‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 88 sur 524 · RENONCULE · texte numérisé non relu

RENONCULE

Le genre Renoncule ( Ranunculus , Hall.) comprend des plantes •i fleurs hermaphrodites et régulières dont le réceptacle est convexe. Le calice est composé de cinq sépales libres, caducs, en préfloraison quinconciale, et d’autant plus colorés qu ils sont plus internes. La corolle se compose de cinq pétales libres, alternes avec les sépales, disposés en préfloraison imbriquée ; l'onglet est nul ou court; chaque pétale porte à sa hase une glande ou une écaille de grandeur variable. L’androcée se compose d’un très-grand nombre d’étamines placées sur une ligne spirale; les filets sont libres; les anthères sont biloculaires, extrorses, à déhiscence longitudinale. Le gynécée se compose d’un grand nombre de carpelles disposés en spirale et uniovulés, terminés par un style recourbé en dehors et stigmatique au sommet. L’ovule est dressé, anatrope, à raphé interne, à micropyle inférieur et externe. Le fruit est composé d’un grand nombre d’akènes. Les graines contiennent un petit embryon renfermé dans un albumen charnu. Les Renoncules sont des plantes herbacées qui croissent dans tous les pays; leurs feuilles sont alternes, simples ou composées, sans stipules; les inflorescences sont terminales; les fleurs y sont solitaires ou disposées en cymes. La plupart des espèces sont vivaces et contiennent, lorsqu’elles sont fraîches, un principe Acre qui les a fait employer comme rubéfiantes à l’extérieur; quelques-unes sont vénéneuses. Elles perdent leurs propriétés par la dessiccation.

Les espèces chez lesquelles le principe âcre est le plus développé sont : la Renoncule flammette (/?. flammula, L.), ou Petite-douve, qui croît dans les lieux humides, et qui est vénéneuse poiir les troupeaux; la Renoncule bulbeuse (R. bulbosus, L.), ou Grenouillette, Rave de Saint- Antoine, etc., qui croît dans les prés, sur les collines, et qu’on a employée contre la teigne; la Renoncule scélérate (R. sceleratus, L.), qui croît dans les marais et aux bords des étangs; la Renoncule acre (R. acns, L.),ou Roulon-d’or, qui croît dans les prés; la Ficaire [R. ficaria), ou Petite chélidoine, Ilerbe aux hémorrhoïdes, facile a reconnaître à son calice de trois sépales et A sa corolle dédou-

blée en six pétales. Cette plante croît dans les bois humides, les

haies, et a été employée contre le scorbut et les hémorrhoïdes.

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