‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 14 sur 155 · HOLOTHURIES · texte numérisé non relu

HOLOTHURIES

contractile; l’autre est pour les viscères: il présente un grand nombre de ramifications enchevêtrées avec l’appareil respiratoire, et un grand vaisseau contractile logé dans le mésentère, membrane double qui relie entre elles les anses intestinales. Ces deux systèmes paraissent communiquer l'un avec l’autre.

La respiration s’effectue d’une manière toute particulière. L’eau entre par l’anus, pour se rendre dans un double appareil arborisé qui s’étend dans la cavité du corps, jusque près de l’extrémité antérieure, appareil qui a été désigné sous le nom de trachée aquifère. L’animal peut, à volonté, remplir ou vider ce réservoir, et apporter ainsi dans son intérieur l’air dissous dans l’eau. Dans les mouvements énergiques de contraction, il peut expulser totalement sa trachée au dehors, ainsi que son tube digestif, qui est, comme nous l’avons dit, à peine adhérent aux parties internes des téguments.

Les zoologistes signalent la présence, dans ces animaux, d’un système nerveux, qui serait un collier entourant l’œsophage, envoyant des filets nerveux aux bandes musculaires longitudinales des téguments et aux tentacules.

En expulsant de leur trachée l’eau qu’elle coutient, les Holothuries impriment à leurcorps un mouvement qui les fait progresser en avant.

L’étude de leurs organes génitaux est encore peu avancée. Elles sont unisexuées. On regarde comme organes mâles des cæcums ramifiés, d'un blanc laiteux, qui ont un conduit excréteur aboutissant entre les tenlatules buccaux, et comme organes femelles, des utricules allongés, d’un rouge pâle, qui s’étendent jusqu’à l’extrémité postérieure du corps. Les Holothuries se reproduisent par des œufs; quelques auteurs admettent aussi qu’elles se reproduisent par scissiparité.

A l’époque de la renaissance, ces animaux étaient désignés sous le nom de Purgamenta maris. Linné, faisant allusion à leurs habitudes, les appelait Priapes. On a donné à certaines d entre elles le nom de Concombres de mer, comme pour rappeler les côtes qu’on remarque sur leur corps. On les trouve sur tous les rivages, fouillant le sable ou fixées aux polypiers. L espèce comestible la plus estimée, celle qui est l’objet d’un immense rommerco dans les îles de la Malaisie et de la Chine.

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