CARCINOME DU LA VÉSICULE BILIAIRE
colloïde; d'autres fois il appartient à rcDcéphaloide, et plus larement au squirrhe. Le plus ordinairement, sinon toujours (14 fois sur 15 obsenations de carcinome et d'épithéliome analysées dans la thèse <leL. Bertrand, 1870), la vésicule contient un, deux ou un nombre variable de calculs, d'autant plus gros qu'ils sont moins nombreux. La bile est quelquefois diécolorée, d'autres fois elle est épaisse et brane^, elle peut contenir des fragments détachés de la tumeur. La sarface de la vésicule, dans le point malade, est inégale, bourgeonnante, cai* les néoformations revêtent la forme villeuse dans la vésicule biliaire, de même que dans la vessie urinaire. La tumeur eu* vahit soit une partie, soit la totalité de la muqueuse dont Tépaisseur est accrue, et qui, sur une surface de section, montre un tissu colloïde ou un tissu blanc infiltré de suc laiteux, suivant la forme du carcinome à laquelle on a affaire. La lésion de la muqueuse et du lissu coDJonctif sous-muqueux peut se propager au tissu musculaire, qui est toujours plus ou moins œdémateux et hypertrophié. La cavité de la vésicule est généralement accme ; cependant elle a été vue diminuée. La tumeur se poui*suit souvent dans le canal cystique et dans ie cholédoque, dont la muqueuse est dégénérée, bourgeonnante, et dont le calibre est rétréci, d'où rétention de la bile dans les canaux hépatiques et dans les canaux biliaires interlobulaires. De rictère et des kystes biliaires peuvent en être la conséquence. En général le tissu hépatique est lui-même envahi par le carcinome dans les points voisins de la vésicule altérée, et tout le foie est parsemé de nodosités dont la structure est la même que celle de la tumeur primitive de la vésicule. Souvent les masses cancéreuses du foie sont si coosidémbles et la lésion de la vésicule si minime, que l'on a peine à croire que celle-ci soit primitive ; mais l'extension si rapide et si considérable du carcinome hépatique secondaire à celui de l'estomac, nous fait comprendre le rapport qui existe entre les nodosités hépatiques et l'ulcère de la vésicule.
Les ganglions lymphatiques du voisinage sont toujours altérés et transformés ; le duodénum, le côlon et même l'estomac peuvent être envahis par le carcinome qui a débuté par la vésicule biliaire. Ces divers organes sont alors unis par des adhérences fibreuses et carci* nomateuses ; les plaques de Testomac et de l'intestin sont plus petites et plus récentes que Fulcère de la vésicule.
La question de savoir si le cancer précède la formation des calculs, ou bien si ces derniers existent primitivement et comptent, par rirritation qu'ils déterminent, parmi les causes de la tumeur, est
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douteuse. Nous inclinerions plutôt pour la première hypothèse Les bourgeons superficiels non ulcérés de la vésicule atteinte pu le cancer sont recouverts par des cellules cylindriques et sont le pbv souvent formés par un tissu simplement embryonnaire très riche ^r vaisseaux. Quelquefois cependant ils présentent la structure ahê«> laire du squirrhe, de Tencéphaloide ou du carcinome colloïde. L partie ulcérée de la tumeur est dépourvue de tout revêtement épilhêliai. La structure alvéolaire du carcinome est très manifeste dans k tissu sous-muqueux. Dans le tissu musculaire on note d*abord ud' infiltration par des cellules embi^yonnaires, puis un véritable li^^*: cancéreux.
L'épithéliome à cellules cylindriques de la vésicule biliaire w diffère pas à Tœil nu du carcinome encéphaloîde ; les caractères hi*tologiques de la tumeur sont absolument les mêmes que ceux que nous avons exposés précédemment à propos de répithéliome â cellules cylindriques du foie. L'épi théliome primitif de la vésicule donne aussi lieu à des nodosités secondaires du foie, et il présent* les mêmes accidents et la même gravité que le carcinome. Dans l»robservations d'épithéliome qui ont été publiées, il y avait également des calculs dans la vésicule.