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qu’elle perce à son extrémité (1); si elle appartient h un embryon dicolylédoné , elle est nue dans la très-grande majorité des cas.
Le plus souvent la racine s’enfonce verticalement dans le sol, non, comme on l’a dit h tort, pour chercher sa nourriture, pour fuir la lumière, mais comme si elle était sollicitée par l’action de la pesanteur. Chez un grand nombre de parasites, la racine se fixe par son extrémité sur le végétal qui doit fournir les sucs nourriciers.
L’expérience a démontré que la racine, une fois formée, ne s’allonge ni dans toute sa longueur, ni par l’extrémité même; l’élongation n’a lieu que dans une très-petite étendue, située un peu au-dessus de la pointe.
Racines pivotantes. — Racines fasciculées. — A mesure que la racine grandit, elle émet latéralement, et avec beaucoup de régularité, des ramifications qu’on peut appeler de seconde génération. Ainsi, dans le Pavot, les ramifications forment deux séries verticales situées à une demi-circonférence l’une de l’autre; dans le Trèfle, elles forment trois séries verticales situées à un tiers de circonférence l’une de l’autre; dans l’Épurge, la Carotte, le Volubilis, le nombre de séries est de quatre; il est de cinq dans le Peupjier. Les nombres les plus fréquents sont deux et quatre. Les racines secondaires sont d’autant plus anciennes, qu’elles sont plus près de la base de la racine. Elles apparaissent d’abord sous forme de mamelons disposés circulairement, grandissent à leur tour; donnent des racines tertiaires qui naissent avec les mêmes dispositions que les racines sécon- ; daires. Les racines tertiaires donnent des racines quaternaires, et ainsi de suite.
La radicule allongée est souvent appelée pivot, racine principale, racine primaire; les racines qui en naissent portent le ' nom général de radicelles, et les dernières ramifications ou i fibrilles forment ce qu’on a appelé le chevelu.
Lorsque les radicelles prennent peu de développement, que la
(I) L. C. Richard avait cru, à cause do ce fait, devoir appeler les Monocoljlédonées des Endorhizes ; niais on sait aujourd’hui que plusieurs de ces plantes, notamment VIriartea cxoï'lnza, manquent de colcorhizc, tandis que certaines Dicotylédones, telles que les Capucines, les Radis, on sont pourvues.
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racine primaire, au contraire, se développe beaucoup, comme cela se voit dans le Navet, la Carotte, cette racine est dite pivotante ; lorsque la racine principale s’atrophie, que les radicelles continuent leur évolution, comme cela se voit dans le Melon, le Maïs, la racine est dite fasciculée.
Structure de la racine. — La radicule est, chez l’embryon, formée entièrement de cellules. Elle est à peine sortie de la graine, que des modifications se manifestent dans son tissu. Les cellules qui entourent son extrémité forment une enveloppe assez dure, résistante, une sorte de coiffe que M. Trécul a nommée piléorhize. Cette coiffe recouvre la partie delà racine dans laquelle se fait l’allongement; elle semble être un épiderme protecteur. Comme notre épiderme, elle est produite par la partie sous-jacente; comme lui, elle s’exfolie par cellules ou par plaques. Le tissu de la portion de la racine située au-dessus du point d’élongation a des dispositions différentes dans son intérieur, selon qu’on l’examine chez les Monocotylédonées ou chez les Dicotylédonées; mais le plus souvent, chez les unes et les autres, certaines cellules de la périphérie s’allongent en poils qui font saillie et que M. Gasparrini a nommés des suçoirs. Ces suçoirs ou poils radicaux ne se voient que sur les jeunes racines ou radicelles. ; ils disparaissent lorsque les racines vieillissent.
1° Chez les Dicotylédonées.— Une coupe horizontale de la racine | d’une Carotte se montre composée de deux parties principales : l’une périphérique, rouge-brique, succulente, c’est l’écorce; l’autre, jaune, filandreuse, centrale, entourée par l’écorce, c’est le bois. Si la coupe a été faite de manière à passer par les quatre racines secondaires qui partent du même niveau, on voit que ! ces racines partent du bois et traversent l’écorce avant de devenir libres.
