HËPHRITES DIFFUSES AIGUËS 00 PASSAGÈRES
est coDSlitué par une masse protoplasmique grenue, parsemée tie noyauï. En même leraps, il y a des lésions du côté du glomériile ; les vaisseaux soat remplis de sang; il existe quelquefois un épanchemeni
Fie. IBT. — OlluJei (rini
m d> KO dlimèlrei. -
de sang ou un exsudât contenanl des globules blancs dans la capsule lie Bowmann. Ainsi dans la néphrite de la variole examinée pendant le> premiers jours de l'éruption, les lésions portent sur les tubes et les gloméniles, mais il n'y a pas de dégénérescence granulo-graisseuse ; celle-ci ne s'observe que si la néphrite a une durée plus longue.
Celle Gondilion est obtenue dans k ^évre iypAoïrfc où révolution ••^l plus lente et lorsque l'on a l'occasion de faire l'autopsie un mois, un mois et demi après le début de la maladie, que l'albuminurie ait persisté, ce qui est rare, ou qu'elle ait disparu. On trouve alors, dans quelques groupes de tubes contournés, des cellules épithéliales ixiatenant de fines gi-anulalions graisseuses. La lésion rénale se traduit, à l'œil nu, par des caractères qui sont précisément en rapport avec la longue durée de la dothiénentérie et l'épuisemeut des malades. La capsule du rein se détache aisément; sa surface est lisse et |iâle. L'organe est volumineux, mou et fiasque. Sur une surface de section, la substance corticale épaissie est grise, ou blanchâtre avec des stries blanc jaunâtre et légèremenl opaques. L'opacité et la dé- 'oloration grise ou gris jaunâtre de la substance corticale répondent ■1 la d^énérescence granulo-graisseuse des cellules d'un nombre [dus ou moins considérable de tubes urinifères.
Pour ce qui est des autres lésions constatées à l'examen micro-
scopique, telles que l'état granuleux, \ésiculeux des cellules des ivlbtcontournés, les exsudais qui rempli*<sent çà et là leur calibre, les c;-
PlS. 188, - Niphrit
lindres hyalins et épithéliaux, les exsudais contenus dans lestavil>^> des glomérules, elles sont les njâmes que dans la néphrite causée fn la variole.
Bouchard a trouvé constamment des bactéries hacillaires daas ki | urines des malades atteints de flëvre typhoïde pendant la durée dt l'albuminurie (1). '
Néphnte diphthérttique. — Elle présente des lésions plusacceotuées et plus constantes que les précédentes ; l'albuminurie y ei( du l'esté habituellement plus intense. Nous avons étudié un cemic nombre de reius de sujets diphlhéritiques provenant des serriez J^ Uergeron et de Cadet de Gassicourt. L'état du rein examiné àl'ti' nu est variable. Bi'ault (2), sur cinq autopsies, a trouvé deux fois une congestion plus ou moins grande; dans les autres il n'y avait ri'f
(1} TranMciions du Congrét médical internalionel do Londrei, vol. I. p. Ht {ii N'atc sur les Irisions du rein d^ns l'albumioum diphlérilique {Jounul 4e '•*'' tomie lie Ch. Robin, 1881).
NÉPHRITE DIPHTHËRITIQUE. 577
l'appréciable. Fûrbringer (1), de même que E.Wagner, ool trouvé le •m pâle ou normal en apparence. Quelquefois il est un peu grisâtre >l opaque dans la substance corticale. Il est réellement curieux de ■oir ime quantité souvent assez grande d'albumine excrétée par des eins qui ne paraissent nullement malades à l'œil nu. Hais l'examen ]J!lol(^ique révèle des lésions tout à fait caractéristiques et prolondcs. Celles-ci siègent principalement dans les glomérules et les lubes contournés. Sur des coupes, on voit, entre te bouquet glomérnUire et la capsule de fiowmann, un cerlain nombre de cellules lymphatiques, un eisudat sous forme de boules colloïdes ou de retirriljm (m, fig. 189), et quelquefois des globules rouges épanchés en
^ 300 diiinèlr«i. ^ Citapt fiili
^■.■■eï grande quantité ; l'épilhélium de la capsule glomérulaire se luDiéfie, prolifère et tombe. La plupart des canaux sont dilatés. Les "■Unies des tubes contournés deviennent opaques et granuleuses; nies sont quelquefois hypertrophiées au point d'en oblitérer la lumière. Elles forment à leur extrémité libre des boules claires, qui se
"1 Ziir Klinit und pathologiichen Anatomie rifr HiphlIierUiichen Htphritii { Virdtom't
Wif-LLIHI, p. 385, iHaai.
détachent et tombent dans la lumière du tube ; les bords libres (le> cellules' atrophiées limitent un passage irrégulièrement étoile, comblé par un exsudât grisâtre, homogène, contenant des boule^ claires (fig. 188). On voit dans la lumière de certains tubes contournés, un reticulum formé de travées plus ou moins épaisses, hoino* gènes, de consistance colloïde qui séparent des gouttelettes colloïdes, des globules rouges et des globules blancs. Les cellules épithélialr> s'atrophient, s'aplatissent contre la paroi du tube, mais restent ^d place ; il n'y a que la portion superficielle des cellules qui s'échappa, de telle sorte que le mot de néphrite desquamative, employé p,ir Johnson et par quelques auteurs après lui, est le plus souveo* inexact. Les cellules des tubes droits montrent habituellement dla prolifération. Il se produit aussi une diapédèse de globules blanc^ qui s'infiltrent entre elles en prenant la forme d'un coin et tinal^ment deviennent libres dans la lumière des tubes.
