NÉPHRITES LIÉES A LA PRÉSENCE DES BACTÉRIES DANS LE REIN
Les bactéries pathogènes déterminent vraisemblablement, par leur passage dans le rein, les néphrites diffuses aiguës observées
dans les maladies infectieuses (fièvres éruptives, érysipèle, pneu monie, diphthérie, fièvre typhoïde, etc.). Nous avons déjà décrit ce néphrites et nous ajouterons seulement que, d'une façon générale,! bactéries propres à ces différentes maladies infectieuses arrivent avec le sang et passent en plus ou moins grande quantité dans lr> tubes urinifères et de là dans les urines (Bouchard, Kannenbergi. Mais les bacléries peuvent suivre uu chemin inverse, et pénélrn dans Turetère et le bassinet, en remontant de la vessie atteintde cystite purulente, à la suite de calculs, par exemple (Klek» A celte catégorie de faits se rattachent aussi les pyélo-néphrites «^n rapport avec la compression des uretères par des tumeurs. Les abci> métastatiques dus à Tinfection purulente et à la suppuration diffuie du rein constituent une autre série de lésions dans lesquelles les microbes de la pyohémie, circulant dans le sang, déterminent des coagulations de ce liquide, des thromboses ou des embolies capillaiR> avec oblitération des vaisseaux.
La pathogénie de ces diverses affections rénales observées chez rhomme est encore entourée d'une certaine obscurité, surtout panv que l'examen microscopique est fait vingt-quatre ou lrente-si\ heures après la mort, à un moment ou les bactéries de la putréfaction ont eu le temps de se développer. 11 est nécessaire, pour comprendre cette pathogénie, de relater un certain nombre des exptriences sur lesquelles elle repose.
Tout d'abord on peut considérer comme constant que l'urine d^*^ animaux et de Thomme bien portants ne contient point de bactérif> (Pasteur),
V Certaines formes de biicléries circulent dans le sang du reiff <ans produire de coagulations fibrineuses ni de lésions manifesU< du parenchyme rénal.
Dans le charbon expérimental aigu, tel qu'on le détermine [U! l'injection dans le tissu cellulaire du cobaye d'une goutte de liquid^ de culture du charbon virulent, l'animal meurt au bout de vin^n* quatre heures. Le sang de tous les organes, du rein nolamroeol, e>' rempli de bacléridies charbonneuses sans qu'il y ait d'oblitéraUVn des vaisseaux. Cependant les cellules rénales sont absolument normales. Par l'examen direct de Turine au microscope, oo ne trouve un certain nombre, de bactéries que si ce liquide conlien: un peu de sang. Cependant la culture de l'urine, même lorsquVIl* renferme trop peu de bacléries pour qu'on les découvi-e facilement