‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 147 sur 239 · LÉSIONS DES TDBES DANS LA NÉPHRITE DIFFUSE SEBAIGUB · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES TDBES DANS LA NÉPHRITE DIFFUSE SEBAIGUB

is lésions que nous avons déjà étudiées à plusieurs reprises : exsuiiu, cylindres, etc., et sur lesquelles nous ne revenons pas ici. Une .Itération cellulaire intéressante consiste dans l'état vésiculeux que 'un de oous a décrit (\). Les cellules présentent dans leur intérieur les vacuoles qui se trouvent du côlé de la lumière des tubes. Lorsque escellulessont vues en place, elles présentent des ventres saillants vésiculeux du côté de la lumière du tube {h, h, fig. 196). Leur proto- [ilasma forme une bordure autour de la paroi du tube et on y voit leurs Qoyaux ovoïdes, dirigés parallèlement à la surface de la membrane propre du tube. La lumière très élargie des tubes contient des boules claires et des boules granuleuses colorées par l'acide osmique. Les cellules isolées fi (tig. 196) présentent une ou plusieurs vésicules transparentes (, t, claires, entourées d'une couche protoplasmatique possédant un noyau ovoïde.

La Ggure 197 montre une section transversale complète d'un lube

«utouiné altéré de la même façon ; on y voit en b, b' des vacuoles cellulaires dont l'une est ouverte. Les cellules présentent des ooyaux, en n. La lumière dilatée du tube contient des boules colloïdes <i et des globules rouges^. Les vaisseaux capillaires v.v'qui ootourent les tubes sont volumineux et remplis de sang. Dans certains tubes contournés, tes divers exsudats sécrétés parles

cellules, les globules rouges et probablement aussi des substance^ venues du sang forment une masse colloïde qui présente à sa périphérie des festons moulés sur les cellules cpithéliales et des boub claires dans son intérieur.

Cette substance colloïde pénètre dans les tubes étroits des an^:^ de Henle, où elle s'étire comme à la filière, pour constituer les cyliodres hyalins.

Les cellules épithéliales des tubes droits sont à peine modifiée> . on trouve cependant dans leur lumière des exsudats qui constilueni les cylindres hyalins des sédiments urinaires. Ils se présentent, quand on examine les sédiments après Faction de racide osmiqut. sous la forme de cylindres colorés en brun, quelquefois enrouiô en tire-bouchon et d'un diamètre inégal dans les différents poinu. présentant parfois des fentes vitreuses, des fêlures transversales ; b forme en tire-bouchon résulte sans doute de ce que les cyIiDdre>. étirés dans les tubes de Henle, se sont enroulés en arrivant dans i*> tubes d'un volume plus considérable.

Dans les dépôts urinaires, on trouve, à côté des cylindres hyaliib. quand il y a une congestion intense et une hémorrhagie dans Y'uitérieur des tubes , des cylindres fibrineux caractérisés par de i.t fibrine fibrillaire qui se gonfle sous l'influence de l'acide acétique, et qui contient dans son intérieur des globules rouges et blancs. Uo trouve aussi parfois des cylindres composés d'une masse greou>' contenant des molécules graisseuses.

On doit se demander quelle relation existe entre la dégénérescenu* graisseuse des cellules et les altérations des glomérules que nou.^ venons de décrire. II est très probable que la dégénérescence graisseuse est consécutive aux modifications de la circulation, à ranémir qui résulte de l'inflammation chronique et du rétrécissement de llumière des vaisseaux afférents et des anses des glomérules. Mai> cependant il arrive souvent que les cellules épithéliales des tubuli ne présentent pas de dégénérescence graisseuse, alors que les friomérules sont atteints d'une inflammation très intense.

Dans la forme subaiguë de la néphrite diffuse que nous avons eo vue maintenant, la dégénérescence granulo-graisseuse des cellule^ épithéliales du rein fait généralement défaut; elle ne commeoceâ apparaître que lorsque la maladie dure plus longtemps, et encor» est-elle peu marquée, et le plus souvent partielle. La meilleure méthode pour déceler la dégénérescence gi'anulo-graisseuse consister

Page 1