‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 12 sur 524 · CANNE · texte numérisé non relu

CANNE

La Canne [Saccharum, L.) a ses épillets groupés par deux et entourés par deux glumes ; l’un est sessile, l’autre pédicule. Les fleurs de chaque épillet sont le plus souvent au nombre de deux; l’inférieure est stérile, la supérieure est hermaphrodite et fertile.

La Canne a sucre officinale [Saccharum officinarum, L.) est une plante vivace dont la tige atteint jusqu’il 4 mètres de hauteur. Cette tige n’est pas creuse, elle est pleine, à nœuds rapprochés. La Canne à sucre est originaire des Indes-Orientales; elle a élii portée ensuite en Arabie et de lii en Amérique. On la

cultive par boutures. Le sucre s’obtient des liges. A cet effet, ces liges sont passées dans une sorte de laminoir qui en exprime le suc; ce suc ou vesou, mélangé ensuite avec un peu de chaux, est soumis à l’ébullition, écumé, puis évaporé et cristallisé; il est devenu le sucre brut ou cassonade, qu’on raffine au moyen du noir animal pour le transformer en sucre blanc. La partie du vesou non cristallisée est recuite plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle ne donne plus de cristaux ; le résidu forme la mélasse, qu'on distille pour la fabrication du rhum, ou même du tafia. Les tiges, après avoir été comprimées, sont désignées par le nom de bayasses et servent au chauffage.

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