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INFLAMMAÎION DES GLANDES MUQUEUSES

leur de la glande, des cellules pleines de mucus, dos globules de mucus libre et des cellules lymphatiques en quantité plus ou moins considérable. Ces éléments sont situés au milieu d'un liquide qui contient des granulations réfringentes et des filaments de mucine

Lorsque l'on a essuyé les gouttelettes de mucus saillantes à l'orifice des glandes, ces orifices paraissent si ouverts et si élargis qu'on les prendrait presque pour des érosions superficielles. Il n'en est rien : sur des coupes perpendiculaires à la surface de la muqueuse, au pourtour de l'orifice glandulaire, sous le revêtement épithélial de la muqueuse, la membrane basale est parfaitement conservée.

Ces coupes montrent les détails suivants : le mucus qui remplit les conduits glandulaires déborde tout autour de leur orifice sur la muqueuse où il forme comme un champignon. Ce bouchon de mucus contient les cellules cylindriques, les cellules lymphatiques et les boules réfringentes dont il vient d'être question. La paroi du conduit est tapissée de cellules cylindriques, pour la plupart caliciformes et remplies de mucus. Les subdivisions du conduit glandulaire offrent le même contenu muqueux et le même revêtement épithélial. Dans les culs-de-sac qui leur font suite, les cellules muqueuses ne sont pas modifiées, lorsque l'inflammation est peu intense (voy. fig. 12, A);

Fig. 12. —A, cul-de-sac glandulaire normal d'une glande acineiie; h, h, cellules à mucus claires et contenant des granulations réfringentes; o, noyau de ces cellules ; il est ovoïde, petit et situé dans le voisinage de la paroi propre du cul-de-sac. — Grossissement de 300 diamètres.

B, cul-de-sac glandulidre dont les cellules sont profondément modifiés par l'inflammation ; c, C, cellules prismatiques ou polyédriques implantées sur la paroi hyaline m du cul-de-sac; A, cellule aplaties par compression ; ces cellules remplissent complètement le cul-de-sac, elles sont volumineuses, irrégulièros et contiennent un protoplasma grenu opaque et un gros noyau ovoïde. — Grossissement de 300 diamètres.

mais on trouve au milieu de l'acinus, dans sa lumière, ou entre les cellules périphériques, quelques cellules lymphatiques.

Les lésions des glandes sont beaucoup plus marquées lorsque l'inflammation est pins vive et plus profonde. Les gouttelettes de mucus qui sourdenl alors à leur orifice présentent l'aspect du muco-pus et contiennent, à côté de cellules cylindriques desquamées, une grande quantité de cellules lymphatiques. Sur des coupes, au microscope; on voit un grand nombre de ces dernières dans les conduits glandulaires et dans la lumière des culs-de-sac aussi bien qu'entre les cellules muqueuses. Les cellules muqueuses des acini ont souvent elles-mêmes subi une altération toute spéciale. Leur contenu muqueux est remplacé par un protoplasma granuleux. Le noyau, qui était primitivement petit, devient beaucoup plus volumineux et, au lieu d'être situé à la périphérie des cellules, il se trouve maintenant à leur centre (voy. fig. 12, B).

Cette transformation clés cellules, qui est le plus souvent limitée à quelques-uns des culs-de-sac de la glande seulement, se rencontre dans toutes les inflammations aiguës intenses et dans toutes les inflammations chroniques des glandes acineuses des conduits aériens.

En même temps que les conduits et les culs-de-sac des glandes présentent les phénomènes que nous venons d'analyser, le tissu conjonctif qui les entoure se montre infiltré de cellules lymphatiques dont le nombre est en rapport avec la violence de l'inflammation.

Parmi les inflammations aiguës des conduits aériens, celles qui viennent pendant la période d'éruption de la variole, dans le laryngotyphus et dans la diphthérie idiopaihique du larynx sont les plus intenses; aussi ces maladies pennetlent-elles d'apprécier très facilement les modifications des cellules muqueuses des culs-de-sac et l'abondance des cellules lymphatiques épanchées dans le tissu conjonctif et dans les conduits glandulaires.

La constitution des glandes muqueuses, leur charpente fibreuse, la situation profonde de leurs culs-de-sac terminaux font qu'elles résistent très énergiquement aux divers modes de l'inflammation aiguë et chronique, et même aux néoplasmes qui, après avoir infiltré le tissu conjonctif de la muqueuse, déterminent des ulcérations. Nous aurons occasion de revenir sur ces points intéressants à propos des tubercules et des inflammations tuberculeuses de la muqueuse des voies aériennes. Nous décrirons en même temps la tuberculose des glandes acineuses.

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