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LÉSIONS DES VAISSEAUX COMPUIS DANS LES GRANULATIONS

en bleu. Ces préparalions sont très belles et très démonstratives. Mais avant d'être oblitérés par des cellules lymphatiques et de In, fibrine, les vaisseaux de la partie enflammée qui deviendra le tubercule sont d'abord très dilatés et remplis de globules rouges.

L'oblitération des vaisseaux dans le tubercule est un fait constant. Nous avions indiqué en 1867 les coagulations fibrineuses qu'on observe dans les vaisseaux qui passent au milieu des masses tuberculeuses du poumon et qui sont analogues à celles des vaisseaux de la pie-mère. Nous avons décrit les lésions des vaisseaux, l'endartérile

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FiC. G4. — Section d'un vaisseau ilouUi; tuaiuiiu C csi ruiujili par du la liljriiie granuleuse. — A, tissu tuberculeux ; B, globules blancs du sang. Il s'agit ici d'un tubercule du cerveau. — Grossissement do 400 diamèli'es.

spéciale k la tuberculose, à propos des séreuses (voy. t. I, p. 512) et à propos de la méningite tuberculeuse (voy. l. I, p. 681 à 685). Les travaux relatifs à l'origine des cellules géantes ont amené à découvrir que ces cellules pouvaient se développer dans l'intérieur des vaisseaux, soit au milieu du thrombus constitué par de la fibrine et des cellules lymphatiques, soit dans la membrane interne enflammée et bourgeonnante. Nous verrons bientôt que le même processus s'observe quelquefois très nettement sur les muqueuses. De même dans le poj-imon, pendant que les éléments du tubercule inflltrent le tissu conjonctifpéribronchique et périvasculaire et remplissent des groupes d'alyéoles pulmonaires, les vaisseaux présentent des lésions analogues à celles des vaisseaux des séreuses et des muqueuses. Ces lésions ne sont pas aussi faciles à suivre dans le poumon que dans les membranes parce que la structure du poumon est plus complexe, mais cependant on a constaté dans les vaisseaux pulmonaires la plupart des faits qui s'observent dans les séreuses et les muqueuses. H. Martin, dans sa thèse sur le tubercule (1879), fait jouer aux lésions vasculaires, à l'inflammation de la tunique interne et de la

152 HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE DE l'APPAREIL RESPIRATOIRE.

Uinique externe des artérioles et des veinules un rôle tout à fait prépondérant, et les regarde comme primitives. L'endartérite et l'endophlébile déterminent des végétations saillantes dans la lumière des vaisseaux et, par suite, un arrêt de la circulation sanguine, des thromboses qui envahissent toutes leurs divisions y compris les capillaires. L'inflammation de la tunique interne se poursuit en même temps sur les divisions des vaisseaux. Mûgge a observé dans la tunique interne des grosses divisions de l'artère pulmonaire et plus souvent dans la membrane interne de la veine pulmonaire, des plaques d'endartérite ou d'endophlébite saillantes qu'il considère comme des tubercules. En même temps la tunique externe de ces mêmes vaisseaux est le siège d'une infiltration plus ou moins considérable par des cellules lymphatiques qui forment un anneau épais autour d'eux. Le tissu conjonctif périphérique est altéré de la même façon et il en résulte une agglomération de cellules ayant la forme générale d'une ou de plusieurs granulations suivant que le vaisseau est plus ou moins gros. Il se produit alors, au centre de ces nodules périvasculaires, des cellules géantes et une dégénérescence granuleuse atrophique des cellules lymphatiques.

II est facile de voir dans la tunique externe ou à sa limite, dans le tissu conjonctif voisin, des lymphatiques qui participent à l'inflam-

Fic. G5. — Section longitudinale d'un vaisseau lymphatique dans un tissu tuberculeux périvasculaire. — b, tissu conjonctif appartenant à la tunique externe d'une artériole pulmonaire ; l, lymphatique rempli de cellules c ; a, tissu conjonctif infillré de petites cellules, pigmenté et faisant partie d'un tubercule; v, vaisseau plein de sang. — Grossissement de 200 diamètres.

mation. Ces lymphatiques sont remplis de cellules rondes et quelquefois on y trouve en même temps de la fibrine à l'état fibrillaire. Leurs cellules endothéliales sont quelquefois visibles et gonflées; souvent les cellules endothéliales ont disparu et il n'existe plus que des cellules rondes en contact avec la paroi. Les lymphatiques qu'on

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