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CHAPITRE III

§ 1. — Lestons des fosses nasales.

Congestion, hémorrhagie. — La congestion de la muqueuse pituitaire s'observe comme le phénomène initial du coryza ou de l'épistaxis; elle peut dépendre des maladies du cœur et des poumons, des tumeurs des fosses nasales, ou de certaines maladies générales fébriles, telles que la fièvre typhoïde, la rougeole, etc.

Les hémorrhagies ou épistaxis 'sont tantôt primitives, comme cela a lieu si souvent chez les jeunes sujets, tantôt secondaires, comme dans la fièvre typhoïde , l'hémophilie , le scorbut , les fièvres graves, etc. On ne sait pas si ces diverses hémorrhagies dépendent d'une lésion des parois des vaisseaux, ou si elles sont liées uniquement à une augmentation de la tension sanguine.

Inflammation de la muqueuse des fosses nasales, coryza. — Le coryza aigu commence par une congestion accompagnée d'une exsudation séreuse. Les premières gouttes du liquide absolument transparent qui s'écoulent par les narines contiennent déjà des cellules lymphatiques. La présence de ces éléments dans la sérosité du coryza tout à fait à son début démontre que ce sont des globules blancs sortis des vaisseaux, et non des produits de la multiplication des cellules épithéliales. On étudie dans ce liquide les multipfications et les transformations des cellules épithéliales, d'autant plus facilement que le produit de sécrétion est plus à la portée de l'observateur. Les cellules cylindriques deviennent globuleuses et elles se montrent parfois segmentées, de telle sorte qu'un élément sphérique, ayant le diamètre et la forme d'un corpuscule de pus, possède encore les cils vibratiles indiquant bien évidemment sa provenance (voy. 5,fig. 18). Elles se distinguent des cellules lymphatiques aux-

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quelles elles sont mêlées, en ce qu'elles ne contiennent pas de matière glycogène, tandis que celles-ci en sont plus ou moins chargées.

18. — Éléments cellulaires du miictis du coryza. — i, cellules cylindriques détachées et pleines de mucus; 2,3, globules de pus; i, C(^llu]os cylindriques détachées et en mouvement; 5, portion d'une cellule cylindrique, analogue à un globule do pus et ayant conservé ses cils Mibratiles ; 6, cellule cylindrique devenue globuleuse et ayant conservé ses cils vibratiles; 7, grosses cellules globuleuses contenant des gouttelettes de mucus; 8, cellules lymphatiques ; 9, 9, cellules cylindriques contenant plusieurs noyaux. — Grossissement de 500 diamètres.

Quand ces divers éléments sont très abondants, ils troublent plus ou moins le liquide sécrété et peuvent même le rendre puriforme.

Le coryza aigu secondaire s'observe dans les fièvres exanthématiques, surtout dans la rougeole, dans l'érysipèle de la face, dans la diphthérie du pharynx ou du larynx et dans la morve, lorsque ces diverses maladies se propagent aux fosses nasales. Chacune de ces affections se manifeste sur la muqueuse des fosses nasales avec les caractères locaux et la marche qui lui sont propres. Ainsi, dans l'érysipèle, la muqueuse et le tissu sous-muqueux sont gonflés et œdéraatiés; dans la variole, on trouve les pustules; dans la diphthé rite, les fausses membranes caractéristiques de ces affections. Dans la morve, la muqueuse pituitaire présente une vive rougeur, une exsudation purulente, des exulcérations, de petits abcès miliaires profonds, isolés ou confluents, et les ulcérations qui leur succèdent; il survient enfin, dans cette maladie, des lésions inflammatoires consécutives du périoste et des os.

L'inflammation aiguë guérit ou devient chronique. Les coryza fréquents et chroniques déterminent un épaississement du fissu con-

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