‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 55 sur 524 · ORCHIDÉES · texte numérisé non relu

ORCHIDÉES

Les Orchidées ( Orchideœ , Juss.) diffèrent principalement des Scitaminées et des Musacées par leur androcée, qui ne comprend ordinairement qu’une étamine fertile, à deux loges contenant du pollen en masses granuleuses ou solides, et par leur ovaire toujours uniloculaire, à placentas pariétaux persistants et rnultiovulés. Le périanthe est double, irrégulier, en général coloré, formé de deux verticilles en préfloraison imbriquée ; l’un, externe, comprenant trois folioles égales ou inégales, dont deux sont postérieures et la troisième antérieure ; l’autre, interne, comprenant également trois folioles; celles-ci sont alternes avec les précédentes ; deux d’entre elles, les antérieures, restent libres, la troisième, qui est postérieure, s’élargit considérablement, prend le nom de labelle, se prolonge ordinairement en éperon, à sa base, s’unit aux organes intérieurs de la fleur et devient antérieure ;i l’époque de l’anthèse, par suite de la torsion du pédicelle. L’androcée est réduit à l’étamine opposée îi la foliole antérieure (postérieure ii l’état adulte) du périanthe externe; les autres étamines, qui seraient opposées aux autres folioles, ont disparu ou sont réduites à de petits tubercules ou staminodes; le pollen est en masses formées de granules, terminées par un pédicelle. L’ovaire infère renferme trois placentas pariétaux multiovulés,

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