A un âge peu avancé de la Carotte, lorsque son tissu était encore cellulaire, on pouvait, sur une coupe horizontale, remarquer quatre taches blanches disposées en cercle. Ces quatre taches blanches étaient recommencement de la formation de quatre faisceaux fibro-vasculaires, qu’on trouve plus tard composés de cette manière : A la partie interne, près du centre, sont des vaisseaux spiraux non déroulables; puis, en se rapprochant de la périphérie, des vaisseaux ponctués cl rayés, puis des fibres
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allongées. Ces faisceaux se multiplient avec l’âge, laissant toujours du tissu cellulaire au centre de la racine et entre eux. Le tissu cellulaire du centre constitue la moelle ; celui qui sépare les faisceaux forme les rayons médullaires. En dehors des faisceaux, une couronne de tissu reste également cellulaire, sépare le bqis de l’écorce; on la désigne par l’épithète de zone d’accroissement : c’est elle qui fourniten effet, du côté du bois, une nouvelle couche de bois, et du côté de l’écorce une nouvelle couche d’écorce. Une faible portion du tissu cortical qui environne le bois est formée de fibres claires, peu épaisses, allongées; mais ici elles sont peu nombreuses. Dans beaucoup d’autres végétaux, elles sont bien développées, et constituent le liber, portion ainsi nommée parce que ses fibres sont déposées par couches comme les feuillets d’un livre.
Le tissu qui forme l’autre partie de l’écorce est cellulaire et composé de zones concentriques dont les cellules ont des formes diverses. Les couches les plus superficielles constituent l’épiderme et sont recouvertes par une cuticule ; quelques-unes s’allongent pour former les poils radicaux. Elles n’ont que temporairement une existence active, car elles se mortifient à mesure que la racine avance en âge; aucune ne se transforme en stomate.
Ce qui varie dans la structure de la racine des Dicotylédonées, c’est l’abondance, la rareté, ou même, dans certaines plantes, l’absence de la moelle, les proportions relatives du bois et de l’écorce, etc.
En général, les racines employées comme nourriture ou comme médicament sont riches en écorce, et c’est dans les- cellules quese trouvent lesmatières utilisées. Ainsi, la Carotte n’est appréciée comme aliment que lorsqu’elle est jeune, parce qu’alors elle amasse dans son écorce des matières nutritives; plus tard, lorsqu’elle monte, qu’elle fleurit, qu’elle mûrit ses fruits, la provision alimentaire s’épuise, l’écorce s’appauvrit, et la racine n’est plus guère qu’un tissu filandreux sans saveur. Il en est de même pour la racine du Navet, du Radis, etc. C’est l’écorce de la racine qui contient les principes médicamenteux chez les Ipécacuanhas, les Gentianes, les Valérianes, l’Aconit, le Grenadier, le Simarouba, etc.
’i° Chez les Monocolylédonces. — Une coupe horizontale de la
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cine du Maïs est composée de la manière suivante : Au centre, est du tissu cellulaire à cellules pressées, ressemblant beaucoup à du tissu fibreux; en dehors, est une zone formée de faisceaux vasculaires reliés les uns aux autres par du tissu cellulaire. Les vajsseaux sont de la nature de ceux qui sont désignés par les noms de vaisseaux rayés, de vaisseaux spiraux, et quelques-uns, les plus externes, peuvent quelquefois donner une spire déroulable. En dehors de la zone vasculaire, le reste du tissu est cellulaire, formé de grandes cellules dans la partie la plus interne et de cellules aplaties vers la périphérie, où elles constituent l’épiderme. Si la coupe a été faite au niveau de la naissance des racines secondaires, on voit que ces racines ont leur origine dans la zone vasculaire de la racine primaire.
