HÊTRE
seulement. On la reconnaît en ce qu’elle a ordinairement la grosseur d’un pois et qu’elle est terminée par des tubercules disposés en couronne.
c. Feuilles coriaces, persistantes, toujours vertes.
A cette section appartiennent : Le Chêne queucitron {Q. tinctona, Willd.), originaire d’Amérique, à glands sessiles, arrondis et a cupule en soucoupe. L’écorce est employée pour teindre en jaune. — Le Chêne yeuse (Q. Jlex ), ou Chêne vert, Yeuse, du midi de la France, à feuilles blanches, tomenteuses en dessous. Cette espèce donne la galle ronde, d’un gris rouge, à cassure spongieuse, connue sous le nom de galle de France.— Le Chèneliége ( Q.Suber , L.), qui croît dans le midi de la France, au nord de l’Afrique, etc. Ses feuilles sont couvertes en dessous d’un duvet très-épais. L’écorce a une couche subéreuse très-épaisse qui est enlevée par plaques sous le nom de liège; elle fournit de la cire de liège et une sorte de résine appelée noir d'Espagne. — Le Chêneau kermès (Q. ooceifera, L.), arbrisseau qui croît aussi dans la région méditerranéenne ; les feuilles sont glabres sur les deux faces. C’est, sur cette plante que vivent les cochenilles connues sous le nom de kermès (p. 182).
Les Chênes fournissent encore beaucoup de produits plus ou moins utilisés : le Chêne a glands pédoncules donne la galle en artichaut, et une galle ronde qui se développe sur les feuilles ; le Chêne chevelu ( Q . Cerris, 1,.) donne la galle deMorée, d’islrie, d’Illyrie ou galle marmonne ; le Chêne tauzin (Q. pyrenaica, Willd. , Toza, Bosc.) donne la galle de Bordeaux; le Chêne Yeuse, les Chênes Ballote, Châtaignier, Vélani, donnent des glands comestibles, privés du principe amer, etc.