‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 31 sur 155 · LOMBRIC TERRESTRE · texte numérisé non relu

LOMBRIC TERRESTRE

Le Lombric ou Ver de terre, qu’il ne faut pas confondre avec l’Ascaride lombrico'ide, ne se trouve jamais dans l’intestin ; il vità la surface de la terre, se nourrit de terreau, de racines, de débris animaux. C’est un ver cylindrique, rougeâtre, â corps ridé, simulant un grand nombre d’anneaux et portant huit rangées longitudinales de petites soies. 11 est hermaphrodite comme la Sangsue, et la fécondation n’est assurée que par le rapprochement de deux individus. Vers le tiers supérieur du corps, on voit un renflement annuliforme qui a reçu le nom de bât ; c’est lâ que débouchent les organes génitaux.

La tête n’est pas distincte du corps; elle porte une bouche à deux petites lèvres inégales.

Le Ver de terre respire par la périphérie du corps.

Par son système nerveux, par son appareil de circulation, il est bien supérieur aux Ascarides avec lesquels il n’a de commun que la forme.

Tous les Vers étudiés précédemment ont la peau nue et respirent par la périphérie du corps. Il en est d’autres dont la partie inférieure s’entoure d’un tube calcaire et qui respirent par des branchies situées sur la tête ou sur les parties latérales du corps. Us forment, avec les Sangsues et les Lombrics, le groupe des Annélides; tels sont :

LesSERPULES, qu’on nomme vulgairement tuyaux de mer. Elles ont le corps allongé, contenu dans des tubes calcaires à une seule ouverture, irrégulièrement contournés, isolés ou groupés; leur tête est surmontée d’un panache qui fait office de branchies. On les trouve sur les rochers, les coquilles d’huîtres, etc., etc.

Les Sabelles ou pinceaux de mer. Elles respirent â la ma-

ROTATEURS.

nière des Serpules; leur lube est droit et formé par du sable agglutiné. On les trouve sur les rivages.

I.es Arénicoles. L’espèce la plus commune, l’Arénicole des pêcheurs est un long ver rougeâtre de 20 h 30 centimètres. Elle respire par des branchies au nombre de treize paires, situées sur les côtés du corps et ressemblant à de petites touffes mullifides. Elle vit dans le sable, sur les bords de la mer. Les pêcheurs la regardent comme un excellent engin.

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