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et graisseuses. 11 n'y a plus de vestiges des éléments propres de la glande.
Les métamorphoses ultérieures des glandes ainsi altérées sont diverses ; tantôt la partie caséeuse se ramollit et forme un détritus pulpeux, tantôt le foyer se transforme en un kyste contenant une bouillie caséeuse ou du liquide semblable à du pus. D'autres fois on trouve des points calcifiés. La résorption des parties liquides ou la calcification arrivent à la longue en même temps que du tissu fibreux dense entoure les parties calcifiées.
A côté de ces inflammations chroniques terminées par l'état caséeux et qui ressemblent beaucoup à la tuberculisation sans que toutefois on puisse les y assimiler complètement, on peut voir aussi des inflammations aiguës ou subaiguës terminées p^r des foyers de suppuration. Ces abcès, qu'il ne faudrait pas confondre avec le ramollissement caséeux, contiennent du pus avec un très grand nombre de cellules lymphatiques libres.
Tuberculose, inflammation chronique et dégénérescence ca- 1SÉEUSE (maladie BRONZÉE d'Addison). — Nous réuuissons ici les tubercules de la glande et l'inflammation chronique interstitielle qui se termine par Fétat caséeux, parce que ces lésions, indépendamment de leurs caractères communs, constituent l'altération anatomique observée le plus souvent dans la maladie bronzée d'Addison. Nous décrirons d'abord ces lésions, puis nous examinerons quelle est, dans l'état actuel de nos connaissances sur ce sujet, la relation entre i'anatomie pathologique et les symptômes.
Les tubercules, soit sous forme de granulations miliaires, soit sous forme d'agglomérations de granulations, ayant le volume d'un grain de chènevis ou d'un petit pois, et alors complètement caséeux, ne sont pas rares dans les capsules surrénales. Ils sont consécutifs à une tuberculose pulmonaire ou ganglionnaire et se montrent, soit dans une seule capsule, soit dans les deux. Les granulations miliaires, qu'elles soient en très petit nombre dans la substance corticale et sous la capsule, ou qu'elles soient disséminées dans toute la glande, ne diffèrent pas de ce qu'elles sont dans les autres organes. Elles débutent généralement par la substance corticale et peuvent envahir la substance médullaire ; leurs centres deviennent caséeux et elles sont entourées de tissu embryonnaire. Mais la glande peut être altérée au point d'être entièrement transformée en
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un tissu jaunâtre, caséeux, ramolli parfois et pulpeux; ou bien, tandis que son centre est devenu jaune et friable, sa périphérie est ^rise, dure, de consistance fibreuse. Cette transformation est si complète, qu'il ne reste plus aucun vestige de la glande normale. Tel est l'état dans lequel on trouve assez souvent les capsules surrénales chez les sujets qui ont succombé à la cachexie bronzée décrite par Addison.
La métamorphose flbro-caséeuse des capsules surrénales est la lésion que l'on observe le plus souvent dans la maladie d' Addison. Est-ce bien là une lésion tuberculeuse? Par leur apparence et leur dégénérescence, les glandes ainsi modifiées se rapprochent des ganglions lymphatiques scrofuleux ; mais on doit reconnaître que bien des doutes subsistent encore sur la nature de la maladie.
Dans cet état, la glande surrénale est augmentée de volume ; elle peut atteindre 12 centimètres dans son plus grand diamètre, et elle est large et épaisse en proportion. Sa forme est ovoïde. La partie ramollie peut se transformer en un kyste séreux. Les deux capsules sont prises en général à un degré différent; quelquefois l'une d'entre elles est normale.
Nous ne tenterons pas d'expliquer comment il se peut faire que la lésion des capsules produise l'ensemble des signes caractéristiques de la maladie bronzée, c'est-à-dire la pigmentation du corps muqueux de la peau et des muqueuses, l'anémie et les troubles digestifs ; les explications physiologiques qui en ont été données sont loin de nous paraître satisfaisantes. La lésion des ganglions nerveux de la capsule surrénale et du grand sympathique entre probablement pour une part dans le phénomène de la pigmentation. Il faut bien savoir aussi que, très fréquemment, on trouve des lésions des capsules, telles que le cancer, les tubercules, et même un état inflammatoire caséeux porté à un assez haut degré, sans que la peau ait été pigmentée. La fréquence des lésions tuberculeuses ou caséeuses de la capsule, sans maladie bronzée, est telle que, d'après le relevé de Klebs, sur 141 cas de lésions de la capsule, il y eut 100 fois coloration bronzée de la peau, et dans les 41 autres faits la peau ne présentait aucune coloration.
Mais, d'un autre côté, la maladie bronzée d'Addison bien caractérisée, lorsqu'on a eu soin de la distinguer cliniquement de la mélanémie produite par les fièvres intermittentes et la cachexie tuberculeuse et cancéreuse, coïncide à peu près invariablement avec une
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lésion des capsules surrénales. C'est la tuberculose, ou l'étal intlarnmatoirc chronique avec dégénérescence caséeuse, qui s'observe le plus souvent alors.
Les altérations des autres organes observées en même temps que la coloration bronzée de la peau, sont extrêmement variées; mais la tuberculose pulmonaire et la scrofule en sont les coïncidences les plus habituelles.