Un seul exemple ne suffit pas pour donner une idée de la structure de la lige chez les Monocolylédonées, car celte structure varie avec chaque plante qu’on examine. Ce qui se montre constant, au moins dans les plantes que nous avons vues, c’est l’absence de rayons médullaires, c’est la disposition des vaisseaux spiraux, qui sont ù la périphérie et non au centre.
La racine du Petit- Houx ( Ruscus aculeatus, L.) diffère notablement dans sa structure de celle du Maïs. Sur une coupe horizontale, on la voit composée de deux parties bien distinctes qui se séparent ordinairement lorsqu’on pratique la section : l’une de ces parties est centrale et constitue une sorte d’axe, c’est le bois; l’autre est périphérique, engaîne la première, et a reçu le nom de portion corticale. L’axe est formé, au centre, d’un tissu cellulaire à peu près analogue ù la moelle des Dicotylédonées, mais les cellules en sont allongées. Toutautour est une zone de i tissu dense formée de fibres et de vaisseaux. Certains de ces vaisseaux sont d’un grand diamètre, disposés en lignes rayonnantes, d’autant plus larges qu’ils sont plus près du centre; ils sont de ceux qu’on appelle vaisseaux rayés ou scalariformes, sont entourés par d’autres vaisseaux d’un diamètre plus petit et ponctués, ainsi que de fibres épaisses et pressées; plus en dehors sont des vaisseaux spiraux. A la périphérie de l’axe ligneux, dans les intervalles des vaisseaux, sont des paquets de fibres particulières, contenant des cristaux ; ces fibres ont l’aspect de celles qui, chez les Dicotylédonées, forment le liber. La portion corti-
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cale est unie h la portion centrale par du tissu cellulaire dont les éléments tiennent le milieu entre les cellules et les fibres. Quant à la portion corticale proprement dite, elle est entièrement formée de cellules : celles de la surface extérieure forment deux ou trois rangs, sont pressées, tabuliformes ; celles qui forment la plus grande masse sont larges, sphériques ou polyédriques, et contiennent en très-grande quantité des cristaux fusiformes.
Rôle de la racine. — La racine a, dans la très-grande majorité des cas, la propriété de s’enfoncer dans le sol : elle peut donc être regardée comme un organe cle fixation, elle permet aux plantes de résister aux ouragans; ce n’est que dans des cas relativement rares que les arbres sont déracinés. Certaines plantes, telles que les Lentilles d’eau, ont toujours leurs racines flottantes, l’eau étant pour elles leur véritable élément.
Les horticulteurs remarquent chaque jour que lorsqu’on couvre une racine d’une trop grande quantité de terre, la plante à laquelle elle appartient 6’étiole et périt bientôt ; on sait, d’autre part, depuis les expériences de Th. de Saussure, qu’un végétal ne peut vivre lorsque sa racine est placée dans l’hydrogène, dans l’azote, dans l’acide carbonique; il en est de même si la racine est placée dans le vide. L’air est donc nécessaire à cette partie de la plante; il est absorbé par endosmose dans les points de formation récente.
Les racines absorbent les gaz et les liquides, mais n’absorbent jamais les solides.
Par quels points se fait cette absorption? Les expériences ' d’Ohlert ont nettement établi qu’elle se fait principalement dans ■ le tissu toujours jeune, qui se développe incessamment au-dessus I de la piléorhize. Celles de M. Gasparrini ont montré qu’elle s’efi fectue aussi en grande partie par les poils radicaux. Elle ne peut s’effectuer à l’extrémité, puisque cette partie est revêtue d’un étui ferme, la piléorhize; elle ne peut guère se faire sur ; les parties supérieures de la racine, parce qu’en ces endroits l’épiderme est frappé de mortalité. C’est donc bien îi tort que de Candolle croyait que l’absorption s’effectuait par l’extrémité libre, qu’il avait comparé celle extrémité à une éponge et qu’il l’appelait spongiole.
