‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 105 sur 239 · FUIE · texte numérisé non relu

FUIE

phiés, dont les cellules sonl très granuleuses et comienoeot ud ou

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plusieurs noyaux volumineux. A un degré plus avancé, ces irabé-

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cules, encore plus épais, s'imbriquent et forment un nodule distincl,

STRUCTURE DE L'aDÉNOME. 441

bien qu'ils se continuent directement avec les trabécules environnants (voy. a, iig. 151). A mesure que ce nodule grossit, les trabcVules qui Fenlourent s'aplatissent, s'atrophient et forment des lamelles imbriquées comme dans un bulbe d'oignon. Le nodule finit par être isolé du reste de Tilot par une zone de cellules hépatiques aplaties qui sont remplacées ultérieurement par du tissu fibreux enkystant le nodule adénomateux {a'\ fig. 151). Cet enkystement, décrit par Sabourin, constitue une sorte de cirrhose secondaire autour des nodules de l'adénome.

Les trabécules des nodules adénomateux offrent une structure variable; au lieu d'être très volumineuses, les cellules dont ils sont composés ont parfois les dimensions des cellules normales, ou même elles sont plus petites qu'elles. Ces trabécules, qui ne possèdent pas de membrane propre, sont séparés les uns des autres par les vaisseaux capillaires, dont la paroi peut être épaissie et autour desquels il se forme souvent du tissu conjonctif fibrillaire.

Les cylindres pleins de l'adénome peuvent devenir canaliculés et montrera leur centre, sur les coupes, une lumière transversale, oblique ou longitudinale, suivant le sens de la section ; cette lumière rontient par places des calculs biliaires microscopiques. Ces calculs, lorsqu'ils prennent un plus grand volume, refoulent autour d'eux les cellules épithéliales, qui deviennent cubiques ou même cylindriques à leur niveau (voy. fig. 152).

Les lobules de l'adénome sont souvent envahis en totalité par la dégénérescence graisseuse ; celle-ci porte sur les cellules épithéliales des cylindres pleins ou creux. Lorsque cette fonte granuleuse ou granulo-graisseuse est très prononcée, les eellules se fragmentent en blocs irréguliers formant un magma dans lequel il est difficile de reconnaître les éléments primitifs.

Us deviennent aussi parfois tout à fait scléreux par suite de la formation de tissu conjonctif autour des parois des vaisseaux capillaires ; les cylindres épithéliaux sont alors isolés les uns des autres, comprimés, et les cellules étouffées finissent par s'atrophier. Un* ilôt d'adénome est ainsi transformé en un lobule de cirrhose.

On trouve assez souvent les lobules d'adénome envahis par des hémorrhagies qui sont la conséquence de la dilatation des vaisseaux et de la friabilité du tissu. Le lobule adénomateux est alors dissocié par le sang qui fait irruption dans son intérieur, et même parfois on ne trouve plus à sa place qu'un caillot sanguin, au milieu duquel nagent des débris de cellules hépatiques ou de cylindres épithéliaux.

CORHIL KT lAinriER. H. — 29

D'aulres fois le snnç infiltre tout uo lobule, les globules pénétrani partout, entre les cellules des cylindres épithéliaux, par exemple, sans que la texture de ce lobule soit détruite immédiatement.

Les adénomes du foie présentent encore une particularité singulière : les branches de la veine porte et plus rarement les veines sushépatiques contiennent des caillots renfermant un tissu formé de cellules hépatiques et même de cylindres épithéliaux semblables à ceux que nous venons de décrire. Ces caillots se propagent dans \t< branches de division des vaisseaux. On n'a pas encore donné de ce< faits une explication plausible.

Complication de la cirrhose par les tubercules. — Nous avons observé assez souvent, dans ces derniers temps, des foies cirrho>és, généralement hypertrophiés, au milieu desquels on trouvait soit des granulations tuberculeuses miliaires semi-transparentes, possédanl un centre opaque et parfaitement nettes, soit de petites taches grisétrès à peine visibles à Tœil nu, et qu'on reconnaissait au microscope pour être de très petits follicules tuberculeux avec des cellules géantes. Ces tubercules sont rarement nombreux ; ils siègent au milieu des travées de tissu conjonctif. Quelquefois on trouve en même temps une tuberculose ancienne du poumon avec des cavernes ; mais d;iD$ d'autres cas, les poumons sont indemnes, et la tuberculose sunenue dans un foie primitivement cirrhose s'accompagne d'une émptioD de tubercules miliaires localisée dans le péritoine péri-hépatique el diaphragmatique ou généralisée à toute la séreuse. 11 est probable que la localisation des tubercules dans le foie résulte de ce que cet organe est déjà atteint d'une inflammation chronique. Peut-être aussi ces malades affectés de cirrhose, séjournant très longtemps dans des salles d'hôpitaux où ils sont au milieu de phthisiques, y contractentils la tuberculose par contagion.

