‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 138 sur 239 · HD · texte numérisé non relu

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Fin. ITI. — Glsm^rullla cipauliirc lubaiga?. le ^iMiCi m, bdiqul Tunbin. ~ Gnmlttmnal te 9B ditmilnt.

granuleux. Les noyaux elles petites cellules appartenant à la parr>i des vaisseaux et cette paroi elle-même montreront alors des granih lations graisseuses (voy. fig. 176, 2).

L'inllammation subaiguë du glomérule se traduira quelquvtoi^ par une formation nouvelle de tissu fibreux né aux dépens de la **:\\^ suie du glomérule, aux dépens du tissu qui l'entoure et aux dtp^r»? du bouquet vasculaire lui-même. 11 se produira alors une glomérulilr productive capsulaire, péri-capsulaire ou vasculaire (fig. 177 et 17î<i

Dans Tatrophie rénale consécutive à une compression, à un anv local de la circulation sanguine, dans beaucoup de néphrites par^tchymateuses et dans toutes les néphrites interstitielles, les glom*^ rules finissent par s'atrophier. Leurs vaisseaux présentent un épai^ sissement de leur paroi et un rétrécissement de leur calibre; iN s'unissent les uns aux autres par du tissu conjonctif scléreux, hyalin entre les faisceaux duquel se trouvent quelques cellules ; le bouqu'-' vasculaire se transforme en une petite masse fibreuse encore enlvttrée de la capsule glomérulaire et imperméable au sang. QuelqueliÛN la capsule étant distendue par Turine ou par une substance «ulloïde, le glomérule tout entier est transformé en un kyste.

Les glomérules sont les premières portions du système vascul.ui rénal qui soient atteintes par la dégénérescence amyloîde.

D'après cet exposé rapide des lésions de la glomérulite et des dégénérescences et atrophies glomérulaires, il est facile de se convain« n de rimportance du rôle des glomérules dans la pathologie renaît Si la transsudation des exsudats, à la suite d'un afflux trop consiil^" rable du sang, s'effectue dans la capsule des glomérules, Turine • onlient de Talbumine et du sang. Si la circulation glomérulaire e^: ^ênée, ralentie ou partiellement arrêtée, le rein tout entier est it suffisamment irrigué par le sang, et l'albumine passe dans l»^ urines en même temps que les cellules s'altèrent. Si la glomémlii' est assez intense pour arrêter plus complètement le passage du san^. il survient, en même temps que de l'albuminurie et une diminuliuD de la sécrétion urinaire, une série de phénomènes causés par la r» tention dans le sang des produits excrémentitiels, l'urémie.

Les lésions des capillaires rénaux ne sont pas faciles à distin^uf^ de celles du tissu conjonctif des cloisons, et, pour les étudier, ^n se contente de l'examen de sections minces du stroma du rein. (-«'^ vaisseaux sont complètement oblitérés, soit par de la fibrine et Ji sang, soit par les produit? de métamorphoses de la fibrine et de U

LÉSIONS UKS CAPiLLAinES uu nciN. 549

alière coloranle du sang, dans les parties qui sonl le siège d'un il;iitlus (voy. fig. 176, 1). Il en résulte une mortiiicalion et iioe .■^'énéresceDce granuleuse des cellules qu'ils étaient destinés à iiirrir.

L-' transport par le sai^ des bacléi'ies pathogèoes et leur arrêt m^ la circulation capillaire du rein amènent des phénomènes vaaliles suivant la nalure des bactéries. Tandis que les bacilles du isrbon, dans l'empoi sonnera en l aigu expérimenlal, se trouvent en uanlité considérable dans les capillaires sans causer de lésions des -'IJules, les bacilles de la tuberculose déterminent des tubercules et iH\ île la pyohémie des abcès. Dans les abcès métaslaliques, on renloire par places, dans l'intérieur des capillaires et des vaisseaux loiiiérulaires, des amas de mîcrococcus. Autour de ces infarctus i{iil1aires, les cellules du parenchyme rénal pâlissent et se mortieat en même temps qu'on observe des cellules migratrices dans '. lissu rénal et un ramollissement consécutif du tissu altéré. Ce itrnter est bientôt infdtré par un liquide puriforme.

bans la néphrite albumineuse arrivée au stade de dégénérescence

it SSO diinèln-t.

;iaisseuse, la paroi des capillaires, de même que les espaces inter- 'ilrillaires du tissu conjonctif, montrent des cellules et des noyaux mîilirès de granulations graisseuses. Eafm leur paroi s'épaissit par 1^ [ormatioQ d'éléments nouveaux dans la néphrite interstitielle, l'ans la leucocythémie, les capillaires sont quelquefois gorgés de

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globules blancs, et la rupture de leur paroi ou la diapédèse seuW. peuvent causer des épanchements de ces éléments dans le tissa <;onjonctif (voy. 6g. 179).

Les lésions des veines du rein sont : la thrombose et la phlêbitr aiguë, qui déterminent, comme cela résulte de plusieurs obsemlions, le passage de l'albumine dans Turine ; la phlébite chroniqn*^. •caractérisée par un épaississement de toutes les tuniques de laveioe. dû à une formation nouvelle d'éléments de tissu conjonctif. 0 phlébites chroniques pouvant arriver à une oblitération complète s'observent dans la néphrite interstitielle très avancée , dans l> pyélonéphrites avec atrophie rénale, et dans les infarctus anci^n^ devenus fibreux.

prises en pArilcvller.

Anémie. — L'anémie est commune dans toutes les maladies chr^iniques cachectiques, et en particulier dans le cancer et dans Li tuberculose arrivés à leur période ultime. Les reins sont al(*r« pâles, de couleur grise, la substance corticale plus encore que 1'^ pyramides, qui restent un peu colorées. Ces reins sont lisses à leur surface, et généralement petits. Lorsqu'il existe un obstacle àTéfnlement de l'urine, lorsque, par exemple, un cancer de la vessie, ou de l'utérus, ou du petit bassin comprime les uretères, envahit leur paroi et rétrécit leur lumière, ils se dilatent au-dessus du rétrécissement. L'urine reflue alors dans le rein, qu'elle distend. Sa capsula* est lisse et le parenchyme rénal est pâle, très anémié et infiltre it liquide urinaire ; les tubes urinifères, surtout ceux de la substance corticale, sont plus gros qu'à l'état normal. Leurs cellules sont normales ou comprimées par le liquide qui distend la lumière de< (^* naux, et alors, au lieu d'être cylindriques, elles s'aplatissent rentre la paroi du tube. Dans les autres formes d'anémie rénale, les cellules ne sont pas altérées.

Congestion. — L'hypérémie rénale s*observe à l'étal aigu d.in< presque toutes les maladies fébriles, fièvres intermittentes, liè^'"'' typhoïde, variole, érysipèle, dans les empoisonnements parla rm-

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