TUMEURS DU PANCRÉAS
I VU plusieurs fois les vaisseux du pancréas en dégénérescence aniflolde en même temps que ceux du foie et de la rate.
TcMEURS DU PANCRÉAS. — Les tubevcules du pancréas sont si rares, que Cruveilhier les mettait en doute et pensait que, dans les faits regardés comme des tubercules, il s'agissait simplement de ganglions voisins du pancréas devenus caséeux.
Cependant il peut se développer des granulations tuberculeuses dans le tissu conjonctif qui sépare les acini, et même dans un fait de Aran {Archiv. gén, as méd.y 1846) il y avait une masse tuberculeuse caséeuse dans la glande elle-même.
La tuberculose du pancréas est toujours secondaire à celle du poumon ou du péritoine.
Les gommes syphilitiques sont également très exceptionnelles. A peine en peut-on citer quelques faits. Klebs a observé des gommes du pancréas chez un fœtus de six mois qui avait des lésions syphilitiques du poumon, du foie et du rein.
Dans un fait de lympliadénome de Testomac et des ganglions lymphatiques prévertébraux observé par M. Lépine, la moitié droite du pancréas était augmentée de volume et comprise, mais non confondue, dans la tumeur formée par les ganglions. A la place du tissu glandulaire pancréatique normal, on constata la présence d'un tissu blanchâtre, mou, encéphaloïde. La région pylorique de la muqueuse stomacale , le foie , le diaphragme et le poumon droit tétaient envahis, ainsi que le pancréas et les ganglions, par une infiltralion cérébriforme. Le tissu morbide de l'estomac, celui du foie et du pancréas étaient exclusivement formés par du tissu connectif réticulé.
Carcinome. — Le carcinome du pancréas est rare ; il peut être primitif ou secondaire. Sur 467 cas de carcinome réunis par Willigk dans sa statistique, il y avait 9 carcinomes du pancréas dont la plupart secondaires. Le carcinome primitif du pancréas se développe le plus souvent à la tête de cet organe, très rarement à son extrémité gauche ou à son milieu. Comme le carcinome primitif du pancréas ^^'étend très rapidement de sa tête aux parties qui sont en rapport >ivec elle» c'est-à-dire au duodénum, aux ganglions lymphatiques,
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au conduit cholédoque^ etc. , il est difficile de savoir etaciemeni quel est le lieu primitif du développement d'une tumeur qui englobe tous ces organes.
Le carcinome primitif du pancréas revêt tantôt la forme du squirrbe, tantôt celle de l'encéphaloïde ou du carcinome colloïde. Qu'il ail débuté par une seule ou par plusieurs tumeurs qui se réunissent, If carcinome atteint rapidement une partie plus ou moins considérable de la glande qui se transforme bientôt en une masse cancéreux uniforme. Lorsque la tumeur siège à la tète seulement du pancréâN le conduit de Wirsung est rétréci; il passe au niveau du duodénam dans un tissu induré qui Télrangle, et la sécrétion du suc pancr^tique ne se fait plus. Si la moitié gauche du pancréas est respect^*et continue à sécréter un suc pancréatique plus ou moins modili<^ . les canaux excréteurs se dilatent dans cette portion de la glande sous forme de kystes. Le tissu conjonctif sous-séreux, les couch»'> musculaires et le tissu conjonctif sous-muqueux du duodénum n. tardent pas à être atteints aussi bien que Tampoule de Yater et 1^ canal cholédoque, d'où il résulte le plus souvent un rétrécissenifD! du duodédum qui peut être porté très loin, un ictère, etc. La propagation du carcinome aux ganglions lymphatiques aura pour effet de comprimer la veine porte ; la dégénérescence du tissu conjon«'tif sous-péritonéal déterminera la compression et un rétrécissement •1'^ Taorte. Il est très rare que l'estomac soit atteint consécutivenienL
Dans un cas de carcinome colloïde primitif du pancréas, Klebet Lûcke ont observé une dilatation hydropique et kystique consécutive du grand épiploon qui repoussait fortement par en bas 1'côlon transverse. Cette tumeur avait été ponctionnée pendant la \w
Le carcinome secondaire du pancréas résulte de la propagati«»n d'un carcinome des parties voisines : l'estomac, le duodénum, I' foie, les ganglions lymphatiques. Il se montre i^arement sous fonu' de nodules bien isolés, à moins qu'il ne s'agisse d'une tumeur méianique ; le plus souvent la production nouvelle du pancréas > continue directement avec la masse cancéreuse primitive. CV^i presque toujours la tête du pancréas qui est envahie la premier . et il est rare que tout Torçane soit dégénéré.
Vépithéliome à cellules cylindriques du pancréas a été obst^n» une fois par E. Wagner. Il est probable qu'il succédait i un épith»^ liome de la muqueuse du duodénum.
Le sarcome ne s'y est montré que sous la forme de tumeur mvl • nique.