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Les racines absorbent les substances dissoutes, et cela en grande quantité, si une section a été faite dans un point voisin de l’extrémité ; en petite quantité, si la racine est intacte. De Saussure a montré que l’eau est prise en bien plus grande quantité que la substance dissoute, de sorte qu’une dissolution soumise fi l’action de la racine va se saturant, comme si elle était soumise à l’évaporation. Les racines de différentes plantes n’absorbent pas uniformément les mêmes dissolutions: les unes semblent être aptes à prendre en plus, les autres en moins. Plusieurs expérimentateurs, entre autres M. Boussingault, pensent même que les racines jouissent d’une propriété élective; que celles qui appartiennent à des plantes d’espèces différentes prennent, placées dans un même terrain, les unes certaines substances, d’autres des substances entièrement différentes. Mais on sait aussi que les plantes n’ont point le don de se prémunir contre les poisons, car elles absorbent par leurs racines les substances toxiques comme les substances nutritives. M. Bouchardat a remarqué que si une racine plonge dans l’eau, elle absorbe indifféremment toutes les substances dissoutes dans cette eau'; que si elle est placée dans la terre, elle ne prend que certaines d’entre elles. Enfin on a admis pendant longtemps que les racines étaient aussi des organes d’excrétion, et l’on a expliqué, en admettant celte hypothèse, la sympathie ou l’antipathie des plantes, la théorie des assolements, etc. Les faits sont venus détruire l’hypothèse ; jamais sécrétion n’a été vue. Le seul phénomène d’élimination qui ait été constaté, c’est parfois la sortie d’un mucus demi-fluide par les poils radicaux (ces poils n’ont qu’une existence éphémère), c’est Pexfolialion de la piléorhize.
Malgré les nombreux travaux exécutés dans cés derniers temps, la physiologie des racines est loin d’être parfaitement connue; les résultats contradictoires, les mauvaises dispositions dans lesquelles ont opéré les expérimentateurs, indiquent assez que la science a encore beaucoup fi faire pour arriver à la découverte de la vérité.
Tous les organes des plantes peuvent être, dans certaines circonstances, des réservoirs de nourriture; le fait est fréquent chez les racines. Ainsi, chez les Dahlias, les racines deviennent
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épaisses, charnues, se gorgent de nourriture pendant la belle saison, la période de végétation; au commencement de l’hiver, la plante est arrachée du sol, le sommet et la plus grande partie des rameaux sont rejetés, et la racine est mise en réserve pour être replantée à la période végétative suivante. C’est alors seulement que les jeunes bourgeons de la base des rameaux prennent leur évolution ; ils s’approprient la nourriture dont les racines sont legarde-manger, et s’élèvent pour porter des fleurs. Les Navets, les Radis, les Betteraves, les Carottes, etc., absorbent de même dans leur racine, et pendanlla première phase de leur végétation, une grande quantité de matière alimentaire destinée à la période de fructification.
Racines adventives. — Les racines adventives sont toutes les racines qui se développentsans ordre sur les organes qui les portent. Elles se montrent le plus souvent sur les tiges et sur les rameaux, mais on peut en rencontrer sur les feuilles, les fruits, les fleurs, et même sur les racines qui proviennent du développement de la radicule.
Elles ne naissent pas indifféremment dans tous les endroits ; elles se développent de préférence dans les points renflés, aux nœuds, sur le bord des entailles, des sections.
Elles prennent naissance sur le bois, en un endroit quelconque d’un faisceau fibro-vasculaire ou en face d’un rayon médullaire; s’acheminent vers la périphérie, traversent l’écorce, qu’elles soulèvent, qu’elles percent, pour apparaître au dehors. Aussi les horticulteurs, qui ont intérêt il obtenir des racines adventives, entament-ils l’écorce dans les endroits où ils espèrent les faire sortir.
