KYSTES DES REINS
reconnaissable. Le bassinet et les calices soat eu'x-inèitiâfi envahis pr propagation. Le tissu du rein» conservé à côté dès ilôts caiicc-: reux, est parfois le siège d'un épaississement ûbreùx et d'une, néphrite interstitielle atrophique » lorsqu'il est comprimé par les tumeurs, de telle sorte que les glomérules y subissent la même iransfoimation ûbreuse atrophique que dans la néphrite interstitielle. D'autres fois» les cellules épithéliales des tubes urinifères sont en dégénérescence graisseuse, et les vaisseaux sanguins sont rem* plis de sang. L'hématurie, symptôme ordinaire de ces tumeurs, provient de cette congestion extrême de la substance rénale, tout aussi bien que des néoformations carcinomateuses de la surface du bassinet et des calices. Dans les points où la tumeur envahit le tissu rénal par propagation, Waldeyer a isolé des cylindres de cellules épithéliales provenant de canalicules urinifères et grandissant par bourgeonnement. Déjà depuis longtemps Robin avait indiqué le mode de développement de l'épithélioma par une formation nouvelle de l'épithélium rénal; mais, à cette époque, il confondait sous la même dénomination d'épithélioma du rein, non seulement les carcinomes, mais aussi d'autres lésions du rein, et en particulier la maladie de Bright. Après le mémoire de Waldeyer, d'autres observations publiées par Neumann, etc., ont confirmé le mode de développement et d'extension de la tumeur par le boui^geonnement des cellules épithéliales des canalicules urinifères. Ce que nous connaissons du développement des tumeurs dans les glandes, ce que nous venons d'exposer à propos du sarcome rénal nous porte à croire, en eiïet, que les cellules épithéliales participent, aussi bien que le tissu eonjonctif, au développement et à l'extension du carcinome.
La structure de la tumeur ne diffère pas de celle des carcinomes Jes autres organes; toutefois l'encéphaloïde du rein présente assez souvent une grande quantité de vaisseaux capillaires énormément dilatés et se rattache alors au carcinome hématode. On y voit, par exemple, de petites cavités ayant de 2 à 5 millimètres jusqu'à 1 centimètre de diamètre, de la paroi desquelles bourgeonnent des nnses de vaisseaux ectasiés.
La veine rénale est quelquefois le siège d'infarctus cancéreux qui se propagent plus ou moins haut, jusque dans la veine cave inférieure parexemple.
Kystes. — Les kystes du rein sont très fréquents, et leurs variétés lrè§' nombreuses. Nous avons déjà parlé (p. 610) dt»s petits
kystes colloïdes si nombreux dans la substance corticale des reiiatteints de Déphrite interstitielle avancée. Des kystes de mèœc nature, succédant i la distension et au remplissage de la capsalt des glomérules par la même matièi'e colloïde peuvent aussi se rencontrer dans les mêmes circonstances mais ils sont beaucoup plv rares que les piécédents II peut y avoir aussi des kystes coouliant deja fibrine coagulée et lamellaire k 1 mténeur des capsolei glomérulairea dans les reins Fortement congestionnes, cMisécDlivtment h un épanchement sanguin dans la cavité des glomérnlei- Dans la maladie de Brighl des kystes peuvent aussi naître ilc b
dilatation des tubes dans la substance médullaire. Nous avons indiqué suflisamraeni les caractères histologiques des kystes dans U maladie de Bright, qu'ils soient dus au remplissage de la cantèdn j glomérule ou â des formations de substance colloïde dans les lube>, , pour n'avoir plus à y revenir. Nous avons donné aussi la slnicture de certains kystes assez gros, à parois épaisses et dures, coutenant une bouillie calcaire, et dont la paroi est composée de lamelW aplaties de tissu conjonctit, séparées par des cellules plaies. H nous reste seulement à parler des kystes iongénitaux et des kfsie» séreux.
Les kystes congénitaux, dont le nombre est parfois tel que le rein
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«est farci, et que leur volume et celui de Vorgane tout entier opposent un obstacle à raccouchement, renferment un liquide clair qui n'est autre que de Turine, dont le cours était obstrué pendant la vie fœtale par un obstacle situé le long des voies d'excrétion. Ces kystes >nt pour point de départ les glomérules, dont la membrane est très iilatée, pendant que le bouquet glomérulaire est atrophié et refoulé )n un point de la surface du kyste.
Les kystes séreux, très communs dans la néphrite interstitielle, surtout dans les reins atrophiés par suite de la sénilité, contiennent un liquide clair, et sont tantôt nombreux, petits, du volume d'une lentille, tantôt moins nombreux et plus gros, comme une fève ou une noisette. Il est plus difficile que pour les précédents de spécifier leur mode d'origine et de développement ; ils peuvent en effet être entourés d'un tissu rénal absolument normal, et on n'y retrouve pas de vestiges du bouquet glomérulaire atrophié, comme cela a lieu dans les kystes congénitaux; ils sont tapissés d'une couche ti'êpilhélium plat.
Il faudrait bien se garder de prendre pour des kystes du rein les calices dilatés qui pénètrent entre les pyramides, comme cela a lieu quelquefois.
Angiomes. — Il existe dans le rein de petites tumeurs constituées par un tissu érectile avec des cavités pleines de sang qui ne sont autres que des capillaires dilatés. Ces angiomes sont analogues à ceux du foie, mais ils n'acquièrent pas un volume aussi considérable; ils sont, du reste, sans importance au point de vue pathologique.
Parasites. — Les parasites les plus importants à considérer en Europe sont les échinocoques, qui sont toutefois assez rares dans les reins, beaucoup plus rares que dans le foie et même que dans le poumon. Les kystes hydatiques qui siègent alors dans le rein sont absolument semblables, par l'ensemble et par les détails de leur sliiiclure, à ceux que nous avons décrits dans le foie. Ils s'ouvrent quelquefois dans le bassinet.
Il existe des exemples très rares de cysticerques et de strongles, ces derniers vivant dans le bassinet.
En Afrique, il est une variété de parasite rénal très commune : c^est le distôme qui vit à l'état d'œufs dans les voies d'excrétion de
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rurine, dans- hr veine rénale, et aussi dans les veines aiOuenles de la veine porte. Griesinger Ta trouvé dans le tiers des autopsifs qa!il a fai.te3 en ^Egypte, II détermine dans le rein une pyélonéphrite/ et, suiyant toute probabilité, Thématurie endémique ck ce pays, ....
: La fijaire du çang (fildria sanguinis hominis) a été trouvée dans
Turine des individus atteints d'hématochylurie.
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