ORDRE DES ARANÉIDES
ILes Aranéides sont des animaux fi corps mou, partage en deux grands segments : le céphalothorax et l’abdomen. Le céphalothorax porte en avant six ou huit yeux simples, diversement groupés, selon les genres. L’abdomen est pédiculé, sans trace d’anneaux distincts; sa partie inférieure ou ventrale porte souvent plusieurs ouvertures pour la respiration pulmonaire ou pulmonaire et trachéenne fi la fois. Les filières sont au voisinage de l’anus. Elles consistent en mamelons cylindriques ou coniques percés d’une multitude de petits trous donnant passage aux fils qui servent fi l’animal pour faire sa toile ou enlacer sa proie. La face sternale du céphalothorax porte vers sa base quatre paires de pattes ambulatoires et en avant deux paires i d’autres appendices. La paire la plus antérieure a reçu le nom ! d’antennes-pinces; chacune se termine par un crochet replié en dedans et muni vers le sommet d’une fente ou d’un trou pour £ sortie du venin. La seconde paire d’appendices est désignée
Esous le nom de palpes ou encore de pattes-mâchoires : elles viennent en aide dans la préhension de la nourriture, et chez les mâles, elles sont munies d’appareils utilisés lors de la copulation. - C est a ce groupe qu’appartiennent les Araignées fileuses, toutes b celles connues sous les nomsd’Araignée malmignate, de Ségeslrie, ; d’Epeiro, de Tarentule, de Mygale, etc.
LLpeire diadème est de toutes ces Araignées l’une des plus
communes de notre pays et des moins dangereuses. C’est par conconséquent l’une des plus faciles à étudier. Nous en traiterons avec quelque détail et elle nousservira de point de comparaison pour l’étude des Arachnides du même groupe.
ÉPEIRE DIADÈME.
L’Épeire diadème (Epeira diadema, L.) est cette grosse Araignée si commune dans les jardins aux mois d’août et de septembre. Sa présence est indiquée par sa toile qui est oblique, d’une structure particulière. Elle se compose d’un grand nombre de fils ■ qui, parlant de divers endroits, viennent converger vers un centre comme les rayons d’une circonférence. Ces rayons sont croiséspar d’autres fils parallèles qui les rattachent deux à deux et forment des polygones concentriques. L’Épeire se tient dans un point situé l\ la périphérie de cette toile, ou, ce qui arrive plus fréquemment, dans une sorte de cornet formé par une feuille , dont les bords sont rapprochés par des fils. La feuille est en i contact immédiat avec la toile. C’est en cet endroit et le malin, avant le réveil de l’Araignée, qu’il faut aller la chercher lorsqu’on veut l’étudier.
C’est une des plus belles de notre pays, si l’on fait consister la beauté dans les dessins qui se montrent sur son dos. Son corps est formé de deux partiesbien distinctes : le céphalothorax en avant, en arrière, l’abdomen, qui est ovale et uni au céphalothorax par un court pédicule.
Le céphalothorax porte à sa partie antérieure et dorsale huit yeux simples; quatre sont médians et occupent les quatre angles • d’un quadrilatère supposé, quatre sont latéraux et placés au nombre de deux à droite et îi gauche. Ces yeux sont comme sou- J levés par une légère éminence. La portion dorsale du céphalo- j thorax est partagée en travers par un sillon en V qui donne ;i la portion antérieure la forme d’un cœur.
La portion ventrale du céphalothorax porte en avant, de cha- : que coté de la ligne médiane, deux appendices terminés par une j griffe articulée, dentée sur son bord interne. Les appendices se i meuvent de dehors en dedans et réciproquement, de sorte que i dans leur mouvement, ils forment une sorte de tenaille. Comme