse ( Amanita bulbosa, Larn.), ou Oronge ciguë, est un Champignon muni d’une volve; il est très-vénéneux, d’une odeur vireuse ou de viande putréfiée, d’une saveur désagréable. 11 comprend plusieurs variétés caractérisées par leur couleur : la, blanche, la jaunâtre, la verte. Leur chapeau est convexe; la peau se détache très-difficilement delà surface supérieure. Le slipe est creux à la maturité, et atteint une longueur de 10 à 12 centimètres; il est renflé à sa base, entouré comme d’une gaine par les débris de la volve. Les lames sont blanches et de longueur inégale. Des trois variétés, c’est l’Amanite bulbeuse blanche qui produit le plus d’accidents, parce que sans un examen minutieux, on peut la prendre pour l’Agaric comestible. L’Amanite bulbeuse se rencontre plus particulièrement en automne, dans les bois ombragés.
Ces cinq dernières espèces appartiennent au sous-genre Amanite, caractérisé ainsi :
Chapeau régulier, convexe. Slipe central, plus ou moins renflé à sa base, avec canal central. Lamelles libres, minces, à bords parallèles. Volve entière ou incomplète, recouvrant d’abord le Champignon et laissant des débris au chapeau ou à la base du stipe.
BULETS.
Chanterelle comestible. — La Chanterelle comestible ( Çantharellus cibarius. Fries) se distingue très-facilement des Agarics par son chapeau d’abord convexe, qui devient ensuite concave, en forme d’entonnoir, à bords sinueux; par son pied court, qui se continue avec la face inférieure du chapeau sans démarcation nette, par les replis dichotomes décurrenls qui remplacent les lamelles des Agarics et sont tapissés par riiymenium (lig. 177). Ce Champignon est d’un beau jaune d’or, se montre de juin â octobre dans les taillis des environs de Paris, et est comestible. Il est connu sous les noms de Chevrette, Cheveline, Gérillc, Gi-
raudet, Gingoule, Jeannelet, ^ ^ CImutorell(J coinestible. Mousseline, Crête-de-coq, etc.,
Il forme un genre à part, caractérisé par la disposition de l’hyménium.