Dans la néphrite diphthéritique, on observe, dans le sédimeni urinaire, de nombreux cylindres hyalins, des cylindres colloïdes rtfringents et des globules du sang.
La néphrite diphthéritique, comme toutes les néphrites des maladies infectieuses, a donné lieu à une discussion, à savoir si les microbes qui causent ces maladies, passaient à travers le rein et manifestaient leur présence dans les cellules ou dans les urines. Ort«*l .avancé qu'on trouve presque toujours des microbes dans les capsul»** de Malpighi et dans les canaux urinifères. Eberth en a renconln* v\ centre des cellules. Gaucher et Lilten les ont vus dans le sang d»** malades et dans les urines ; au contraire Hiller et Fùrbringer n'y ont rien trouvé de caractéristique. La question reste évidemment encon à l'étude.
Tel est l'état du rein dans la diphthérie. Si la maladie se prolonge. et si le malade succombe au bout de dix, quinze ou vingt jours, on pourra exceptionnellement trouver une dégénérescence granulegraisseuse partielle des cellules épilhéliales et même une lésion !»'• gère du tissu conjonctif, une néphrite interstitielle faible.
Néphrite scarlalineuse . — La néphrite qui s'observe dans la scarlatine, à la fin de la seconde semaine, ou dans la troisième, ou même un mois après le début de la maladie, est la plus intense de toute^lt»néphrites albumineuses passagères. Elle devient quelquefois chronique, dure des mois, une année, et même davantage. Dans ces conditions, elle peut encore se terminer par la guérison. Elle se di>-
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lingue des autres néphrites des fièvres en ce qu'elle s'accompagne souvent d'œdème plus ou moins généralisé, d'urémie, d'inflammation fibrineuse ou purulente des grandes séreuses, de telle façon ^ue les malades succombent quelquefois à cet ensemble d'accidents 'graves. Elle varie, du reste, suivant les épidémies.
Enfin la néphrite scarlatineuse passe parfois à l'état de néphrite permanente, incurable. Nous trouverons donc dans cette forme des états du rein très variés , et tous les intermédiaires entre les néphrites passagères et les néphrites permanentes.
Aussi, en étudiant les reins dans la scarlatine, aurons-nous l'occasion de passer en revue la majorité des lésions de la néphrite subaiguê parenchymateuse ou diffuse.
L'examen microscopique des reins dans la période aiguë de la néphrite scarlatineuse a donné lieu à des résultats contradictoires.
E. Wagner a décrit, en 1867 (Archiv. der Heilkunde^ t. VIII, p. ^6j),des reins de scarlatineux hypertrophiés, blanchâtres ou marbrés de plaques blanches, el dans lesquels il a trouvé une infiltration de cellules rondes dans les glomérules et dans le tissu conjonclif périglomérulaire et intertubulaire. Ces cellules rondes étaient plus ou moins semblables aux globules blancs. lia donné à cette lésion le nom de néphrite aiguë lymphomateuse. Dans trois cas de ce genre observés par lui, les malades étaient morts rapidement, d'eux d'entre eux avec des phénomènes urémiques. Telles ont été aussi plusieurs observations de J. Coats, de Klebs, de Kelsch et de Charcot. Dans ces faits, il existait une infiltration par places du tissu conjonctif rénal périglomérulaire et intertubulaire par des cellules rondes. Les glomérules de Malpighi paraissaient absolument couverts et remplis de cellules rondes, de telle sorte qu'ils étaient transformés en une masse de tissu embryonnaire.
Ces lésions sont toujours extrêmement graves ; elles déterminent nn arrêt de la sécrétion de l'urine avec toutes ses conséquences et amènent l'accumulation dans le sang des matériaux excrémentitiels que le filtre urinaire laisse passer à l'état normal. D'où les phénomènes d'urémie. Kelsh et Charcot ont regardé le rein de ces scarlatineux comme étant un type de néphrite interstitielle aiguë.
Mais encore est-il nécessaire de se rendre bien compte du siège ^îacl des cellules rondes dans les glomérules de Malpighi, à savoir >i elles se trouvent dans l'espace vide qui existe entre le bouquet vasculaire et la capsule, si elles adhèrent à la surface des anses vascu-
laires ou si elles proviennent d'une prolifération des cellules épith^ lialcs de la capsule de Bowmann.
Si l'on examine avec soin les lésions glomérulaires de la scarlatût. on voit que les cellules migratrices ne se trouvent que très raremet entre les anses vasculaires, dans ce que les auteurs consid'VeBi comme le tissu conjonctif du glomérule, mais qu'elles se rencoDlreni d'habitude entre le bouquet glomôrulaire et la capsule de Bowiudr Nous croyons que, dans les observations citées ci-dessus, il s'est i^ surtout d'une diapédèsR de globules blancs qui se sont accumulés liio.la cavité gloniérulaire, entre le bouquet vasculuire et la capsule, rc même temps que les cellules endoLhélialesde la capsule étaient tumc nées et desquamées; les cellules plates qui révèlent 1.1 surface libr des anses capillaires entraient peut-être aussi pour leur part daocctte inflammation.
La glomérulite ne constitue du reste, dans la néphrite scarlati- 1 neuse, qu'une partie des altérations rénales. Cela résulte des obï^rvalions publiées depuis plusieurs années ; Litten en a cité dans IfSquelles le tissu conjonctif était normal, et l'épilhélium des caoaui était seul atteint de dégénérescence granuto-gi'aisseuse ; E. Wagner 1 1