Leur composition anatomique ne diffère pas, dans la grande majorité des cas, de celle des racines proprement dites; cependant on trouve, dans quelques racines aériennes, des éléments anatomiques dont la forme est toute particulière. Ainsi, certaines Orchidées épiphy tes ont de longues racines aériennes blanches, remarquables par la composition de leur tissu superficiel. C’est d’abord, ii l’extérieur, une sorte d’étui formé de cellules fibreuses, dans lesquelles existe un élégant fil spiral. Ces cellules fi fil spiral constituent ce qui a été appelé voile des racines par M. Schleiden ; elles sont remplies d’air. Sous ce voile est une
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autre couche de cellules parmi lesquelles il s’en trouve de trèspetites, contenant un gros nucléus : cette nouvelle couche est appelée, suivant les auteurs, endoderme (Oudemans), membrane épidermoïdale (Chalin), épiderme (Schleiden).
Le contact de la terre humide suffit souvent pour faire apparaître les racines adventives. C’est ce qu’on voit dans le Lierre terrestre. Cette plante a une tige rampante qui, dans tous les endroits où elle est en contact immédiat avec le sol, développe dans ces parties des racines adventives, racines qui sont pour la partie supérieure de la tige ce que la radicule développée est au végétal entier, un organe de fixation et d’absorption. Chez le Fraisier, ce n’est pas la tige qui se couche sur le sol, ce sont des rameaux ou coulants qui en proviennent, divergent, rampent sur le sol, et donnent des racines adventives au point de contact.
L’observation de ces faits ou de faits analogues a fait inventer l’opération de culture appelée marcottage, provignage ou couchage. Elle consiste à recourber dans le sol une portion de tige ou de rameau, et à y faire développer, par conséquent, des racines adventives. Ces racines bien développées suffisent à l’alimentation de la partie supérieure de la branche mise en expérience ; elle peut donc dès lors être séparée de la plante mère et vivre de sa vie propre.
Mais ce n’est pas seulement au contact de la terre humide que les racines adventives se développent; elles se montrent chez les Primevères à la base de la tige, et remplissent bientôt le rôle du pivot, qui se détruit. Dans la Vanille, la plupart des Lianes, le Figuier du Bengale, etc., les racines adventives naissent de distance en distance sur les liges, et descendent vers la terre comme des cordages.
La formation des racines adventives sur les entailles, les sections faites aux organes des végétaux, ont fait donner naissance au bouturage. Le bouturage est l’opération qui consiste à faire développer des racines adventives sur une portion d’abord séparée d'un végétal, puis placée en terre. Qu’un rameau ou bouture de Saule ou de Peuplier soit planté, il donnera, sur sa section, des racines adventives qui s’enfonceront dans le sol, et rempliront pour lui le rôle de racines nées de la radicule. L’expérience a démontré que les opérations de bouturage réussissent
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; d’autant mieux, que le bois est moins dur. On est arrivé, en ; horticulture, îi faire des boutures avec les rameaux des arbustes i les plus rares, avec des racines, telles que celles du Paulownia , du Vernis du Japon, etc., avec des feuilles, telles que celles du Bégonia rex, du Gloxinia, etc. : toujours ces racines partent des I faisceaux fibro-vasculaires.
Les racines adventives ont le même usage que les racines provenant du développement de la radicule. Dans plusieurs Palmiers, Figuiers, elles ne font que venir en aide à celles-ci ; dans les Primevères, un grand nombre de Monocotylédonées, telles que les Lis, les Oignons, les Iris, etc., elles les remplacent complètement après une certaine époque de végétalion. Chez les Lierres grimpants, les tiges et les rameaux portent du côté delà surface sur laquelle ils s’appliquent une très-grande quantité do racines adventives. Ces racines sont petites, servent ordinairement plus à maintenir la tige qu’il la nourrir; cependant, lorsqu’on fait courir la plante sur le sol, lorsqu’on rend humides les surfaces sur lesquelles elles s’appliquent, ces racines s’allongent et servent d’organes d’absorption. On en a la preuve lorsqu’on détruit la racine proprement dite; le végétal continue de croître, sa nourriture lui arrivant par ses racines adventives.
Les racines adventives peuvent, dans certaines plantes, se renfler et devenir des réservoirs de sucs nourriciers, comme les racines proprement dites : c’est ce qu’on voit chez les Asphodèles, la Batate, etc.