‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 187 sur 524 · Agrliuonifes · texte numérisé non relu

Agrliuonifes

Réceptacle floral concave. Carpelles peu nombreux devenant des fruits secs, inclus dans le réceptacle figurant une indusie non charnue.

ATGREMOINE.

Le genre Aigremoine ( Agrimonia , T.) comprend des herbes dont les fleurs sont entourées d’un nombre considérable delîlamenls figurant un caliculc d’origine stipulaire. Le calice se compose de cinq sépales en préfloraison quinconeiale. La corolle comprend cinq pétales alternes, k limbe peu élargi, disposés en préfloraison imbriquée. L’androcée se compose de cinq étamines

BRAYÈRE.

superposées aux sépales, ou de dix, dont cinq sont superposées aux pétales (parfois 15 à 20), elles sont insérées, ainsi que le calice et la corolle, sur les bords de la coupe réceptaculaire. Un disque charnu tapisse la concavité du réceptacle. Le gynécée se compose ordinairement de deux carpelles libres, rapprochés, uniovulés, surmontés d’un long style à extrémité stigmatifère renflée. L’ovule est attaché dans l’angle interne, suspendu, anatrope, à micropyle supérieur et externe. Chaque carpelle devient un akène et renferme une graine sans albumen, contenant un embryon à cotylédons charnus. Le réceptacle persiste autour des fruits qu’il recouvre. Les Aigremoines ont des feuilles alternes, composées, imparipennées, munies de deux stipules pétiolaires, Les fleurs sont disposées en grappes terminales.

L’Aigremoine eupatoire (A. Eupatoria, L.) est une herbe vivace des haies, des buissons, des lieux incultes, qui montre de Juin à Août ses longues grappes de fleurs jaunes. Elle atteint une hauteur de 30 à 50 centimètres. Les folioles sont molles, velues, i dentées, alternativement grandes et petites. Les folioles et les sommités de la plante sont astringentes, on les a utilisées en h gargarismes, dans les inflammations de la gorge, en infusions >: contre l’hématurie, etc.

L’Aigremoine odorante (A. odorata, Mill.) a les folioles ob- | longues, les fleurs odorantes et beaucoup plus grandes que celles de l’espèce précédente. Les feuilles sont souvent infusées comme ) celles du thé et donnent une boisson agréable.

Le genre Ruayère (. Brayera , Kth.) comprend des arbres dioi- I flues ou polygames dont les fleurs ont le réceptacle concave. Le I caüce est composé de cinq petits sépales velus, en préfloraison il quinconciale. La corolle est formée de cinq petits pétales alter- | nes» en préfloraison imbriquée. Les fleurs mâles ont un androcée

BRAYÈRE.

DICOTYLÊDONÊLS.

coudé, capité. L’ovule est descendant, à micropyle supérieur et externe. Le fruit est inconnu.

La llruYÈRE anthelminthique (/?. anthelmiïUhica , Kth., B. abyssinien, Moq., Barkesia, Bruce, Hogen'a, Willd.) ou Coussotier est un arbre élevé des montagnes de l’Abyssinie. Les inflorescences consistent en cymes trèsramifiées. Les feuilles sont alternes, composées, imparipennées, comprenant six à sept paires de folioles sessiles, lancéolées, aiguës, dentées. Les inflorescences sont séchées et employées avec succès contre le Tænia et les autres Helminthes; elles portent le nom de Cousso. Les inflorescences mâles constituent le Cousso essels, et les inflorescences femelles le Cousso rouge.

. ALCHIMILLE.

Le genre Alchimille ( Alchimilla , T., Alchemilla, L.) comprend des herbes à réceptacle floral concave tapissé par un disque charnu qui est renflé en anneau sur les bords. Le calicule se compose de quatre folioles bien développées. Le calice est formé de quatre sépales plus développés que les folioles du calicule, alternes avec elles et disposés en préfloraison valvaire. La corolle manque. L’androcée est représenté par quatre étamines alternes avec les sépales, insérées comme ces derniers en dehors de l’anneau du disque ; les lilets sont libres, incurvés ; les anthères sont biloculaires, introrses, basculantes, à déhiscence transversale. Le pistil est ordinairement unique, porté sur un |i pied court au fond du réceptacle concave; il sc compose d’un I ovaire uniloculaire et uniovulé et d’un style gynobasique, exserf, surmonté d’un renflement stigmatifère. L'ovule est suspendu, hémitrope, à micropyle dirigé en haut et en dehors. Chaque carpelle devient un akène. La graine est dépourvue d’albumen. Les Alchimilles ont des rhizomes qui, chaque année, donnent de nombreux rameaux à feuilles alternes, lobées ou digitées, I accompagnées de stipules adnées au pétiole. Les fleurs sont terminales et groupées en cymes.

L’Alcuimillu vulgaire (.1. vulgaris. L.) ou Pied-de-Uon, Pied- t de-Lapin, Mantclet de Dame, est une herbe des plaines, des ? près, qui fleurit de Mai à Août. Les feuilles sont rèniformes.

SANGUISORBE. 887

püssces, divisées en lobes semi-orbiculaires et dentés. On les emploie comme astringentes et vulnéraires.

L’Alchimille alpine (A. cilpina, L.) habite les sommets des hautes montagnes et fleurit de Juin à Août. Les feuilles sont non plissées, mais blanches, argentées, partagées en lobes profonds, ovnles-oblongs, dentés au sommet seulement. Les feuilles sont astringentes, vulnéraires. Le rhizome rougeâtre est employé dans la teinture en jaune.

L’Alchimille des champs (.4. arvcnsis , Scop., Aphones aroenj sis, L.) ou Petit pied-de-IJon, Perce-pierre des champs, Percliepier, diffère des espèces précédentes en ce qu’elle est annuelle. Les inflorescences sont oppositifoliées, les fleurs se montrent de Mai i it Juillet. L’androcée est réduit à une ou deux étamines fertiles. Les feuilles sont planes, flabelliformes, divisées en trois lobes cunéiformes. Cette plante possède les mêmes propriétés que l’Alehimille vulgaire.

SANGUISORBE,

Le genre Sanguisorbe ( Sanguisorba , L.) comprend des herbes à réceptacle floral concave, à fleurs dépourvues de calicule et de corolle. Chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée et est accom j pagnée de deux bractées latérales stériles. Le calice se compose de quatre sépales en préfloraison alternative. L’androcée est représenté par quatre étamines insérées sur les bords du réceptacle • et superposées aux sépales; les filets sont libres, les anthères biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale. Le pistil est unique, parfois double, placé au fond de la coupe réceptaculaire, uniloculaire et uniovulé, surmonté d’un style terminé par un H stigmate dilaté et découpé. L’ovule est suspendu, à micropyle supérieur et externe. Le fruit est un akène qui reste inclus dans le réceptacle séché. La graine n’a pas d’albumen. Les fleurs sont disposées en épis. Les feuilles sont alternes, imparipennées.

La Sanguisorbe officinale (S. o/ficinalis, L.) ou Pimprenelle des prés, Grande Pimprenelle, est une plante glabre, vivace, des Pi'és humides et tourbeux. Les fleurs sont placées à l’extrémité d un long axe d’inflorescence et y forment un épi court, ovale ; elles se montrent de Juin à Juillet. Les feuilles sont formées de

7 à 13 folioles cordiformes, régulièrement dentées ; elles sont astringentes, maison en a exagéré les propriétés.

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