PERSÉE
tain les fleurs cle Camellier, qui ne sont., en réalité, que les fruits peu avancés du G. Loureirii, etc.
Le Camphrier de la Chine ou du Japon ( Cinnamomum camphora , F. Nees ; Laurus campliora, L.; P erse, a camphora, Spreng.; Camphora officinarum, C. Bauh.) est un arbre de la Chine et du Japon qui croît aussi dans les Indes, les Antilles, le Brésil, etc., Ses fleurs ont les caractères principaux de celles des Cinnamomum, mais ses feuilles sont alternes, penninerviées, formées d’un long pétiole et d’un limbe ovale ou oblong, entier, à sommet aigu. Toute la plante est glabre ; ses bourgeons ne sont pas nus. Cette espèce fournit plusieurs variétés qui contiennent toutes du camphre en assez forte proportion dans les feuilles et l’écorce. Pour obtenir le camphre, on fait des incisions au tronc de l’arbre, ou encore on fait bouillir des branches, des feuilles, des racines brisées ; dans le premier cas, le suc qui s’écoule est ordinairement mélangé de débris d’écorce ; dans le second cas, le camphre est volatilisé et reçu sur de la paille de riz qui recouvre le chapiteau du vase où se fait la sublimation. Par l’un ou l’autre procédé on obtient le camphre brut. Les Chinois ont l’habitude de nous l’expédier dans des caisses doublées à l’intérieur de feuilles de plomb et pouvant contenir environ 50 kilogr. de camphre; les Japonais l’envoient dans des sortes de tinettes un peu moins grandes ; leur camphre est plus blanc, plus pur que celui des Chinois.
On raffine la matière en la faisant sublimer dans des malras ronds et plats, à fond légèrement déprimé, à col court, qu’on dispose dans un bain de sable et qu’on soumet à une température d’environ 205 degrés.