NUMÉRATION DES GLOBULES SANGUINS J)ANS LKS MALADIES
Mais si l'érysipèle devient piilegmoneux, le nombre des globules blancs augmente au contraire et ne diminue que lorsque le pus peut s'écouler librement au dehors.
Il se produit également une augmentation dans le nombre des globules blancs quand l'érysipèle atteint des individus porteurs d'hypertrophies ganglionnaires scrofuleuses ou lymphadéniques.
Le sang qui provient des parties érysipélateuses est moins riche en globules blancs que celui qui provient des parties saines; en même temps la sérosité qui infiltre les régions où siège l'érysipèle est très riche en globules blancs, comme si ces éléments se fixaient dans les parties atteintes par l'inflammation érysipélateuse.
La variole détermine une diminution considérable du nombre des globules rouges, qui persiste longtemps après la guérison de la maladie.
Les globules blancs sont au contraire plus nombreux, surtout au moment de la dessiccation des pustules ; puis ils reviennent à leur proportion normale, si toutefois il ne survient ni complications, ni phlegmon (Verstraeten).
Dans la fièvre typhoïde il y a une diminution des globules rouges et une augmentation des globules blancs dès le premier septénaire. Ces éléments reviennent à leur rapport normal dans les septénaires suivants. (Bonne).
Chez les chevaux atteints de morve aiguë ou chronique, on constate une augmentation notable de globules blancs.
11 se produit, aussitôt après les premiers accidents de la syphilis^ une diminution dans le nombre des globules rouges et blancs, surtout des globules rouges. Le mercure à doses modérées fait rapidement disparaître cette anémie (Wilbouchev^icz). Dans la syphilis des nouveau-nés les globules rouge: sont moins nombreux et plus pâles qu'à l'état normal (Cûffer).
Les globules rouges sont fortement diminués de nombre dans le cancer. Ils sont moins riches en hémoglobine, ils sont moins volumineux ; mais cette diminution de volume n'est pas assez considérable pour expliquer la diminution de l'hémoglobine, ce qui prouve que la substance globulaire est altérée.
Dans la tuberculose au début, le nombre des globules n'est pas
sensiblement modifié. Mais, chez les tuberculeux cachectiques, ce nombre est très abaissé; il peut descendre au-dessous d'un million par millimètre cube. Lorsqu'il se produit une amélioration, le nombre des globules augmente, La quantité d'hémoglobine par globule a été trouvée plus faible qu'à l'état normal chez les tuberculeux.
Dans le rhumatisme aigu généralisé, malgré les sueurs abondantes que présentent les malades et qui devraient amener une concentration du sang, on trouve une diminution considérable dans le nombre des globules rouges, ce qui doit faire supposer que la diminution réelle de ces globules est encore plus considérable que ne l'indique la numération. Le sang ne revient que très lentement à son état normal.
Dans le rhumatisme mono-articulaire subaigu, la diminution des globules rouges est encore très manifeste.
Pendant les accès de goutte, les globules ont été trouvés peu nombreux, volumineux et assez résistants aux réactifs.
Dans la néphrite interstitielle et Vanémie, les globules rouges sont diminués de nombre, augmentés de volume, plus résistants.
Le nombre des globules blancs est augmenté.
Les injections de carbonate d'ammoniaque et de créatine dans le sang amèneraient les mêmes troubles (Giiffer).
Dans un cas d'ictère simple, on a constaté une diminution notable dans le nombre des globules rouges (Malassez).
Dans Vanémie des mineurs, le nombre des globules peut être normal, et il est rare de trouver des chiflres faibles; mais les globules sont plus pâles qu'à l'état normal (Fabre).
Dans la chlorose, le nombre des globules rouges est tantôtnormal, tantôt élevé. Ces éléments sont constamment moins riches en hémoglobine. Ils sont en même temps devenus plus volumineux, ce qui montre l'altération profonde de la substance globulaire dans la chlorose, puisque le globule contient moins d'hémoglobine quoique étant plus volumineux.
Dans Vadénie, caractérisée par l'hypertrophie des ganglions lymphatiques, simple ou accompagnée de lymphadénomes, et dans la