CAILLOTS SANGUINS FORMÉS DANS LE CŒUR
orifices ou sur des valvules déchirées. Ces caillots sont blancs ou jaunâtres; ils ne contiennent pas de globules rouges, mais seulement des lames de fibrine granuleuse.
D'après la théorie de A. Schmidt qui est généralement acceptée, leur formation résulterait de la condensation de la substance fibrinogène du sang au contact seulement de la paroi enflammée. Telle serait la raison pour laquelle le coagulum se formant avec lenteur n'engloberait pas les éléments figurés du sang.
D'autres caillots plus volumineux se forment à la suite d'un ralentissement du cours du sang, comme on l'observe dans l'asystolie d'origine pulmonaire et dans les hypertrophies du cœur avec dilatation.
Ces caillots ont un volume et une forme variables. Ils sont enchevêtrés dans les colonnes charnues, adhèrent ainsi aux parois du cœur et sont uniformément jaunâtres. Lorsqu'ils ne sont pas très anciens, on peut les décomposer en lamelles en les déchirant, et leur partie centrale n'a pas alors une consistance différente de celle des couches superficielles. Quand ils sont plus anciens, leur partie superficielle est plus consistante, tandis que leur centre se ramollit et forme un détritus granuleux dans lequel on trouve toujours des globules blancs qui souvent sont en nombre très considérable.
Sousl'influence de modifications profondes du sang, dans les varioles hémorrhagiques, la fièvre puerpérale, les empoisonnements par le phosphore, etc., les caillots du cœur formés après la mort sont mous, friables, et ne contiennent pas de couches distinctes. Dans la leucémie , les caillots sont très décolorés , et il reste à côté d'eux un liquide qui parfois a l'aspect et la consistance du pus, ainsi que Yirchow l'a observé. Ce liquide doit son apparence à la quantité énorme de globules blancs qu'il contient.
COP.XIL ET RANVIEB