EMPOISONNEMENT LENT PAR LA GANTHARIDINE
ibres au centre du tube ; quelques-unes d'entre elles possèdent deux fioyaux.
Dans les tubes droits et dans les tubes collecteurs, on peut voir, le ong de la paroi et appliquées contre elle, des cellules qui ont la orme d'un coin, qui sont situées entre les cellules pavimenteuses, [ui s'aplatissent par leur base contre la paroi et qui s'insinuent *nlre deux cellules parleur extrémité (c, fig. 189). Elles possèdent un petit noyau rond et elles se colorent fortement par le carmin. Leur extrémité pénètre entre deux cellules pavimenteuses beaucoup plus [rrandes qu'elles. Lorsqu'on réussit à isoler ces petites cellules après r]u*elles ont été fixées dans l'acide osmique, on voit qu'elles pré- >eDtent des facettes concaves ou planes et des crêtes d'empreinte. Les facettes se moulent sur les cellules voisines, et les crêtes sont la preuve de l'aplatissement de leur protoplasma par les cellules plus Nolumineuses qui les compriment (voy. les cellules a, &,B, fig. 182). Ces petites cellules en forme de coin ou d'étoile, qui s'intercalent pnlre les cosses cellules polyédriques des tubes collecteurs enflammés, nous semblent proveniraussi d'une diapédèse des globules blancs du sang. Elles sont en effet le plus souvent accolées contre la paroi des tubes en dehors de laquelle on observe des globules blancs dilués dans le tissu conjonctif.
La multiplication des cellules et leur changement de forme qui, de f^vlindrique devient irrégulièrement polyédrique, s'efiectuent d'après le procédé habituel. Le protoplasma des cellules se gonfle, devient granuleux ; la cellule tuméfiée envoie des bourgeons qui débordent <lans la lumière du tube ; les noyaux se divisent en restant sphériques ou lenticulaires ; le protoplasma se divise et les cellules se multiplient. En même temps il se fait une diapédèse de cellules lymphatiques. En résumé, la cantharidine détermine d'abord dans le i^in, presque aussitôt après son introduction sous la peau, la sortie <les globules blancs et des globules rouges des vaisseaux glomérulaires, puis une inflammation catarrhale très intense des tubes droits et collecteurs. Il s'agit donc là d'une néphrite diffuse aiguë.
Empoisonnement lent par la cantharidine. — Lorsqu'au lieu <l'agir sur le rein par une quantité de cantharidine rapidement morille, on emploie des doses moindres répétées tous les deux ou trois jours pendant un mois chez un chien (1), on détermine, à
[^)Oinï\,Reekereheê histologiqueê sur Vaclion toxique de la canlharidine {Journal ^ tmtomie de Robin, 18SU, p. 564).
chaque ÏDJeciion du poison, une congestioQ rénale avec passage de globules rouges, d'albumiae et de cylindres hyalins dans les urines. Si l'on sacriGe au bout d'un mois l'animal ainsi empoisonné, on trouve dans le rein toutes les lésions de la néphrite diffuse subaiguë telle qu'on l'observe dans l'espèce humaine.
Dans la substance corticale, les glomérules présentent, entre la capsule et le bouquet vasculaire, un exsudât réticulé contenant quelques globules rouges et de rares globules blancs. Les cellules en-
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dothéliales de la capsule sont tuméfiées et les anses gtoméniiaiFes adhèrent souvent les unes aux autres. Sur les préparatioos obtenues après l'action de l'acide osmique, on voit que les tubes contournés, très dilatés, contiennent, dans leur lumière agrandie, quelques glo-