CONGESTION RÉNALE
haride, etc. Il est difficile de la séparer alors de la néphrite diffuse ligué, le plus souvent passagère, qui raccompagne habituellement. \ rélat chronique, la congestion rénale est causée par la gêne pernaoente de la circulation du sang veineux, par les maladies du œur notamment. La congestion chronique amène aussi avec elle les modifications du tissu épithélial et conjonctif et en particulier iD certain degré de néphrite interstitielle. La congestion se trouve itt début et souvent pendant le cours des néphrites subaiguës et rhroniques, en sorte qu'il est difficile d'isoler son étude de celle de ces dernières.
Aiant de faire l'exposé de la congestion et des néphrites observées chez l'homme, il convient de rapporter quelques expériences pratiquées chez les animaux eu vue d'élucider leur mode de prodoclion.
Une première question est celle de savoir quelle voie suit l'urine au moment où elle filtre du sang à travers les cellules et les membranes des vaisseaux et des tubes urinifères.
Pour étudier ce mode de filtration de l'urine, nous avons injecté, dans la jugulaire d'un lapin, de 80 à 150 grammes d'une solution de prussiate jaune de potasse à i pour 100. Ce sel passe immédiatement dans l'urine, ce dont s'assure en y versant quelques gouttes d'une solulion de perchlorure de fer ; on obtient en effet un précipité de bleu de Prusse. L'animal est bientôt sacrifié et on injecte de suite dans l'artère rénale une quantité d'une solution de perchlorure de ferau centième suffisante pour distendre les capillaires du rein. Aus- ^il5l après cette injection on détache avec un rasoir des fragments du rein qui ont pris une couleur bleuâtre et on les fait durcir dans l'acide osmique. Cet acide donne aux parties colorées par le bleu de Prusse une teinte bleuâtre violacée. Sur les coupes de ces reins, on dislingue très facilement les éléments colorés et on peut s'assurer que la coloration n'est pas générale. Ainsi, sur une section trans- ^ei^le d'un tube contourné, sur les six, sept ou huit cellules épilhélialesqui en constituent le revêtement, on verra une, deux, trois ou çiaire cellules teintées ; plus rarement toutes les cellules seront colorées. L'Imprégnation d'une cellule parla matière colorante s'ariôte exactement à sa limite ; tout le protoplasma et le noyau sont unifor- "ïéraenl imbibés par le bleu, qui n'offre aucune granulation.
Cette coloration des cellules ne s'est effectuée que dans quelques- «ns des tubes contournés. On trouve aussi la matière injectée dans
leur lumière. Les cellules des canaux droits ne sont pas encore cote* rées, mais ils contiennent quelquefois dans leur intérieur de ruriDç bleuâtre.
Quelques glomérules présentent un liquide coloré situé entre 1^^ bouquet vasculaii e et la capsule de Bowmann.
Le liquide contenu dans le sang filtre donc à la fois à travers les parois des vaisseaux des glomérules el des capillaires du rein, il teifii les cellules des tubes contournés avant de passer dans la lumière d» tubes, et de là il est expulsé par la série des canaux excréteur».
Effets de la ligature de la veine rénale. — Le plasma sanguio. les globules rouges et les globules blancs s'échappent exacteiDeni par les mêmes voies lorsque la tension du sang est accrue dan> les vaisseaux du rein. On peut s*en convaincra par rexpérience suivante :
Lorsqu'on lie la veine rénale sur un lapin vivant, on voit iinin<'diatement le rein se gonfler, se tendre et rougir. Si Ton enlève Cf rein une ou deux minutes après la ligature et si l'on en fait durcir un morceau dans l'acide osmique, on verra, sur les coupes de la substance corticale, que tous les capillaires sont gorgés de san;. Dans la capsule des glomérules, il existe souvent un liquide coagula par l'acide osmique, contenant des globules rouges et situé entre le bouquet vasculaire et la capsule. La lumière d'un certain nombre de> tubes contournés contient le même liquide et les mêmes globules.
Le plasma sanguin et les globules rouges cheminent mël<^i l'urine dans la lumière des canaux urinifëres, et il en résulte des coagulations en forme de cylindres.
Si, au lieu de sacrifier l'animal et d'enlever le reinaprès la ligature de la veine, on recoud la plaie afin d'examiner le rein douie oo quinze jours après la ligature, on trouve alors un grand nombre de cylindres hyalins dans les tubes. Il s'est produit en outre une mortification partielle des cellules des tubuli, qui présentent de oom* breuses granulations gi*aisseuses. Cet état anatomique du rein n^est pas sans analogie avec ce qu'on trouve dans la maladie de Brigfat chronique. Dans cette expérience on a déterminé d'abord une coqgestion avec stase du sang; la circulation s'est ensuite rétablie pltt> ou moins complètement par les vaisseaux capsulaires.
Albuminurie cantharidibmne. — Nous venons de voir ce qti«* produit la congestion expérimentale du rein la plus brutale; les ei-