TRICHINE DES MUSCLES
visibles à l'œil nu. Ils présentent deux enveloppes : l'une formée par le sarcolemme ou le tissu conjonctif, l'autre appartenant à l'animal. Ils renferment une, deux ou trois trichines, enroulées sur ellesmêmes, caractérisées par leur forme. Lorsqu'elles habitent depuis
FiG. 231. — Tricliiiie enroulée et enkystée.
longtemps l'organisme, leurs kystes subissent l'infdtration calcaire et elles-mêmes deviennent cassantes. Les faisceaux musculaires voisins subissent la transformation granuleuse. L'irritation résultant de la présence du kyste détermine une néoformation vasculaire à son pourtour.
Les trichines n'ont pas de sexe dans les muscles; mais avalées par un mammifère et arrivées dans le tube digestif, elles deviennent libres et sexuées. Les mâles ont une longueur de i""",D, les femelles de 3 millimètres. Leur extrémité antérieure, terminée par la bouche et contenant l'œsophage, est allongée en pointe. Leur extrémité postérieure est mousse et arrondie; les organes sexuels sont situés dans le tiers moyen du corps et sont simples; le testicule siège dans le tiers postérieur. L'accouplement a lieu dans le tube intestinal, et, quelques jours après, les femelles pondent un nombre considérable de jeunes. Ceux-ci perforent les parois intestinales et
se répandent dans toute l'économie; ils se logent en dernière analyse dans les muscles striés, sauf le cœur. Les trichines sont arrêtées dans leur mioiration à l'insertion des tendons. Elles s'enkystent dans
•"iG. 232. — Trichine parvenue à son développement complet : c, extrémité céphalique terminé par la bouche et l'œsophage; b, extrémité caudale terminée par l'anus; e, organes génitaux.
les muscles et y déterminent les diverses altérations que nous venons de décrire.