‹ Manuel d'histologie experimentaleChapitre 174 sur 207 · VARIOLE · texte numérisé non relu

VARIOLE

paries analomo-pallioloi^isles, mais elle est aujouid'liui généralemeiU atlinise en Allemagne. Celte eouche de cellules mortiiiées, constituant au centii3 de la pustule un disque dur interposé aux papilles et à la couche cornée de l'épiderme, empêcherait le passage des liquides venus des papilles, et causerait la dépression centrale ou l'omhilication des pustules.

Rayer et G. Simon avaient autrefois décrit ce disque pseudomembraneux, qu'ils mettaient en évidence en raclant la surface des pustules.

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FiG. 264. — Cavités creusées dans le corps niuquoux au niveau de la pustule variolique. 6, h', cellules du corps muqueux ; m, m, cavités limitées par des cloisons et contenant des leucocytes et des cellules vésiculcusos; n, cellule vésiculcuse contenant un leucocyte ; g, grande cellule vésiculeuse libre dans la cavité centrale do la pustule, renfcruiaiilolle-niènie plusieurs leucocytes et entourée des mêmes éléments en liberté.

Sur les coupes des vésicules, on n'observe d'abord aucun changement dans la couche épidermique. Le corps muqueux de Malpighi présente, au-dessus des papilles, une série de cavités anfractueuses, cloisonnées par des filaments anastomosés et contenant dans leur intérieur un liquide dans lequel il existe quelques cellules migratrices et des filaments de fibrine.

Les globules rouges sont épanchés en très grande abondance dans les cavités du corps muqueux, dans la variole hémorrhagique. Quant aux leucocytes, qui sont peu abondants dans la vésicule, ils deviennent très nombreux dans la pustule. Les travées qui consti-

tuent le reticulum des cavités du corps rauqueux sont formées par des cellules altérées, reconnaissables quelquefois cependant à leurs noyaux. On trouve aussi dans le liquide do la pustule de grandes cellules à plusieurs noyaux ayant subi parfois la dégénérescence colloïde. Dans les vésico-pustules en voie de formation, on peut voir le mode de développement de la cavité cloisonnée que nous venons de décrire. Tout d'abord il y a une multiplication des noyaux des cellules épidermiques situées au-dessus du disque qui contient des cellules mortifiées. Les cellules du corps muqueux et leurs noyaux subissent la dégénérescence vésiculeuse. Les cellules du corps muqueux devenue: vésiculeuses sont comparables à des cellules végé-

KiG. 265. — Section de la peau altciutc par des pustules varioliquos coiifluonlc-. S, vaisseau dilaté d'une papille; S', globules rouges, et M, cellules lyniidiatiques, situés dans le reticulum qui remplace la couche du Malpiglii ; N, couche de Malpighi modifiée; E, couche cornée contenant des cellules vésiculeuses 0.

laies; les parois des cellules se touchent; elles se détruisent par places; les cavités cellulaires communiquent alors entre elles et se laissent pénétrer par des leucocytes et des hématies qui viennent par diapédèse des vaisseaux papillaires. L'évolution épidermique ne se fait plus; le stratum granulosum est très altéré ou détruit et l'éléidine a complètement disparu au niveau de la partie centrale de la pustule. Aussi les cellules épidermiques les plus superficielles, celles qui correspondent au stratum corneum, n'ont pas subi la kératinisation. Par contre, au pourtour des pustules, il se passe dans l'épiderme un phénomène inverse qui consiste en une exagération de la formation de l'éléidine ; dans les cellules du stratum granulosum il y a tout autour des pustules une sorte de rempart d'éléidine (Ranvier).

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