‹ Manuel d'histologie experimentale (volume 2)Chapitre 6 sur 199 · CHAPITRE ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE ï

TISSUS NORMAUK

Les tissus normaux peuvent être divisés en trois groupes :

i'^ GROUPE. — Ceux dans lesquels la substance qui unit et sépare les cellules est caractéristique par sa forme, ses propriétés physiques cl chimiques (tissus conjonctifs, cartilagineux et osseux). Dans ces tissus, bien que les cellules aient des propriétés physiologiques spéciales, relatives à la formation et à la conservation du tissu, elles ne sont pas caractéristiques par leur forme lorsqu'on les considère isolées.

2' GROUPE. — Le second groupe comprend les tissus dans lesquels la cellule a'subi des modifications telles, qu'elle est devenue le plus souvent méconnaissable en tant que cellule, et qu'elle a pris des caractères physiques, chimiques et physiologiques déterminés : ce sont les tissus musculaire et nerveux.

3' GROUPE. — Il comprend les tissus composés par des cellules possédant une évolution régulière et constante ; celles-ci sont intimement soudées les unes aux autres par une substance unissante peu abondante : tels sont tous les épithéliums glandulaires et de revêtement. Leurs cellules ont souvent une forme caractéristique, et toujours elles élaborent dans leur intérieur des substances bien déterminées : c'est ainsi que les cellules épidermiques élaborent de la substance cornée, certaines cellules des muqueuses de la mucine, les cellules de certaines glandes stomacales de la pepsine, etc.

i" GROUPE. — Tissus conjonctifs, cartilagineux et osseux.

Tissus conjonctifs. — Les lissus conjonclifs, ou, comme on le dit en Allemagne, les tissus do substance connective sont les tissus 7nuqueux, connectif lâche, connectif fibreux, adipeux, réticulé et élastique.

La formation du tissu muqueux aux dépens du tissu embryon-

naire est des plus simples. Dans une première variété de ce tissu, celle qu'on rencontre dans le corps vitré, il se forme entre les cellules une substance hyaline contenant une grande quantité de mucine, les cellules restant indépendantes les unes des autres. Dans la seconde variété, celle du cordon ombilical, les cellules deviennent fusiformes ou étoilées et s'anastomosent tandis qu'une substance géla-

FiG. 7. — Tissu muqueux du cordon ombilical d'un embryon de mouton. — c, cellules ramifiées ; n, cellules embryonnaires ou lymphatiques; F, faisceaux de tissu conjonctif; B, substance amorphe. — Grossisseinent de 500 diamètres.

tineuse se produit entre elles. Au sein de cette substance gélatineuse il se développe peu à peu de petits faisceaux de tissu connectif caractérisés par leur constitution fibrillaire et leur forme onduleuse. Le diamètre de ces faisceaux augmente d'une manière progressive par la suite du développement. Quant aux cellules, elles restent toujours constituées par une masse protoplasmique au sein de laquelle il y a un ou plusieurs noyaux. Des cellules arrondies formées aussi par une masse de protoplasma se montrent fréquemment à côté des cellules étoilées.

Les cellules qui entrent dans la constitution du tissu connectif lâche, dérivent aussi de la cellule embryonnaire. Entre elles les fais-

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