EMPOISONNEMENT AIGU PAR LA GANTHARIDINE
)érieDces qui suivent serrent de plus près la question et nous perneitent de réaliser les conditions de la congestion et de lalbumilurie dues à la néphrite passagère.
Loi*squ'on empoisonne un animal avec de la cantharidine ou de la )Oudre de cantharides, on détermine une néphrite avec albuminurie lont rintensité et la durée varient avec la dose du poison et avec la :oDlinuité de son action. Nous appellerons empoisonnement aigu relui qui résulte de Tadministration d'une seule dose du poison, et empoisonnement subaigu celui qui succède à l'absorption de doses répétées.
Empoisonnement aigu par la cantharidine, — Si l'on injecte, H)us la peau d'un lapin, une solution de cantharidine (1) contenant de O'^OOô à 0^%0i de la substance toxique, on détermine le passage de l'albumine dans les urines une demi-heure environ après l'injection.
A ce moment, la substance corticale du rein est déjà très maniPeslemenl altérée. A l'œil nu, elle parait congestionnée et tuméGée. A Texamen microscopique, fait sur des coupes après le durcissement dans Tacide osmique, un certain nombre des glomérules présente nn épanchement de liquide et de cellules lymphatiques entre le bouquet vasculaire et la capsule de fiowmann. Les cellules des tubes conlournés qui font suite aux glomérules et celles des branches monlaotes des tubes de Henle, sont comme noyées dans un liquide cooleaant de fines granulations.
Quarante minutes ou une heure après l'injection, les lésions de la substance corticale sont portées au plus bout degré.*
Étudions-les en détail, car nous les retrouverons dans les néphrites aiguës des fièvres et quelquefois dans les néphrites chroniques.
Les glomérules examinés avec un grossissement de 100 à 200 diamètres, présentent une zone granuleuse plus ou moins large, située entre le bouquet vasculaire et la capsule. Cette zone existe partout, excepté au niveau du hile du glomérule, parce qu'il n'y a pas là d'espace libre entre îa capsule et les vaisseaux afférents.
it^Noui nous servons pour cola cTune solution concentrée de cantharidine dans de IHber acétique. Le degré de solubilité est en rapport avec la température. A la teni* p raluri' de 15 à 18 degrés, il suffit d'une injection de 4 centimètres cubes de la soluii"0 pour déterminer des accidents qui se terminent roéfflc quelquefois en deux ou trois korw par la mort de ranimai.
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Dans Celte zone, on voit de nombreuses granulations et une assa grande quantité de cellules rondes qui ne sont autres que des ccllule>
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lymphatiques dont le noyau volumineux, tuméfié, se colore nettement par le carmin.
Ces cellules lymphatiques sont tuméfiées parce qu'elles baigoeH dans un liquide et elles présentent le même aspect que lorsqu'elle: se sont gonnées dans l'eau.
Elles sont beaucoup plus volumineuses que celles qui sont encore situées dans les capillaires du glomérule. Il ne parait pas douleui qu'elles résultent d'une diapédèse et qu'elles proviennent du uif contenu dans les vaisseaux du glomérule. Les cellules plates de li capsule n'ont aucune pari, au début du processus, à la TomialiiM des cellules rondes qu'on constate déjà, ainsi que nous le répétons, une demi-heure après l'injection sous-cutanée de cantharidjne.
Mais dans d'autres glomérulcs, surtout une heure et demie oa deux heures après le début de l'empoisonnement, les cellules pUi^ de la capsule sont tuméfiées et beaucoup d'entre elles s'en déufhcnt, deviennent spliériques et tombent dans la cavité du gloimirule. La paroi en est quelquefois complètement dépouillée. Souveal
EMPOISONNEMENT AlfilT PAH LA CANTHARIDINE. 555
)ii aperçoit une de ces cellules pariétales qui piiâsente deux noyaux.
En même temps, la lumière des tubes cootournés est disteodue et tontienl un liquide rempli de Tmes granulations. On y rencontre lussi quelques globules rouges et des cellules lymphatiques qui riennent en grande partie, sinon exclusivement, de la cavité des itomérules.
Pendant une heure et même une heure et demie à partir du début d« l'empoisonnement, la substance corticale, ou pour mieux dire les ^lomérules et les tubes contournés, sont seuls altérés. Les voies d'excrétion de l'urine, les anses grêles de Henle, les tubes droits et les lubes collecteurs sont intacts. Contrairement à une opinion assez répandue, la néphrite cantharidienne, comme toutes les néphrites passagères des fièvres, commence par le labyrinthe, et c'est là qu'elle présente les phénomènes les plus importants.
Comme on vient de le voir, les lésions en sont très manifestes, et leur explication immédiate est facile à donner. Elle se résume iiDsi : congestion inlense portant surtout sur les glomérules, tension exagérée du sang dans les vaisseaux, passage A travers leurs parois des parties liquides du sérum entraînant avec lui des granulations, quelques globules rouges et des globules blancs qui s'ac- (umulent en grand nombre dans la cavité glomérulaire. Cet exsudai <hmine ensuite à travers le système des tubuli.
Une heure, une heure el demie après le début de l'intoxication, l'cpithélium des tubes droits commence à montrer des modifications (rés remarquables, qui s'accomplissent très rapidement.
Comme chez l'homme, les tubes droits du lapin possèdent un épithélium cubique qui se rapproche de la forme cylindrique à mesure
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qu'on avance vers l'extrémité de ta pyramide, el l'épithélium des tubes collecteurs formés par la réunion des tubes droits offre la
forme cylindrique la plus accusée. Ces cellules cylindriques sonl disposées ea une simple couche, et elles laissent au milieu des tubes une large lumière libre.
Au lieu de présenter cette disposition si régulière, les cellules cylindriques des tubes collecteurs, examinées deux heures après le début de l'empoisonnemenl, sont devenues polyédriques et elles se sont aplaties par compression réciproque. Elles se sonl en outre multipliées au point de remplir toute la cavité des tubes.
Si l'on étudie à un grossissement del00àl50 diamètres une coupe transversale de l'extrémité des canes, on voit que tous les grands tubes collecteurs sont distendus et remplis de cellules polyédriques. A un fort grossissement 050 diamètres), ces cellules présentent de nombreuses facettes qui correspondent aux cellules voisines. Leur protoplasma granuleux contient quelquefois des globules rouges. Des globules rouges se montrent assez souvent entre elles. Leur noyau, plus ou moins régulier, est discoïde ou sphéroïde, tandis
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que le noyau des cellules normales est ovoïde. Ces cellules sodi partout adhérentes à la paroi du tube et entre elles, excepté au centre du tube qu'elles remplissent. Elles soot faabitueUemeol