CANALICULES BILIAIRES DANS LA CIRRHOSE. 4S
ft? la bile dans le foie cirrhose. — En même temps que les vaisseaux anguins subissent les altérations que nous venons de décrire, des analicules biliaires se montrent en quantité plus ou moins grande ans les bandes de tissu fibreux (voy. c, fig. 14-0). Dans tous les lits de cirrhose, les canalicules biliaires interlobulaires situés dans ^s espaces portes agrandis par la production nouvelle du tissu sciéeux, sont bien conservés. Ils présentent leur membrane propre, sur revèlement épilhélial formé de cellules cubiques et leur luiiière. Mais le plus souvent, dans toute Tépaisseur de cette zone ibreuse qui accompagne les rameaux portes périlobulaires, on voit, u lieu d'un canal unique annexé à chacune des branches interlobulires de la veine porte, un système de canaux biliaires très nombreux 3rinant un réseau et anastomosés les uns avec les autres. Dans les «irlies où un groupe de cellules hépatiques a complètement ou fresque complètement disparu, le tissu conjonctif est parcouru par ;e même réseau de canaux biliaires, formant des mailles assez fines 't entouré par des canaux plus gros.
L'un de nous avait pensé, d'après ce fait, que dans la cirrhose, en même temps que les cellules hépatiques sont atrophiées et remplacées par du tissu fibreux, les canaux biliaires persistent, d'où il résulte qu'ils deviennent parfaitement apparents dans Tatrophie totale des cellules d'un îlot, ou dans la zone fibreuse périphérique d'un ilôt d(iQl il ne reste plus que la partie centrale. On pouvait supposer que le^ canaux biliaires observés dans la cirrhose représentent simplement les canaux interlobulaires et intralobulaires normaux devenus apparents par suite de l'atrophie du parenchyme.
Ces canaux biliaires paradoxaux, anastomosés les uns avec les autres, et qui existent dans presque toutes les cirrhoses, dans les travées fibreuses périportales , sont constitués exactement sur le nième modèle que les canaux biliaires périlobulaires normaux. Ils piVsentent une membrane hyaline, un revêtement de petites cellules cubiques et une lumière. Mais on ne les trouve pas, au moins dans !♦*> périodes de la cirrhose rapprochées du début, dans les travées t l'reuses qui accompagnent les veines sus-hépatiques, parce qu'il n'y • n a pas à l'état normal. Cependant, dans certaines cirrhoses hyper- Irophiques chroniques, on peut voir des réseaux de canalicules biliaires dans toutes les travées fibreuses, dans celles qui sont développées le long des veines sus-hépatiques aussi bien que dans celles qui accompagnent les veines portes.
n est donc nécessaire de nous demander de quelle façon et aux
dépens de quels éléments, de quelles parties normales, ces canal icnles prennent naissance. Il convient de remarquer d'abord que les cisalîcules anastomosés en réseau ne spat pas tous de même diamètre. Au centre d'une travée épaisse de cirrhose, on trouve, par exempi*?. un ou deux canaux à lumière très évidente, libre ou remplie de cellules détachées, revêtue d'épitliélium et dont le diamètre, de 20i à 60 fi, est ^al ou supérieur à celui des canalicules périlobulaire; normaux (/*, fîg. 145). Auprès d'eux il existe de nombreux canalicules
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de plus petit diamètre, rectîli(;nes ou onduleux, formant par leur* anastomoses des mailles allongées ou polygonales plus ou moins réjçulières. Ces canalicules possèdent un revêtement complet de petite: cellules, qui sont tantôt cubiques, tantôt un peu allongées et aplatie> dans le sens de la longueur du canal. Ils sont unis les uns avec les autres par des branches très minces, qui souvent ne possèdent qu'une seule rangée de cellules disposées bout  bout (e, fig. liT»: «■es cellules contiennent un noyau ovoïde et remplissent complèl'^ ment la cavité du canal dans lequel elles sont moulées. A voir ire^ t-analicules très lins, de 5 ■ à 10 .,, occupes soit par deux rangées de cellules alItHtgi'es, soit \iar une seule rai^e des mêmes éléments, on pourrait hésiter sur leur nature et les prendre pour des vaisseaui