Coïncidence de la cirrhose et du carcinome. — Toutes les tumeui-s déterminent, ainsi que nous l'avons déjà dit (p. 408), une cirrhose partielle autour d'elles. Le carcinome primitif du foie, soit au pourtour de sa masse initiale, soit autour des nombreux nodules disséminés dans tout l'organe, est accompagné par des travées de tissu conjonctif scléreux qui environnent les îlots hépatiques et qui i*eDferment des néo-canalicules comme le tissu conjonctif de nouvelle formation de la cirrhose.

DftGÉNÉRESCEMCB CRAISSEIISE. 443

WrfMÉRESCENCES DU FOIE. — Nous avoM déjà étudié la dégéoérescence graisseuse et la dégéoéresceoce amyloïde des cellules hépaliqaes. Nous devons maintenant considérer la topographie de ces

mtm : a, ooiiu d* la ullala. -~ Gn

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Cfltordat en noir pir l'Kidg otoinpii :

dégénérescences et l constituants du foie.

I lésions coDcomitantes des autres élémenls

Dégénérescence graisseuse. — L'accumulation de la graisse dans le foie o'est pas liée au développement du pannicule graisseux soQs-cutané ni à la polysarcie, à moins qu'il ne s'agisse de buveurs; tout au contraire, les individus qui présentent à l'autopsie une dégénérescence graisseuse du foie sont généralement amaigris paruoe longue maladie chronique, telle que la phthisie pulmonaire, ooe suppuration osseuse, la scrofule, ou bien ils sont en proie à ne maladie cardiaque. Nous verrons en effet que la gène de la «circulation et les maladies de poitrine ont une grande influence sur la production de la lésion hépatique qui nous occupe et que.

lorsque la graisse s'emmagasine dans le foie, cela indique, non une richesse de l'économie, mais au contraire son impuissance à brûler les matériaux hydrocarbonés provenant de la digestion.

Il y a cependant une exception à celte règle, c'est l'accumulation physiologique de la graisse dans le foie avant et pendant la lactation, chez toutes les femelles des mammifères; chez la femme en particulier, au moment où va s'établir la lactation et pendant tout le temps qu'elle dure, les cellules hépatiques du centre de l'îlot sont remplies de grosses gouttelettes graisseuses. Les cellules de la moitié de l'îlot hépatique qui entoure la veine centrale sont chargées de graisse tout en conservant leur noyau et leur protoplasma, tandis que les cellules de la périphérie (voy. fig. 153) n'en contiennent que très peu.

Cette quantité considérable de graisse est évidemment tenue en réserve pour servir à la fabrication du lait. Des globules graisseux entrent en effet pour une grande part dans la composition de ce liquide; ils y sont libres ou entourés d'une enveloppe alburnineuse. La substance adipeuse destinée à la lactation est déposée dans le lobule hépatique autour des veines sus-hépatiques, c'est-àdire le plus près possible des vaisseaux qui doivent l'emporter dans le sang.

Dans la plupart des autres dégénérescences graisseuses partielles, la graisse siège habituellement au contraire à la périphérie de l'îlot. Ainsi, pendant le travail physiologique de la digestion, chez les animaux qui ont ingéré récemment du lait ou un autre aliment gras, il passe de la graisse dans le sang de la veine porte, et les cellules hépatiques en retiennent des gouttelettes. Mais ce sont seulement les cellules les plus rapprochées de la périphérie de l'îlot, dans une zone circonférenlielle très mince, qui présentent des granules graisseux dans leur intérieur.

Dans tous les cas pathologiques, la dégénérescence graisseuse est secondaire, et elle occupe d'habitude une zone périphérique du lobule plus ou moins étendue ou la totalité de l'îlot. Ainsi on observera, par exemple, dans la moitié externe de L'îlot, une distension complète des cellules par une, deux ou trois grosses gouttes huileuses ; ces cellules, au lieu d'avoir leur forme polyédrique normale, seront devenues sphériques et volumineuses; leur noyau consené sera rejeté à la périphérie de l'élément, et le protoplasma entourera la graisse de toute part. Les cellules ainsi altérées ressemblent beaucoup à une vésicule adipeuse du pannicule adipeux sous-cutané. Les

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