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INFLAMMATION DU POUMON CHEZ L'HOMME

inents et les corps étrangers pénètrent en plus grande quantité dans le poumon et la pneumonie plus intense, plus aiguë, qui survient alors, entraîne rapidement la mort des animaux.

Il sera question plus loin des pneumonies déterminées chez les enfants et chez les adultes par des corps étrangers et qui sont compa-

FiG. 14. — Alvéoles du poumon dans la congestion pulmonaire. — La paroi e de ralvcolo raoïUre des vaisseaux sanguins à, remplis de globules rouges du sang g. Le long de la paroi on voit en h des cellules plates détacliées ou adhérentes. L'une d'elles, à gauclie de la ligure, montre trois noyaux. Le contcini de l'alvéole consiste en travées fines de fibrine a, enfermant quelques cellules lymphatiques 6, et des globules rouges c. — Grossissement de 250 diamètres.

rables à la pneumonie produite artificiellement par la section du nerf pneumo-gastrique.

Inflammatioîi du poumon chez Vhomme. — Les modifications qu'éprouvent les cellules des alvéoles dans les inflammations observées chez l'homme sont analogues à celles que l'on constate dans les pneumonies expérimentales dont nous venons de donner la description. Aussitôt qu'il existe une congestion active du poumon, les cellules épithélinles se tuméfieni;, leur protoplasma devient granuleux, et du plasma sanguin s'épanche avec quelques globules rouges et des cellules lymphatiques dans la cavité des alvéoles. Si l'inflammation continue, les cellules épithéliales piolifèrent en même temps que les cellules lymphatiques passent en plus grand nombre de l'intérieur des vaisseaux dans les alvéoles. Dans la période d'acuité de l'inflammation, la cavité des alvéoles est complètement remplie de

ces éléments cellulaires situés au milieu du liquide exsudé. Ce dernier contient souvent des filaments de fibrine. Plus tard, les cellules

Fie. 15. — Pneumonie catarrhale dans sa période aiguë. — a, a, vaisseaux des cloisons alvéolaires saillants et remplis de globules rouges; b,b, cellules lymphatiques ép.iiichées dans les alvéoles; g, g, globules rouges e'galement libres dans les alvéoles. Le long de la paroi de ces cavités on voit des celules épilhéliales tuméfiées, les unes adhérentes, les autres détachées en partie comme en c, — Grosissement de 250 diamètres.

se chargent de granulations graisseuses, s'atrophient et sont absorbées par les vaisseaux lymphatiques. Lorsque l'inflammation est "à

FiG. 16. — Piicunionio fibrineuse aiguë dans son stade de résolution. — c,c, Cellules cubiques, polyédriques ou plates qui se réappliquent contre la paroi des alvéoles p; c', cellules de même nature qui adhèrent à l'cxsudat intra-alvéolaire. Dans l'exsudat granuleux, coagulé par l'acide osmique et qui est contenu dans l'alvéole, on voit des cellules rondes, volumineuses, a, remplies de granulations graisseuses, et des espaces clairs b, qui renfermaient les éléments précédents détachés par le mode de préparation; g, g, globules rouges. — Grossissement de 200 diamètres.

son déclin, la diapédèse des globules blancs étant moins active, on trouve, à la périphérie de l'alvéole, une couche de grosses cellules

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tiimcfices, granuleuses, à noyau ovoïde volumineux, qui adhèrent les unes aux autres, qui ont de la tendance à se réappliquer contre la paroi alvéolaire et qui formeront à un moment donné une nouvelle membrane épithéliale. Ce revêtement alvéolaire en voie de formation, constitué par de grosses cellules, se montre dans le cours des pneumonies catarrhales suhaigiiës de faible inlonsité, dans la période de résolution des pneumonies aiguës (voy. fig. 16) et dans les pneumonies chroniques soit catarrhales, soit fdDrineuses , soit interstitielles qui accompagnent la tuberculose pulmonaire et les

Fig. 17. — Pneumonio inler.stitielle clironiquo. — a, paroi épaissie des alvéoles; le long de cette paroi, de a en p, on voit des cellules b, b, ovoïdes ou plates, adhéreatcs entre elles et formant une sorte de membrane appliquée contre la paroi ou s'en détachant en partie. Le contenu de l'alvéole consiste en cellules rondes volumineuses et pigmentées n, n. — Grossissement de 31)1) diaraèlres.

néoformations du poumon (voy. fig. 17, 6, b). Il est probable que ces cellules tuméfiées sont simplement des cellules lymphatiques qui se sont hypertrophiées en s'assimilant les matériaux contenus dans le liquide exsudé dans l'alvéole. Elles se disposent le long de la paroi de l'alvéole , adhèrent les unes aux autres, s'aplatissent ensuite contre la paroi alvéolaire et constituent finalement un revêtement semblable à celui qui existe à Tétat normal.

En résumé, au début des inflammations, les cellules de l'alvéole se tuméfient, prolifèrent, deviennent globuleuses, sphériques ou po-

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iyédriques à angles moi.sses et tombent dans la cavité alvéolaire où elles sont mêlées à des cellules lymphatiques. Celles-ci sont d'autant plus nombreuses et prédominantes que l'inflammation est plus aiguë et plus intense. Dans les inflammations subaiguës comme le sont certaines pneumonies catarrhales, dans les pneumonies à leur déclin, dans la pneumonie fibrineuse des tuberculeux, les grosses cellules épithélioïdes sont au contraire aussi abondantes et même plus nombreuses que les cellules lymphatiques. Enfin ces mêmes grosses cellules se disposent, à la fin du processus inflammatoire, le long de la paroi des alvéoles et reconstituent leur épithélium.

Dégénérescence graisseuse de Vépiihélium pulmonaire. — Dans les empoisonnements par l'acide arsénieux et par le phosphore chez les cobayes, nous avons trouvé les cellules d'épithélium des alvéoles tuméfiées, globuleuses, remplies de grosses gouttelettes de graisse, en pleine dégénérescence graisseuse. Beaucoup de ces cellules ainsi modifiées devenaient libres dans l'intérieur de l'alvéole, dont la surface interne était dépouillée. Ces lésions de l 'épithélium coïncident avec de la congestion et de l'apoplexie pulmonaire.

Lésions du tissu conjonctif du poumon. — La trame fibreuse du poumon qui circonscrit les lobules, qui entoure les canaux bronchiques et les vaisseaux et qui forme les cloisons des alvéoles, présente assez souvent des altérations dans diverses maladies du poumon. Bien que ces lésions s'observent quelquefois dans les broncho-pneumonies chroniques, on les rencontre surtout dans une forme particulière de la pneumonie chronique, dans la pleurésie chronique, dans la tuberculose pulmonaire, dans l'anthracosis, dans les tumeurs, etc. Aussi les décrirons-nous avec chacune de ces diverses affections.

Les lésions du poumon envisagées, soit au point de vue des modifications de ses cellules, soit au point de vue des altérations de sa trame connective, présentent la plus grande analogie avec celles du tissu conjonctif en général et des séreuses. L'alvéole pulmonaire peut en effet être considéré comme l'équivalent d'une maille de lissu conjonctif ou d'une petite cavité séreuse.

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